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		<title>Caverne des 1001 nuits - Nouvelles pages [fr]</title>
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		<updated>2026-04-20T05:16:10Z</updated>
		<subtitle>Un article de Caverne des 1001 nuits.</subtitle>
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		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=La_France_en_perdition</id>
		<title>La France en perdition</title>
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				<updated>2013-12-31T14:16:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: /* Une corruption mentale intégrant les grandes entreprises françaises */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Durant de nombreuses années, nous avons, sur ce site, décrit les névroses collectives qui habitaient la France, névroses liées à des idéologies persistantes et à un dénigrement structurel du pays par les élites françaises elles-mêmes. Si ces élites ne peuvent plus cacher la tourmente économique (et ses raisons sur lesquelles nous ne reviendrons pas dans cet article), d'autres dimensions du &amp;quot;problème français&amp;quot; s'avèrent particulièrement inquiétantes : la politique, la culture, les médias, la cohésion sociale sont en crise. Quand on a détruit toutes les valeurs, il semble normal de faire n'importe quoi et de se servir le premier sans aucune moralité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias occupent une place à part dans le dispositif mental totalitaire mis en place par nos élites intellectuelles et nous allons démontrer, dans cet article, que ces derniers sont devenus un ''nouveau pouvoir judiciaire'' anticonstitutionnel, doté de tous les éléments qui constituent la justice actuellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des élites dans le culte des valeurs nuisibles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le quarté gagnant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut le dire, depuis maintenant plus de trente ans, et nous en avons longuement parlé sur ce site, les élites (intellectuelles, culturelles, politiques et médiatiques) se sont acharnées à changer le sens des mots, à faire glisser la sémantique et à lutter pour que des champs entiers de l'investigation intellectuelle deviennent &amp;quot;interdits par la loi ou interdits dans les esprits sans être interdits par la loi&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons, dans cet article, revenir à une sémantique plus rude, plus vraie et appeler un chat un chat. Il faut le dire, depuis trois décades, nos élites sont habitées par :&lt;br /&gt;
* le ''mensonge'' structurel,&lt;br /&gt;
* la détestation de la France,&lt;br /&gt;
* l'incompétence et le manque de courage,&lt;br /&gt;
* le déni public allié à une brutalité extrême mais cachée (puisque relayée par aucun média).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ''mensonge'' est la première dimension du problème français. La langue française permet l'emploi facile des périphrases, des circonlocutions, des minimisations et déformations de toutes sortes. Au fur et à mesure des années, les menteurs en chef ont même labellisé cette technique de mensonge par les mots : &amp;quot;les éléments de langage&amp;quot;. Autrefois, nos élites auraient dit &amp;quot;la propagande&amp;quot; ayant à cœur, au moins d'assumer pour eux-mêmes qu'ils mentaient délibérément à ceux qui les écoutaient. Aujourd'hui, les élites voudraient nous faire croire qu'elles croient les mensonges qu'elles profèrent. Ainsi, des &amp;quot;éléments de langage&amp;quot; sont trouvés systématiquement pour habiller la réalité qui dérange et pour, en bref, mentir et cacher.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Incompétence et détestation de la France ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mensonge est lié à la détestation de la France et à la détestation du peuple français, quelques soient ses composantes. Nos élites restent dans leur tour d'ivoire et détestent ceux qui ne font pas partie de l'élite, qu'ils soient français de longue date ou d'adoption récente, qu'ils soient de toutes les couleurs et de toutes les religions. A quoi bon dire la vérité aux français, ils ne le méritent pas. Ils sont assez stupides pour être abreuvés année après année de mensonges éhontés, d'affaires montrant des politiques corrompus et indignes de parole et de confiance, de médias manipulateurs et haineux, de représentants culturels aseptisés et d'intellectuels belliqueux et sans morale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car, on pourrait se demander ce que cherche à masquer nos élites aujourd'hui. Nous pouvons faire un petit état des lieux rapide :&lt;br /&gt;
* les élites politiques cherchent à masquer leur incompétence, ainsi que leur manque de courage à entamer des réformes ;&lt;br /&gt;
* les élites médiatiques cherchent à masquer leur incompétence et leur ralliement stupide et court-termiste aux messages qui flattent le pouvoir et ses alliés ;&lt;br /&gt;
* les élites culturelles cherchent à masquer leur incompétence et leur manque de créativité, de message et de défense de la francophonie ;&lt;br /&gt;
* les élites intellectuelles cherchent à masquer leur incroyable décadence mentale et le fait que les pays en dehors de la France aient, eux, souvent une liberté d'expression fertile pour l'avancée de la conscience collective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Et nos enfants ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacune des élites agit comme si aucune génération ne devait jamais venir les remplacer, comme s'ils pouvaient mettre à sac le pays France et ses valeurs impunément et jusqu'à leur disparition du paysage. Héritiers du baby boom &amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Baby boom et génération névrose]].&amp;lt;/ref&amp;gt; et de la culpabilisation française suite à la Seconde Guerre Mondiale (alors que la France fut une victime de la guerre et non un allié des nazis), ils n'ont de cesse que de ressasser le passé, attiser les rancœurs et les haines, diviser, et organiser le combat des français contre les français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir détruit les symboles de la culture française qui, qu'on le veuille ou non, est une culture fondamentalement chrétienne (et surtout catholique), après avoir cassé les principes moraux, après avoir intronisé au pouvoir moral des médias sous contrôle, les français se retrouvent hagards, dirigés par une caste d'idéologues se proclamant de gauche ou de droite mais étant des va-t-en-guerre incompétents paraissant travailler à chaque minute à la division française au travers d'un Etat dans le déni du point de vue public, et extrêmement violent dans les rétorsions individuelles, cachées au grand public.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des médias intronisés &amp;quot;juges du tribunal moral de la République&amp;quot; ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La destruction des valeurs a trouvé, ces trente dernières années, un vecteur fantastique : les médias. L'idée même de les introniser &amp;quot;pouvoir judiciaire moral&amp;quot; est une idée diabolique allant au delà des simples techniques de désinformation et de propagande vues dans les gouvernements dictatoriaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les médias, nouveau vecteur de &amp;quot;justice morale&amp;quot; ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, il y a là quelque chose d'éminemment perverse que peu de gens ont vraiment relevé. La loi française est simple : ''ce qui n'est pas interdit est autorisé''. Si des gens font des choses illicites, ils peuvent être traînés devant la justice et condamnés au regard des lois de la République. Or, l'utilisation par les élites des médias les a transformé non seulement en organe de désinformation et de support des mensonges et de la rhétorique du faux, mais surtout en ''juges improvisés de la légalité morale'' des propos des uns et des autres, sous-entendu au regard des critères défendus par le pouvoir en place. Il y a là une perversion d'une amplitude rarement égalée dans la mesure où ce qui est autorisé par la loi devient interdit par le pouvoir judiciaire médiatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias ont ainsi le pouvoir de monter en épingles n'importe quel imbécile ne portant aucun discours et d'exclure n'importe quel homme ou femme de valeur qui sera immolé sur la place publique et dont la vie sociale pourra être compromise immédiatement : interdiction de médias, interdiction de publications, pressions sur l'employeur, etc. Quel crime aura commis cette personne ? Le plus souvent : dire la vérité ou exprimer une opinion gênante pour les élites en place.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut réaliser combien la situation s'est dégradée ces dernières années. Voilà dix ans, on pouvait regretter une certaine &amp;quot;pensée unique&amp;quot;, mais il existait des courants de pensée plus ''underground'' qui, du fait de leur peu d'audience, bénéficiaient d'espaces publics plus restreints. Aujourd'hui, ces voix différentes ont disparu et la soupe médiatique bien pensante s'est transformée en une machine judiciaire condamnant et propageant la haine au sein d'émissions de type talk show ou interviews.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les médias équipés de tout l'arsenal judiciaire ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aujourd'hui, les talk shows modernes des chaînes de télévision françaises sont de véritables ''procès'', la plupart du temps des procès à charge, des procès sur de nombreux médias en parallèle, et fait nouveau depuis quelques années, ''des procès à charge où la condamnation est faite par contumace'', l'accusé n'étant même pas &amp;quot;digne d'être invité&amp;quot; !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La République française connait des heures bien sombres. Là où les régimes dictatoriaux faisaient de faux procès à huis clos avec une fausse défense et une vraie accusation, les médias français font nettement pire : ils condamnent en public sans inviter l'accusé et sans lui donner la possibilité de se défendre !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut reconnaître cette innovation sociologique française absolument stupéfiante ! Loin d'être encore dans la question de la liberté d'expression ou du respect de la loi française et de la constitution française, nos élites ont créé de toutes pièces un nouveau tribunal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un tribunal antidémocratique ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le tribunal médiatique est antidémocratique, car les juges, procureurs et jurés ne font partie d'aucun cadre juridictionnel reconnu par la République.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des journalistes, ou supposés tels, des personnalités publiques ou semi-publiques, des associations bien pensantes ou communautaires en ligne avec les élites, s'arrogent le droit de juger, cela en contradiction totale avec leur métier. Dans ce jugement moral, ils défendent les intérêts et les mensonges de ces dernières. Véritables terroristes de la pensée, ils déclarent sans contradicteur ce qui est bien et mal. Ils jugent et brisent, accusent et jugent des sous-entendus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est donc pas étonnant que les français se détournent progressivement des médias, en particulier de la presse écrite, car ces jugements récurrents donnent la nausée au bout du compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu, ces juges médiatiques n'ont aucune légitimité à faire des procès sur les médias français au nom des français eux-mêmes. Ils ne sont pas élus. Ils ne représentent pas les français mais des intérêts communautaires. De quel droit cette caste s'est-elle arrogée ce rôle de définir le bien et le mal ? Au nom de quelle idéologie ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De fait, les juges médiatiques, qu'ils soient des journalistes, des associations bien pensantes, des personnalités publiques ou semi-publiques sont les garde-chiourmes d'une pensée qui cache les mensonges de nos élites et qui détourne le pays des vraies problématiques, pourtant au centre des préoccupations de tous les autres pays : le chômage, l'emploi, le vivre ensemble.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un tribunal à charge ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce tribunal est à charge uniquement, car aucun avocat ne représente l'accusé. Le mode d'accusation est celui-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En première phase, l'accusé est tout d'abord invité. Puis, il franchit une limite, ''il fait quelque chose de mal''. Il doit alors immédiatement faire amende honorable (comme l'autocritique publique du temps des soviets) en étant jugé et rejugé médiatiquement dans de multiples émissions procès. Cette phase est très longue&amp;lt;ref&amp;gt;Voir le calvaire de M. Nauleau actuellement avec son livre avec Alain Soral (prédit par Alain Soral d'ailleurs).&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette phase marque un passage irrémédiable dans le clan des gens suspects, des gens indéfendables, des gens qu'il devient ''moralement impossible de fréquenter''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seconde phase est donc naturellement la punition : exclusion des médias, disparition de l'espace public. Durant cette seconde phase, selon le niveau de &amp;quot;mal&amp;quot; proclamé par les médias judiciaires peut encore donner lieu à de nombreux procès où l'accusé est condamné par contumace cette fois, et de manière répétitive sur l'ensemble d'un spectre médiatique qui veut nous faire croire à la diversité d'opinions (journaux papier, magazines, talk-shows, journaux télévisés, émissions dites d'investigation, sites internet, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias semblent alors être dans l'hystérie et dans la surenchère : s'étant arrangés pour que plus personne ne les contredise, ils peuvent sans relâche, juger et rejuger, alourdir la peine de l'accusé, et en rajouter indéfiniment. L'accusé finit toujours affublé des mêmes qualificatifs (depuis trente ans) : &amp;quot;raciste&amp;quot;, &amp;quot;anti-sémite&amp;quot;, &amp;quot;nazi&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== L'hystérie médiatique et la construction de monstres mythiques ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias créent alors un véritable monstre mythique, un croque-mitaines moderne qui fait peur tant il est l'incarnation du &amp;quot;mal absolu&amp;quot;. Dans cette hystérie et folie médiatique, les médias n'ont plus aucune objectivité : ils inventent des fausses preuves, inventent des fausses citations, détournent l'information, mésinterprètent de manière répétée, ''mentent'' de manière éhontée et répétitive. Ayant construit eux-mêmes le monstre qui leur fait peur, ayant coupé à l'accusé la possibilité de répondre et donc de parler, ils projettent leurs propres fantasmes, leur propre violence, leur propre agressivité sur ce réceptacle monstrueux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plus la Bête est montrée et plus elle effraye, au point que, contre la bête, ''il n'est point de sentence trop dure''. Alors que la Bête est en eux, ils la projettent sur les accusés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous avons un message à passer à nos élites, c'est bien celui de constater que les médias vont aujourd'hui beaucoup trop loin dans cette folie hystérique et que les conséquences d'une psychose collective des tribunaux médiatiques risque de ne pas être favorable aux élites elles-mêmes. C'est comme si les gardes chiourmes des élites étaient emportés dans un mysticisme délirant, prenaient pour objectif non pas une épuration ethnique mais une ''épuration psychologique'' ! Encore une innovation française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Un nouveau code pénal médiatique ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias actuels ont dressé une nouvelle liste de crimes abominables dont se rendent coupables les accusés. Cette liste ferait sourire si elle n'était pas si grave :&lt;br /&gt;
* le &amp;quot;crime d'arrière-pensée&amp;quot; est le premier : l'accusé a dit une chose mais sous-entend autre chose (souvent l'inverse d'ailleurs) ;&lt;br /&gt;
* l'&amp;quot;intention de crime&amp;quot; : l'accusé a sans doute l'intention de faire quelque chose de mal ;&lt;br /&gt;
* le &amp;quot;crime de non expression d'une position publique suite à une question binaire&amp;quot; : l'accusé s'est vu poser une question simple à laquelle il n'a pas voulu répondre ou a mal répondu ;&lt;br /&gt;
* le &amp;quot;crime de non-solidarité&amp;quot; : l'accusé s'est désolidarisé d'un membre pourtant incontestable des tribunaux médiatiques ou des élites ;&lt;br /&gt;
* le &amp;quot;crime de non-progressisme&amp;quot; : l'accusé est un vieux &amp;quot;facho&amp;quot; car il veut rester attaché aux valeurs de la République, voire encore pire, aux valeurs chrétiennes ou islamiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais le pire crime dont peuvent être coupables les accusés est le &amp;quot;crime de contamination&amp;quot;. Ce crime est absolument extraordinaire. Quand une personne a été condamnée par les tribunaux médiatiques, elle devient pestiférée et donc, il devient interdit de lire quelque chose sur cette personne, de lui parler, de la rencontrer, de croiser son regard et même de prononcer son nom ! Véritable incarnation de la Bête, l'accusé déjà jugé est capable de ''contaminer'' par sa seule présence &amp;quot;fétide&amp;quot;&amp;lt;ref&amp;gt;Nous noterons le champ sémantique utilisé par les médias : &amp;quot;nauséabond&amp;quot;, &amp;quot;fétide&amp;quot;, &amp;quot;immonde&amp;quot;, etc.&amp;lt;/ref&amp;gt; des esprits influençables (qui seraient encore capable de vouloir penser par eux-mêmes et de se faire une opinion par eux-mêmes). Les gens qui ont croisé un accusé jugé et condamné par les médias, qui ont adressé la parole à un accusé jugé et condamné, qui ont regardé ses spectacles, ou même qui ont un membre de leur famille qui a fait une de ces choses (''sic'') deviennent suspects de &amp;quot;crime de contamination&amp;quot;. Or, comme dans toute épidémie, il est nécessaire de tuer les contaminés comme on a tué l'originaire de la maladie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut être honnête : la psychose des tribunaux médiatiques a rarement atteint un tel niveau de délire psychologique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== La liste des sentences médiatiques ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme tout bon tribunal, les médias ont des sentences avec des peines de plus en plus lourdes. Bien sûr, une fois entré dans le tourbillon hystérique, la peine peut s'aggraver d'elle-même, notamment dans la seconde phase d'aggravation des jugements par contumace et hystérie collective.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sentences sont dans l'ordre :&lt;br /&gt;
* &amp;quot;humiliation publique&amp;quot; : il faut reconnaître que l'on s'est trompé et que l'on aurait jamais dû faire ce qu'on a fait (lire, parler, regarder, etc.) ;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;pressions sur l'employeur&amp;quot; ;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;interdiction de médias&amp;quot; ;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;interdiction de publications&amp;quot; ;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;ruine personnelle&amp;quot; suite aux procès des nombreuses associations bien pensantes financées par l'Etat et travaillant à la protection des élites ;&lt;br /&gt;
* &amp;quot;mort sociale&amp;quot; ;&lt;br /&gt;
* depuis peu &amp;quot;passage à tabac&amp;quot;, car il devient non répréhensible d'appeler à la télévision française à ce que des gens aillent tabasser une incarnation de la Bête (sic).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut se demander à quel moment la sentence d'&amp;quot;assassinat légitime&amp;quot; ou de &amp;quot;lynchage&amp;quot; entrera dans le code pénal médiatique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Des accusés intérieurs et extérieurs ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les accusés sont bien entendu de toute sorte :&lt;br /&gt;
* les opposants au régime, en tout premier lieu ;&lt;br /&gt;
* les nations étrangères opposées aux volontés belliqueuses récentes de la France et leurs dirigeants (Lybie, Afrique, Syrie, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que les pseudo libres penseurs qui ont droit de citer sur les médias officiels servent la cause de l'oppression construite par les élites&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[A propos de Michel Onfray]] par exemple.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand le procès doit être mené, les journalistes ne reculent devant aucune manipulation et aucun mensonge soit direct, soit par omission. La Bête est tellement &amp;quot;immonde&amp;quot; qu'il est vraiment acceptable d’enfreindre toutes les règles les plus élémentaires du journalisme. Ces pratiques nous valent d'être fréquemment épinglés par les médias internationaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==== Une dérive anticonstitutionnelle qui devrait effrayer la justice française ====&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut noter que ces dérives médiatiques sont parfaitement anticonstitutionnelles. et qu'elles devraient commencer à interroger la justice légitime française. Aujourd'hui, les médias deviennent un tribunal autonome qui dispose de moyens considérables et qui est capable d'actes judiciaires d'une extrême violence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous appelons les professeurs de droit français, véritables sommités de sagesse civile et pénale, à pointer du doigt ces dérives. La mort sociale ou la ruine ou l'impossibilité pour un universitaire de faire son travail sont des sentences sanctionnant des crimes imaginaires et moraux que les médias décident sans que délit ou crime ne soit constitué au regard de la loi française. Il y a là un véritable danger majeur pour la cohésion sociale de la République.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Médias judiciaires et économie administrée, un cocktail détonnant ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette situation a un côté terriblement innovant car, même dans les pays anglo-saxons où les médias peuvent détruire des personnalités publiques, le besoin de concurrence parvient la plupart du temps à faire émerger des voies différentes. Le cas de la France est pathétique dans ce que la France étant une ''économie administrée'', les médias (et la presse écrite parmi eux) sont subventionnés et donc ces médias peuvent être dressés à être ensemble ce nouveau pouvoir judiciaire voulu par nos élites en état de décrépitude avancée. Il suffit de rajouter au tableau des associations &amp;quot;bien pensantes&amp;quot; et financées par l'Etat pour avoir les parties civiles qui vont bien dans la plupart des procès médiatiques ainsi qu'une collection de juges bon marché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias ont donc recréé avec hystérie un mécanisme de procès à charge particulièrement efficace&amp;lt;ref&amp;gt;Il faudrait d'urgence déposer un brevet sur le concept !&amp;lt;/ref&amp;gt; :&lt;br /&gt;
* les médias peuvent se répondre les uns les autres et surenchérir sur la sentence (jusqu'à appeler sans honte au lynchage public) ;&lt;br /&gt;
* les médias ont des tribunaux modernes où toute une caste d'invités va jouer l'accusation morale (talk show, journal télévisé, émission, relais sur des journaux Internet financés de la même façon) ;&lt;br /&gt;
* étant donné le cumul du pouvoir judiciaire et du pouvoir médiatique, les médias n'ont pas d'opposition directe dans leur espace et il est très compliqué, même pour les titulaires légitimes du pouvoir judiciaire, de contester cette tendance sans être la victime de représailles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Des élites qui demandent aux tribunaux médiatiques de juger ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le couronnement d'une telle situation se voit lorsque les ministres eux-mêmes passent par les canaux médiatiques pour demander des jugements qu'ils ne pourraient pas obtenir avec les institutions de la Vème République. Il y a là quelque chose d'aberrant, les élites elles-mêmes court-circuitant les canaux de la démocratie pour assouvir des objectifs personnels divers et variés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens strict du terme, lorsque les gouvernants ne respectent plus les pouvoirs en place mais en créent de nouveaux qu'ils investissent d'un nouveau pouvoir judiciaire hors du contrôle du peuple, il y a action anticonstitutionnel et violation du mandat électif donné par les élections. En effet, les votes présupposent que les élus respecteront la loi et n'iront pas créer une nouvelle entité judiciaire hors du contrpole du peuple. Stricto sensu, ce procédé est anti-démocratique et rend caduque le mandat dont sont investis une partie de nos élites. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La dictature d'opinion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc bien une spécificité française dans l'utilisation judiciaire anticonstitutionnelle des médias par les élites politiques et intellectuelles. Si d'aucuns aimeraient remettre le débat des prochaines élections sur le terrain de la liberté d'expression, il est vraisemblable qu'il soit trop tard étant donné la confiance désormais stupéfiante des médias français dans la condamnation des personnalités hors norme, rebelles, libres penseurs, politiquement incorrectes ou même extrémistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons, au sujet des personnes ayant des prises de positions extrémistes, que la loi française condamne des expressions publiques de certains types d'extrémisme et qu'il n'est donc pas besoin de tribunaux &amp;quot;talk show/journal d'informations/émissions diverses&amp;quot; pour condamner illégitimement des gens qui, de part des positions illégales, peuvent entrer dans le circuit judiciaire classique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mise en place de ces procès récurrents commandés par des élites qui veulent cacher leurs mensonges et incompétences, impose une ''dictature d'opinion'', beaucoup plus grave que la pensée unique d'il y a dix ans mais conséquence naturelle de cette tendance. L'objectif de ce genre de dictatures est toujours le même :&lt;br /&gt;
* éroder le sens critique ;&lt;br /&gt;
* conditionner l'auditoire pour qu'il ne réfléchisse plus par lui-même ;&lt;br /&gt;
* créer des mécanismes mentaux d'auto-censure et de sujets tabous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons un exemple amusant. Un responsable syndical national parlait des chiffres du chômage voilà peu&amp;lt;ref&amp;gt;Fin décembre 2013.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Expliquant que ceux-ci augmentent alors que le gouvernement prétend qu'ils baissent, ce dernier explique : &amp;quot;c'est le Président et il a pris un engagement ; il est normal que son entourage tente de montrer que son engagement est tenu&amp;quot;. Etonnante assertion qui, si on enlève les &amp;quot;éléments de langage&amp;quot;, revient à &amp;quot;il est normal que le Président mente&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette érosion du sens critique et le niveau pathétique des analyses journalistiques (niveau en chute libre depuis la grande crise de 2007) crée un engourdissement de la pensée française et de l'esprit critique français. Au bout de plusieurs années d'&amp;quot;éléments de langage&amp;quot;, il devient impossible de séparer le bon grain de l'ivraie et tout mensonge peut paraître acceptable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une corruption mentale intégrant les grandes entreprises françaises ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est nécessaire de sonner l'alarme dans le monde des entreprises aussi car, à force d'être influencées par les médias dominants et à force de bénéficier du statut d'économie administrée (donc de subventions), beaucoup de grandes entreprises se corrompent de l'intérieur sous le poids du politiquement correct et des &amp;quot;éléments de langage&amp;quot;. Les relations de travail se chargent progressivement d'une dose croissante d'hypocrisie anti-économique et il est, plus que jamais, très malvenu de dire la vérité, même si cette dernière est exprimée au nom de la survie de l'entreprise. Il est de bon ton en revanche, comme dans le monde médiatique, de rivaliser de fayotage et de courbettes envers des dirigeants plutôt que de préparer l'avenir de la société dans laquelle on travaille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette tendance des grandes entreprises (les petites sont elles, le plus souvent, confrontées de manière très dure avec les réalités du terrain) est particulièrement inquiétante quand on connaît le sérieux avec lequel certains pays prennent leur développement économique (Allemagne, Etats-Unis, Chine, Russie, etc.). La France, contaminée par une logique perverse qui renverse les valeurs, est en passe de devenir industriellement très en danger face à des entreprises étrangères qui, de manière plus naturelle, mettent le client en première préoccupation derrière la politique interne de l'entreprise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La peur du Démon, projection psychologique délirante ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour faire oublier les vrais problèmes de la France, les élites ont poussé les médias à créer cette peur de la Bête et du Démon. Cette peur, instrumentée dans le débat médiatique au travers d'un pouvoir médiatique judiciaire, est une alchimie délirante et paranoïaque qui peut aboutir à des actions violentes. Il faut noter l'arrière-plan mystique derrière certaines condamnations médiatiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous avons beaucoup défendu le sentiment religieux sur ce site, nous ne pouvons pas défendre ''son expression délirante et paranoïaque'' quand cette dernière se met à stigmatiser les gens et à vouloir les détruire, ainsi qu'à vouloir diviser le monde en les bons et les méchants. La division est satanique et ceux qui la pratiquent sont dans la projection de leurs démons intérieurs sur des constructions monstrueuses et fantasmatiques. Cela, en aucun cas, n'est de la religion, mais une maladie de l'esprit basée sur une vision manichéenne et projective du mal. Aujourd'hui, malheureusement, les médias sont habités par la Bête qui leur fait si peur et qu'ils projettent sur tous ceux qui peuvent mettre en péril les mensonges des élites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Internet ou le retour de bâton ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias officiels sont heureusement de plus en plus boudés par les français qui préfèrent se rabattre sur Internet pour tenter d'avoir une information de qualité. On distingue les sites français et, chose assez nouvelle, des sites étrangers de plus en plus influants ayant un regard très critique sur les médias judiciaires officiels français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'Internet français ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Internet permet aux opposants au système et à ceux qui ont subi les jugements des médias anticonstitutionnels de s'exprimer. Comme dans toute institutionnalisation de l'injustice, le comportement extrême de nos élites en perdition implique un comportement extrême des victimes du système judiciaire médiatique. Les victimes sont toujours obsédées par leurs bourreaux, c'est un fait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De fait, de nombreux sites de réinformation ont été créés pour contrebalancer les mensonges des médias officiels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La France vivant en économie administrée, il est bien entendu naturel que les élites à mentalité totalitaire ambitionnent de &amp;quot;réguler Internet&amp;quot;, ce qui est un élément de langage pour dire &amp;quot;censurer les contradicteurs sur Internet&amp;quot;. L'internet français est et reste encore un espace de liberté, mais il faut se demander pour combien de temps encore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les sites étrangers ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis quelques années, des sites étrangers peuvent donner un autre regard sur l'actualité aux français, en particulier des sites subventionnés par les deux grands pays dits non alignés, prétendant à la réinformation des français : la Russie et la Chine. Cet état de faits est vraiment une ''ironie du sort'', surtout quand on considère que ces deux pays ont un long historique dans la censure et que, désormais, ce sont eux qui semblent s'inquiéter de la tournure dictatoriale française. Il y a quelque chose de pathétique dans cet état de faits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les médias français officiels ont désormais mis en place une mécanique bien huilée pour garder le nouveau pouvoir judiciaire français. Peu importe qu'une personnalité ne puisse pas être atteinte par la loi de la République (et donc n'ai rien commis de légalement répréhensible), les élites s'octroient le droit de la détruire au travers des jugements répétés des chambres correctionnelles médiatiques. Derrière cet acharnement hystérique, il faut noter une dérive mystique de volonté d'épuration de l'esprit critique et de terrorisme intellectuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au lieu de créer des nouveaux impôts et de nouvelles formes de dictature d'opinion, l'intelligence française ferait mieux d'être utilisée au bénéfice de la France dont les comptes sont sévèrement dans le rouge et promettent à nos enfants et petits-enfants des lendemains qui déchantent. Une partie de ces enfants fuit le pays, persuadés qu'il n'y a plus de place pour des jeunes gens travailleurs et innovants dans ce pays gouverné par des élites en déliquescence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces comportements de nos élites sont une honte pour la République et pour tous les français, quels que soient leurs inclinaisons politiques, leur religion ou leur couleur de peau. Ces périodes de l'histoire de France où les élites se mettent à mépriser la France et les français et à mettre en place un régime dictatorial fondé sur l'augmentation de la dette et des impôts, en général, ne se terminent pas bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Société]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:2013]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Comments_on_ontologies</id>
		<title>Comments on ontologies</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Comments_on_ontologies"/>
				<updated>2013-12-21T09:07:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Some comments can be made about ontologies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment 1: This is a big one. They are a data centric approach. Data is not absolute in itself and is a consequence of the point of view of the viewer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment 2: Problem in design between concept and attribute. Attribute can be a concept also. We are coming back to OO class diagram design issues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment 3: Ontologies are too generic as a tool. There can be intermediate level of abstractions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment 4: This is a big one. Ontologies should be able to represent much more than classic OO concepts. It could be possible to generalize the &amp;quot;instance of&amp;quot; concept. A is an instance B that is an instance of C. Generally, in language complexity, we can see this kind of multiple levels of instantiations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment 5: This is also a big one. A tree is one of the most ambiguous way of representing knowledge. Knowledge is more a graph of nodes with various kinds of links. In ontologies, trees are used to represent inheritance, but inheritance can be multiple. Inheritance in indeed a very strong connection between classes and the tree view is proposing the interpretation that things could be represented in a tree (which is not the case at all). This can be misleading. Generally, the use of the tree is progressively degenerating with use, because the temptation to use the tree anyway for processing reasons will lead to a bad way of representing things.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sample: the aircraft tree and the painting.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment 6: This is also a very big one. Ontology samples can change the perspective on the representation of the structure of things. The world is already standardized in many ways and things have been ordered already in the past by authorities. Let's take the sample of the ontology describing the French wines classification. Indeed, this sample will converge to the proper classification already standardized. Very often, this classification was done for regulatory or standardization issues. Then, the ontology sample can be flawed because it will model, not a disorganized knowledge but an already organized knowledge. In terms of language, it does not design a knowledge in the absolute sense of the term but a human product hierarchy or classification. Indeed, those ontologies should not be classified as knowledge representation because they have already their equivalent outside of the ontology world.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment 7: Ontologies cannot be absolute because they only represent what is useful to a certain set of use cases. Indeed, many ontologies with many various structures can be valid knowledge representations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment 8: Difference between concept and action. Concept is a class and action is the oriented link (as in a sentence with noun + verb). The role of links can hide more concepts and we enter the area where the ontology can be erroneous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion 1: OO modeling is richer than ontology descriptions because it adds the dynamic dimension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion 2: semantic language descriptions such as Archimate are much more powerful that generic descriptions found in the ontologies. Archimate introduces a supplementary level in the knowledge representation. The objective is not to do natural language =&amp;gt; ontology. The objective is to do natural language (domain) =&amp;gt; domain specific semantic modeling =&amp;gt; ontology.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Indeed, every item of the ontology is &amp;quot;typed&amp;quot; and every link between concept is typed also with a grammar that is domain specific. That is much more powerful and usage because this 2 steps process enables to restrict (or to mathematically &amp;quot;project&amp;quot;) a domain unto a semantic representation of this domain. Then patterns can be found into the semantic representation where some links are not possible because of the nature of the objects.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
This means that ontologies are too vague, too arbitrary, enable too few normalized constraints to be useful. Ontologies are less powerful (because less consistent) than UML models (which are only a projection of reality on a syntactic space).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Part to be done : knowledge representation is a projection of multidimensional graphs onto some mastered spaces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conclusion 3: semantic multiple instantiation can be done in programming languages such as Lisp which turns ontology as a very restrictive tool.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Draft]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=L%27obsession_fran%C3%A7aise_de_l%27islam</id>
		<title>L'obsession française de l'islam</title>
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				<updated>2012-05-04T06:38:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: /* Une peur de bouleversement des fondamentaux de l'Etat et de l'identité français */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Force est de constater que la France est devenue obsédée de l'islam. Que ce soit à gauche ou à droite, les discours anti-islamiques se sont généralisés dans le mépris le plus profond des vérités fondamentales de l'islam de France et de l'islam en général.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons, dans cet article, tenter de donner des pistes sur le pourquoi d'une telle obsession.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du racisme à la diabolisation de l'islam, un transfert réussi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le déclencheur du changement ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'islam, en tant que tel, n'est devenu un problème de société en France que depuis les attentats de 1995 en France puis ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Auparavant, les campagnes partisanes du type &amp;quot;Touche pas à mon pote&amp;quot; visaient le racisme (quand ils ne le suscitaient pas) mais pas l'islam. Les médias français, postérieurement au 11 septembre et en phase avec les médias américains, ont préparé les opinions publiques à la &amp;quot;vengeance légitime contre le terrorisme&amp;quot; et ont préparé les interventions militaires en Afghanistan et en Irak.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A partir de ce moment, un glissement a eu lieu dans la rhétorique raciste anti-arabe. Cette dernière s'est transformée en une position contre l'islam, position beaucoup plus politiquement correcte que la position raciste classique, objectivement indéfendable au grand jour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Un glissement sémantique qui plaît à gauche comme à droite ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'il est raciste de &amp;quot;ne pas aimer&amp;quot; les arabes, il n'est pas raciste de ne pas aimer l'islam. L'islam est donc devenu le bouc émissaire facile car il est issu d'un transfert xénophobe très classique, transfert de la peur de l'autre vers la peur de la religion de l'autre. Le premier mouvement est interdit ou au moins réputé mauvais ; le second, lui, est parfaitement &amp;quot;acceptable&amp;quot;, qui plus est dans une rhétorique des droits de l'homme (vus par les intellectuels français).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le raisonnement devient vite caricatural et fait appel à l'assimilation : islam = burqa = esclavage des femmes = terrorisme. Ce raisonnement permet une ''posture'' intellectuelle : &amp;quot;nous, intellectuels républicains universalistes, nous sommes contre l'islam&amp;quot;. L'islam est donc devenu le moyen pour les intellectuels d'accepter une xénophobie en la maquillant en défense des droits de l'homme. Car si certains combats sont légitimes, le fait même de généraliser est indigne d'intellectuels qui voudraient se prétendre sérieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu, pour que le combat demeure &amp;quot;vivant&amp;quot;, il est nécessaire que l'ennemi soit vivant mais qu'il ne puisse pas s'exprimer. Tariq Ramadan est l'un des intellectuels victime de cette grande hypocrisie médiatique (et que les gens contournent en France grâce à Internet) : on interdit ses conférences en France mais on continue à le critiquer ''par contumace'' sans pour autant lui donner le droit d'expression&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [http://www.tariqramadan.com/COMMUNIQUE-DE-PRESSE-DU-3-AVRIL,11924.html?lang=fr Quand le gouvernement français censure]&amp;lt;/ref&amp;gt;. Or, dans le pays des débats, même si l'on est pas d'accord avec lui, la démocratie voudrait qu'on l'écoute. Il en va de même avec les responsables des associations musulmanes. Force est de constater qu'ils ne sont souvent pas les plus charismatiques ou les communicants les plus à l'aise pour faire la lumière sur ce qui est vrai et ce qui est faux dans la représentation de l'islam en France&amp;lt;ref&amp;gt;On notera que, pendant cette campagne présidentielle, la distinction a été faite entre &amp;quot;islam ''de'' France&amp;quot; et &amp;quot;islam ''en'' France&amp;quot;, comme si les deux notions devaient être séparées et la première était forcément meilleure que la seconde. Prenons le catholicisme : une telle distinction est-elle de mise ?&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les intellectuels &amp;quot;engagés&amp;quot;, nous le savons, ont besoin d'un ennemi vivant pour exister, car ils n'existent le plus souvent que dans la division. Cet ennemi leur sert à montrer à quel point ils sont &amp;quot;combatifs&amp;quot; et &amp;quot;engagés&amp;quot; et leur permet de projeter leurs propres haines et fantasmes sous couvert de combats légitimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'islam ravive de vieilles obsessions anticléricales françaises ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La névrose collective originelle française ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Derrière tout déchaînement anormal de passions, il est nécessaire de chercher une origine. La France n'étant pas ''a priori'' un pays très raciste (ceux qui n'en sont pas convaincus pourront aller aux Etats-Unis pour s'en rendre compte), la diabolisation de l'islam va beaucoup trop loin dans sa persistance et dans sa violence que le simple transfert xénophobe ne pourrait l'expliquer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous devons pour expliquer ce phénomène revenir quelques siècles en arrière. L'inconscient collectif français s'est bâti sur la révolution sanglante de 1789. Il en est résulté des névroses collectives d'une force très importante (et dont certains articles de ce site traitent). Les zones conscientes de ces névroses embellissent la Révolution, lui donnant un air de libération politique, de liberté, de droits de l'homme, de libération du joug de la religion, un accent universaliste&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[L'obsession névrotique française de l'universalité]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La violence et la division sont passées sont silence, oubliées, refoulées, tout comme est refoulé l'Empire qui succède à cette révolution en proposant un autre paradigme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'ennemi intérieur : l'Eglise Romaine ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis lors et jusqu'à la fin du XXème siècle, l'ennemi intérieur de la France a été l'Eglise Romaine. Quand d'autres pays faisaient une fixation sur les juifs, la France faisait une fixation sur la destruction de l'Eglise Romaine en France. La lecture des documents d'époque montre à quel point l'Eglise catholique est devenue en quelques temps la cible de toutes les attaques les plus violentes (au sens propre). Déjà la cible privilégiée des révolutionnaires, elle devient l'ennemi de tous les intellectuels qui vont chercher à détruire par tous les moyens toutes ses dimensions : ses dogmes, sa spiritualité, ses possessions, ses ordres, son influence dans la vie des gens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne chercherons pas à justifier ou à critiquer cette posture des intellectuels de l'époque, mais force est de constater que les fondations de l'Etat français se sont affermies dans un combat très violent contre l'Eglise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait est qu'au vingtième siècle, l'anticléricalisme semble avoir &amp;quot;abattu&amp;quot; l'ennemi intérieur : les nouvelles générations sont athées par défaut, l'école est très largement athée militante, les liens entre l'Eglise et l'Etat ont quasiment disparus, les églises sont vides (certaines d'ailleurs ont été récupérées par les mairies à des fins non religieuses), les bâtiments religieux sont devenus des &amp;quot;monuments historiques&amp;quot; (preuve de leur inscription dans le passé) et les catholiques, presque opprimés, se sont faits discrets à force d'être conspués. Les théories philosophiques les plus matérialistes peuvent donc se développer sans ennemi&amp;lt;ref&amp;gt;Reste le combat de quelques intellectuels qui, pour nous montrer qu'ils sont vraiment sérieux, continuent à faire montre d'un anticléricalisme de posture.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De la laïcité à l'athéisme, nouveau glissement sémantique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin du XXème siècle, on ne traite pas de l'athéisme en tant que tel, mais de la laïcité. Nous sommes toujours dans cette confusion française universaliste : si nous défendons l'athéisme, nous ne pouvons pas être universalistes ; donc nous défendons la laïcité, principe d'un Etat n'ayant pas de lien avec les autorités religieuses. Dans les faits, derrière le mot &amp;quot;laïcité&amp;quot;, les intellectuels défendent l'athéisme comme religion d'Etat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce glissement a certaines conséquences comme une interprétation très partiale de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat de 1905. Par exemple, les manifestations religieuses de groupe sont parfaitement autorisées par la loi&amp;lt;ref&amp;gt;[http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/eglise-etat/sommaire.asp#loi Texte de la loi de 1905].&amp;lt;/ref&amp;gt;, mais elles sont critiquées par les tenants de l'athéisme qui voudraient que la la religion soit ''invisible'' et qu'elle reste dans le strict cadre privé ou dans le cadre des réunions dans les bâtiments du culte réservés à cet effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Historiquement, cette séparation est objectivement très importante pour l'Etat français même si elle déchaîne les passions. Il est possible d'y voir la deuxième étape de la construction d'un état séculier, le premier étant l'abolition de la royauté, le second étant la rupture des liens privilégiés avec l'Eglise de Rome. Cette étape est majeure dans la division des responsabilités entre Etat français et organisations religieuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est cette même loi de 1905 qui permet de réglementer l'exercice des cultes sur le territoire français et qui est un atout pour l'arrivée des autres religions. Une fois encore, la sagesse du Législateur peut être constatée, même si cette sagesse est librement interprétée par les défenseurs de l'athéisme qui assimilent pas de lien entre l'Etat et les religions avec pas de religion du tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'émergence de l'islam en terre athée ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'islam de France a longtemps été déstructuré, divisé, sans porte-parole reconnu. Longtemps en dehors des préoccupations de l'opinion publique, l'islam s'était fait discret en France. La première raison est que la construction de mosquées est restée longtemps un problème local sans aura médiatique nationale, la plupart des lieux de culte musulmans étant des salles confidentielles sans signe distinctif extérieur. La seconde raison est celle du racisme qui a placé des générations d'immigrés en provenance des pays du Maghreb dans la position de travailleurs dociles et devant rester sans revendication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les attentats de 1995 puis ceux du 11 septembre, organisés au nom d'un islam qui n'a d'islam que le nom, ont restauré, en France, le sentiment antireligieux qui a contribué à attaquer systématiquement et pendant des siècles l'Eglise Romaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors que les intellectuels athées pensaient avoir terrassé l'ennemi religieux en France, ce dernier réapparaît sous la forme de l'islam, une religion bien vivante mais beaucoup moins structurée que l'Eglise de Rome. En effet, les différents courants religieux qui composent l'islam sont plus complexes, plus variés, plus effrayants et plus opaques dans le fait que leur langue est l'arabe. L'&amp;quot;ennemi&amp;quot; est donc plus diffus, moins facile à désigner que le Pape. De plus, certains courants se réclamant de l'islam, les Talibans par exemple, sont manifestement des fous dangereux. Certains pays islamiques eux-mêmes sont des dictatures qui, ayant pris un prétexte religieux, enchaînent leur peuple dans des règles peu compréhensibles des occidentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une peur de bouleversement des fondamentaux de l'Etat et de l'identité française ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le cocktail de la peur ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La peur de l'autre et de l'inconnu, la xénophobie latente, la projection des principes universalistes fantasmés français sur des régimes à connotation religieuse, le fait de raviver dans l'inconscient collectif le vieil anticléricalisme, toutes ces dimensions produisent un cocktail qui fait sentir à ces intellectuels un danger imminent en relation avec la destruction des fondamentaux de l'Etat français.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains de ces intellectuels croient vraiment à cette menace, tandis que d'autres l'instrumentalisent. Que ce soit à gauche comme à droite, l'obsession de l'islam vient et revient. C'est la loi contre le voile, c'est le débat sur les piscines, puis sur la viande hallal, puis la loi sur la burka, puis le débat sur l'&amp;quot;identité nationale&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car pour toute une frange d'intellectuels, le fondement de l'Etat d'une part et de l'identité française (sous-entendu &amp;quot;laïque&amp;quot; version athée) sont menacés par l'islam.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'Etat en péril ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour comprendre cette peur de l'Etat en péril, il faut revenir à la confusion que font les intellectuels entre laïcité et athéisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au sens propre, l'islam, tout comme l'hindouisme (qui sera la prochaine religion à être attaquée), ne menace pas l'Etat. Le cadre de la loi de 1905 est suffisamment large et précis pour accommoder toutes les religions et permettre à toutes les communautés religieuses de vivre paisiblement dans les lois de la République.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais dans l'esprit des intellectuels, l'Etat laïque est un état athée. Les concepts religieux sont donc pour eux grotesques, tout comme l'est la morale qui s'y attache et qui permet de juger chacun selon ses actions dans le cadre d'un loi divine, révélée dans le cas de l'islam. Quand l'islam arrive donc avec sa façon de voir le monde, les athées y voient une menace de restaurer des vieux débats qui, au travers de l'éviction de l'Eglise, semblaient fermés à jamais. C'est très ennuyeux que quelqu'un vienne vous chercher des noises sur le terrain de la morale alors que tout risque semblait écarté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pire que cela, l'islam peut avoir un œil critique sur les lois et les pratiques hypocrites de la société française, ce qui est intolérable. Cela l'était déjà du temps des luttes du catholicisme contre les théories philosophiques en vogue au XIXème siècle. On pourra citer le premier Concile du Vatican, oublié injustement et organisé par le Vatican pour recenser et critique les &amp;quot;erreurs modernes&amp;quot;. Le pape Pie IX avec son encyclique ''Quanta Cura'' explique en quoi les doctrines modernes peuvent être nuisibles à l'être humain&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Le [http://usuaris.tinet.cat/fqi_sj/syllabus.htm Syllabus] pour le répertoire de ces erreurs.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En définitive, pour les intellectuels actuels, ''tous ces combats ont déjà été menés'' et l'émergence de l'islam ne fait que réouvrir les combats du passé, combats qui ont assis une certaine frange de la philosophie française (profondément athée) dans ses prérogatives de détenir la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reposer ces questions aujourd'hui, alors même que l'islam de France ne les pose pas, est une atteinte à l'équilibre de l'Etat, ''une atteinte à l'ordre public''. Avant même que ces débats ne se posent, il faut donc anticiper et stigmatiser ceux qui pourraient les poser et pourraient attenter à la &amp;quot;modernité&amp;quot; de la société française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point de la modernité est très intéressant car, là aussi, si l'on regarde un siècle et demi en arrière en France, nous avons les mêmes &amp;quot;modernistes&amp;quot; en face des religieux, sauf que ces derniers sont catholiques et non pas musulmans.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'identité française en péril ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'identité française est en péril dans la mesure où, d'un coup, le fait de découvrir que des musulmans existent en France nous ramène 150 ans en arrière, avec la recherche d'une identité française qui ne serait pas liée au christianisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une nouvelle fois, mieux vaut prévenir que guérir : lançons donc un débat sur l'''identité française'', alors même que les français de confession musulmane ne demandent rien. De fait, ce débat visait à établir une &amp;quot;identité républicaine laïque&amp;quot;, ce qui est un contresens manifeste au rôle de l'Etat. Au sein d'un Etat, les personnes doivent respecter les règles (communément la langue, la loi, les droits et les devoirs), mais ce respect des règles ne fait pas d'eux des personnes ayant endossé une &amp;quot;identité commune&amp;quot; (pour peu que ce terme ait un sens).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce nouveau glissement sémantique montre à quel point les peurs non contrôlées ou l'instrumentalisation politique des problèmes mènent à des actions inconsidérées qui ne peuvent qu'aggraver les choses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques fondamentaux sont à rappeler :&lt;br /&gt;
* on ne met pas en équations le fait d'appartenir à un pays, hormis le respect de la langue, des lois, des droits et des devoirs ;&lt;br /&gt;
* les sociétés complexes ont toujours eu et auront toujours des composantes d'origines diverses ;&lt;br /&gt;
* l'identité est généralement attachée à l'individu et toute théorisation de l'identité à un groupe social ou pire à une nation est un exercice très dangereux, souvent antidémocratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Filiation catholique et divinisation de l'Etat ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Derrière ces questions d'identité collective ou d'Etat en péril, nous retrouvons les fondamentaux catholiques de la vision univoque de monde, normalisée de manière centrale par le Vatican, gardien du message originel. Car, quoique l'on puisse en penser, le modèle de l'Etat français recherchant une identité unique à imposer (et communément appelé &amp;quot;processus d'intégration&amp;quot;) est le même type de raisonnement que le Vatican appliqua des siècles durant pour définir le dogme unique de la religion catholique, dogme ne supportant pas de variations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette vérité pourrait faire réagir un certain nombre de républicains athées convaincus, mais elle n'en est pas moins vraie. Il reste en France une conception univoque de l'Etat, conception qui est calquée sur la vérité unique du Pape et qui doit lier tous les français. Il suffit de lire les débats de l'époque pour voir que les dogmatiques d'hier ont cédé la place aux dogmatiques d'aujourd'hui et que, bien que le contenu du discours ait changé, la forme est restée la même :&lt;br /&gt;
* il n'y a qu'une seule vérité, une seule identité française ;&lt;br /&gt;
* certains sujets ne sont pas soumis au questionnement (l'Etat), ils sont &amp;quot;sacrés&amp;quot; ;&lt;br /&gt;
* cette vérité doit être appliquée par tous les français et va bien au delà de la loi (puisqu'elle est interne à chaque individu / citoyen).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Psychologiquement, nous sommes dans un cas manifeste de volonté de ''légiférer pour faire perdurer la névrose collective''. La névrose est un complexe psychologique très résistant qui fait tout pour subsister. Dans le cadre d'une identité commune, le mythe que semble vouloir atteindre les défenseurs d'une &amp;quot;identité française&amp;quot; est que l'on pourra par la loi remplacer l'identité des individus par une identité française imposée, ce que l'on peut nommer par &amp;quot;processus d'intégration&amp;quot;. Cette théorie a un côté monstrueux mais justifié par le postulat que l'Etat est la divinité auquel chaque citoyen (ne parlons plus d'individu) doit rendre des comptes. Notons que cette posture est absolument catholique dans sa forme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'esprit des intellectuels fustigeant l'islam, nous trouvons donc cette conception divinisée d'un état athée dont les règles immuables doivent être préservées car étant le fruit de batailles ayant duré des générations. Pour eux, la religion a déjà été vaincu et les gènes de l'Etat français témoignent de cette victoire, et donc cet Etat doit être vénéré. Les religions peuvent donc être ''légitimement'' reléguées au rang de superstitions ou d'activités culturelles ou traditionnelles pour attardés mentaux, alors que l'Etat seul compte. On est bien au delà de l'Etat Providence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De multiples points d'incompréhension ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les musulmans de France, s'il sont les victimes de ce lourd passé névrotique français, ne sont pas responsable de ce déchaînement contre eux. Cela est d'autant plus regrettable que dans les attaques contre l'islam, les contre-vérités les plus grossières sont proférées sans que des contradicteurs dignes de ce nom ne soient présents pour restaurer la vérité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au delà de l'interdiction de la venue d'intellectuels musulmans comme Tariq Ramadan, nous avons vu apparaître dans les médias cette dernière décennie des &amp;quot;intellectuels arabes&amp;quot; farouchement anti-musulmans devenus les cautions de l'Etat universaliste français, et porteurs des plus grandes contre-vérités sur l'islam, notamment dans la confusion islam et régime dictatorial se réclamant de l'islam. L'Etat français et les médias, d'une manière plus ou moins visible organisent donc une représentation déformée de l'islam :&lt;br /&gt;
* en faisant taire certaines voix : les &amp;quot;méchants islamistes&amp;quot; adeptes du &amp;quot;double discours&amp;quot; ;&lt;br /&gt;
* en construisant des voix soit-disant musulmanes mais alignées avec le discours officiel : les &amp;quot;gentils arabes condamnant l'islam et louant l'Etat universaliste&amp;quot; ;&lt;br /&gt;
* en organisant un islam de France peu représentatif du terrain mais maîtrisable en termes de communications : les &amp;quot;musulmans du terrain sous surveillance&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'islam reste toujours inconnu en France, inconnu car ses règles sont à la fois plus simples et plus naturelles que celles du catholicisme, sa voix est multiple et non soumise à une hiérarchie de clercs, mais à des savants et des mystiques pouvant être en désaccord assez profond sur un certain nombre de domaines. Ce mode même de fonctionnement est incompatible avec la volonté française d'imposer une et une seule vérité. L'islam n'est pas critiqué pour ce qu'il est mais pour ce qu'on croît qu'il est : un nouveau catholicisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'obsession de l'islam est donc le fruit de deux grandes tendances :&lt;br /&gt;
* une première tendance qui a glissé d'un racisme non assumé à un rejet assumé de l'islam,&lt;br /&gt;
* une autre tendance plus profonde qui résulte de la construction d'un Etat républicain à la volonté universaliste et laïque sur les cendres d'une monarchie absolue d'obédience catholique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'islam est donc l'objet sur lequel se cristallise aujourd'hui l'inconscient collectif français, révolutionnaire et athée, qui revit son combat contre le Vatican. Demain, ce pourrait être l'hindouisme. Aujourd'hui, cette religion amuse et intrigue, mais quand elle apportera avec elle ses gourous&amp;lt;ref&amp;gt;Notons que la police des &amp;quot;sectes&amp;quot; semble moins présente avec cette peur de l'islam.&amp;lt;/ref&amp;gt;, elle risque de faire l'objet, elle-aussi, d'un rejet tout aussi disproportionné.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les français, il serait temps de commencer à déconstruire ces névroses collectives si notre pays veut progresser dans le concert des nations. L'illusion universaliste ''divise'' une France en déclin alors qu'accepter toutes les composantes de notre pays d'une manière bienveillante serait le préalable à un renouveau du vivre ensemble. Les problèmes sont immenses pour un petit pays comme le nôtre et ce n'est pas en continuant à moraliser la planète tout en nous divisant intérieurement que nous ferons ensemble de grandes choses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Références ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Religion]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Société]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Islam]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Christianisme]]  &lt;br /&gt;
[[Catégorie:2012]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Taken%2C_par_Ibrahims_Kone</id>
		<title>Taken, par Ibrahims Kone</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Taken%2C_par_Ibrahims_Kone"/>
				<updated>2012-02-11T17:42:41Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:I will sit by this riverside&lt;br /&gt;
:And never take my gaze off it&lt;br /&gt;
:By God pearls have passed this tide&lt;br /&gt;
:None to my neck have fit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Words have come out of pride&lt;br /&gt;
:No rope to pull a bit&lt;br /&gt;
:The friend stepped in the ride&lt;br /&gt;
:And stole the whole of it&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Darkness has fallen inside&lt;br /&gt;
:Despite thousands of candle lit&lt;br /&gt;
:I am taken by the enchanting bride&lt;br /&gt;
:There remains nowhere to take a seat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Konem|A celle qui me gratifia d'un beau sourire|Précédent|Taken|Pas de suivant}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Peur_et_changement</id>
		<title>Peur et changement</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Peur_et_changement"/>
				<updated>2012-01-09T04:59:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: Nouvelle page : De la nécessité du changement    [[Catégorie:Draft]]&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;De la nécessité du changement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Draft]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

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		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=O_solde_des_comptes_pass%C3%A9s%2C_par_Anatole_Swadock</id>
		<title>O solde des comptes passés, par Anatole Swadock</title>
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				<updated>2011-09-19T21:42:01Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:O solde de mes comptes passés &lt;br /&gt;
:As-tu retrouvé les aumônes ? &lt;br /&gt;
:J'ai tant donné en charité &lt;br /&gt;
:Mes phéromones&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comtes passés &lt;br /&gt;
:J'accumule encore en lice &lt;br /&gt;
:Les chants de mes fleurs factices &lt;br /&gt;
:Et les rumeurs des trépassés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Tu es enclin au positif &lt;br /&gt;
:Malgré les vies malgré l'esquif &lt;br /&gt;
:Des renaissances entourbées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Je chante encore tel Ulysse &lt;br /&gt;
:Les vertus de ton avarice &lt;br /&gt;
:Qui m'ont fait tel que je suis né&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:D'où vient le flux je ne sais pas &lt;br /&gt;
:Il repart vite en Carabas &lt;br /&gt;
:Me laissant seul éviscéré&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Tu sonnes le glas des marchandages &lt;br /&gt;
:De la boue qui jonche le passage &lt;br /&gt;
:Des tubulures de mes orées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Je pleure seul cette récurrence &lt;br /&gt;
:Dans des amas de larmes rances &lt;br /&gt;
:Qui peuplent mes aubes délavées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Combien de fois serait-je ici &lt;br /&gt;
:Devant la liste désossée &lt;br /&gt;
:Comme une dinde qu'on a farcie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Dieu seul sait combien je tente &lt;br /&gt;
:De faner mes karmas opiacés &lt;br /&gt;
:Pour raccourcir un peu l'attente&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Je t'en supplie remet au ciel &lt;br /&gt;
:Le fruit de ces fleurs vermeilles &lt;br /&gt;
:Témoignage de ma bonté&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Tu es toujours en positif &lt;br /&gt;
:Malgré mes cadeaux chétifs &lt;br /&gt;
:Qui peuplent l'ombre oubliée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Je voudrais bien aller plus vite &lt;br /&gt;
:Que les rouages qui m'habitent &lt;br /&gt;
:De vaines et sombres pensées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Que l'entregel puise enfin &lt;br /&gt;
:Les sentiments de mes catins &lt;br /&gt;
:Dans tes lubanes enrouées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:J'entonne le chant du grand Karma &lt;br /&gt;
:Pour diverger aux apparats &lt;br /&gt;
:Les ruines de ma loyauté&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Combien de cycles dois-je compter &lt;br /&gt;
:Combien de lunes écarlatées &lt;br /&gt;
:Combien de ruines oubliées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Je joue encore les sentinelles &lt;br /&gt;
:Des gains de dés dans mes gamelles &lt;br /&gt;
:Au sein des forts des condamnés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Combien encore de ritournelles &lt;br /&gt;
:De joueurs de flûtes dans les ruelles &lt;br /&gt;
:Devrais-je à nouveau contempler&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Je m'en finis pas de payer &lt;br /&gt;
:Mes emprunts infinis de bohème &lt;br /&gt;
:Qui décrémentent mon anathème&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés&lt;br /&gt;
:Quand donc le flux se tarira &lt;br /&gt;
:Tu viendras avec la grande puja &lt;br /&gt;
:Compter des poux à mes années&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Je dois encore tant de rembourses &lt;br /&gt;
:J'ai tant volé dedans les bourses &lt;br /&gt;
:Des ésotéristes gelés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Je vis encore les mêmes grognes &lt;br /&gt;
:Contre l'archétype autorité &lt;br /&gt;
:Moi le pantin qui se renfrogne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:J'ai un amour qui me renseigne &lt;br /&gt;
:Sur les fruits du cœur qui saigne &lt;br /&gt;
:Aux oraisons de tes camées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Tu chantes enfin le glas du cycle &lt;br /&gt;
:Me ramenant à mon tricycle &lt;br /&gt;
:De petit gamin apeuré&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptés passés &lt;br /&gt;
:Je ferai mieux la fois prochaine &lt;br /&gt;
:Je prendrai moins de bedaine &lt;br /&gt;
:Je ferai la raie sur le côté&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Tu t'envoles loin dessus le vent &lt;br /&gt;
:Des vagues de l'air qui souvent &lt;br /&gt;
:Traverse la nostalgie à gué&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Reviens plus tard je voudrais bien &lt;br /&gt;
:Finir les travaux démarrés &lt;br /&gt;
:Mûrir en sage ou en crétin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:Tu es épée de Damoclès &lt;br /&gt;
:Tu mérites mon pied aux fesses &lt;br /&gt;
:Mais Dieu t'a fait pour tout compter&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:J'engonce les faces de la loufoque &lt;br /&gt;
:Quand dans les bras de mes breloques &lt;br /&gt;
:Je m'affale à terre défoncé&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O solde des comptes passés &lt;br /&gt;
:La lune verte s'enquiert les loutres &lt;br /&gt;
:Qui ont gratouillé les poutres &lt;br /&gt;
:Des ruines miennes que j'ai lustrées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O compte des soldes passés &lt;br /&gt;
:Un jour viendra où tu seras nul &lt;br /&gt;
:Un babillage d'opercule &lt;br /&gt;
:Sur une feuille effacée&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O compte des soldes passés &lt;br /&gt;
:Je t'embrasserai goobye &lt;br /&gt;
:Avec tout mon cœur dégrevé &lt;br /&gt;
:Des voix en moi qui me raillent&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O compte des soldes passés &lt;br /&gt;
:Chante-moi encore une berceuse &lt;br /&gt;
:Du temps des vallées de Chevreuse &lt;br /&gt;
:Que sur mes astres j'avais gravées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O compte des soldes passés &lt;br /&gt;
:Ne m'oublie pas dans ta gouverne &lt;br /&gt;
:Les pas de tes os dans la taverne &lt;br /&gt;
:Cliquetambouillent comme des graviers&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:O compte des soldes passés &lt;br /&gt;
:Une fois le solde mis à nul &lt;br /&gt;
:Je rejoindrais le grand fossé &lt;br /&gt;
:Des flatulents animalcules&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:En attendant je te salue &lt;br /&gt;
:Ton ardoise est toujours bienvenue &lt;br /&gt;
:Quand tu me montres dépité&lt;br /&gt;
:Le compte des soldes passés&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Swadock|Dans les rets|Précédent|O solde des comptes passés|Pas de suivant}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Dans_les_rets%2C_par_Anatole_Swadock</id>
		<title>Dans les rets, par Anatole Swadock</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Dans_les_rets%2C_par_Anatole_Swadock"/>
				<updated>2011-09-07T22:38:07Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:Les mots du ciel ont entamé &lt;br /&gt;
:Le clic des engrenages &lt;br /&gt;
:Les parures font bon ménage &lt;br /&gt;
:Avec ce filet bien serré&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je suis pris là devant l'abime &lt;br /&gt;
:J'aurais aimé tout arrêter &lt;br /&gt;
:Je me retrouve en pantomime &lt;br /&gt;
:Creuser ma tombe en fin d'été&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Le filet de la nasse m'étouffe &lt;br /&gt;
:Je chante en vers pour déglutir &lt;br /&gt;
:Mes cheveux noirs coiffés en touffes &lt;br /&gt;
:Battent la mesure pour avertir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Pris dans le filet je râle &lt;br /&gt;
:Shiva m'a pris dans ses rets bleus &lt;br /&gt;
:Je coupe en vain quelques câbles &lt;br /&gt;
:Pour respirer un peu&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Pris dans le piège je contemple &lt;br /&gt;
:Les conséquences de mes actes &lt;br /&gt;
:De mon ego au cœur intact &lt;br /&gt;
:Du sens caché de ton exemple&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Toi ris donc de ma déroute &lt;br /&gt;
:Fille du ciel tu t'esclaffes &lt;br /&gt;
:Devant les ruines de ma banqueroute &lt;br /&gt;
:Et mon émoi pris dans les gaffes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je prie enfin de pouvoir croire &lt;br /&gt;
:Les vautours noirs de tes volutes &lt;br /&gt;
:Les chiens errants en fils de putes &lt;br /&gt;
:Qui tiennent l'entrée des abattoirs&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Qui sait si le magot s'agite &lt;br /&gt;
:Quand je secoue le filet &lt;br /&gt;
:Du navire creux qui gite &lt;br /&gt;
:Au paroxysme du secret&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je n'ai pas encore rendu l'âme &lt;br /&gt;
:Le Dieu de tous me l'a laissée &lt;br /&gt;
:Pour compter avec son calame &lt;br /&gt;
:Mes occurrences incarnées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Evidemment il reste un sceau &lt;br /&gt;
:De tours cliquant du samsara &lt;br /&gt;
:De vies passées dans les faisceaux &lt;br /&gt;
:Des rets bleus du grand Shiva&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Un jour peut-être j'habiterai &lt;br /&gt;
:Dans les mondes des nuées &lt;br /&gt;
:Sur les falaises de grès &lt;br /&gt;
:Dans les champs bleus de sa beauté&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:En attendant je dégouline &lt;br /&gt;
:Des fils puissants qui me contraignent &lt;br /&gt;
:J'ai perdu l'attache qui saigne &lt;br /&gt;
:Et peu à peu je m'aligne&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je rends hommage aux donneurs d'âtre &lt;br /&gt;
:Qui ont brûlé leurs rétentions &lt;br /&gt;
:Ils ont fondu les prétentions &lt;br /&gt;
:En matant l'ego acariâtre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Devant leurs yeux les ondes défilent &lt;br /&gt;
:Comme des lunes blanches et sages &lt;br /&gt;
:Ils naviguent sur les rivages &lt;br /&gt;
:De l'océan volubile&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Pris dans les rets je les regarde &lt;br /&gt;
:Le cœur en feu figé sur place &lt;br /&gt;
:Je sens encore la menace &lt;br /&gt;
:Des liens qui me mansardent&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je compte à l'œil les subtiles &lt;br /&gt;
:Les fins filins de saugrenages &lt;br /&gt;
:Les dernières traces des carnages &lt;br /&gt;
:Qui me lient à l'asile&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ils filent droit sur l'océan &lt;br /&gt;
:Se fondre en Lui dans les ondes lisses &lt;br /&gt;
:Manger du feu sans artifice &lt;br /&gt;
:S'unir enfin au non néant&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Amis attendez le non sage &lt;br /&gt;
:Il a sur lui des fils qui coupent &lt;br /&gt;
:Un égo vil qui entourloupe &lt;br /&gt;
:Un solde non nul de pillages&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Mais ils sont loin et ma voix perd &lt;br /&gt;
:Le fil de leur trajectoire &lt;br /&gt;
:Tandis que m'enserrent &lt;br /&gt;
:Les conséquences de mes déboires&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Shiva se présentera un jour &lt;br /&gt;
:Devant sa pauvre créature &lt;br /&gt;
:Recommençant l'ouverture &lt;br /&gt;
:De la vie au nouveau jour&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Peut-être le moment est-il proche &lt;br /&gt;
:Que mes ondées fassent mouche &lt;br /&gt;
:Que je trouve l'ultime cartouche &lt;br /&gt;
:De cette beauté qui s'effiloche&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Alors détaché du monde et de ses liens &lt;br /&gt;
:Je suivrai les saints sur l'océan &lt;br /&gt;
:Du Dieu des dieux qui les contient &lt;br /&gt;
:Dans mon dernier élan&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Les mots du ciel ont entamé &lt;br /&gt;
:Le clic des engrenages &lt;br /&gt;
:Mes blessures font bon ménage &lt;br /&gt;
:Avec ce filet bien serré&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Swadock|Voyage liquide|Précédent|O solde des comptes passés|Suivant}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Voyage_liquide%2C_par_Anatole_Swadock</id>
		<title>Voyage liquide, par Anatole Swadock</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Voyage_liquide%2C_par_Anatole_Swadock"/>
				<updated>2011-09-06T21:44:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:Je fouille les arcanes de l'inconscient&lt;br /&gt;
:Dans mon labo des profondeurs &lt;br /&gt;
:Mon périscope ausculte patient &lt;br /&gt;
:Les positions de ta langueur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je chante les auras d'aurore &lt;br /&gt;
:Quand les vernis ont craquelé &lt;br /&gt;
:Sur les mains de mes remords &lt;br /&gt;
:A l'unisson de l'anxiété&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je compte encore les aboiements &lt;br /&gt;
:De tes nuitées aux clairs d'étoiles&lt;br /&gt;
:Où je fouillais au firmament&lt;br /&gt;
:Les entrelacs des voiles sur voiles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Tu es là au bord du gouffre &lt;br /&gt;
:A chamailler tes oripeaux &lt;br /&gt;
:A chanter aux chutes d'eau &lt;br /&gt;
:La douce pluie de l'onde qui souffre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je te regarde et rie bien fort &lt;br /&gt;
:Au fond du lab je me terre &lt;br /&gt;
:Sondant les abîmes lunaires &lt;br /&gt;
:Des cratères de tes efforts&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Tu parles trop trop loin du cœur&lt;br /&gt;
:Ton bateleur est sainte absinthe&lt;br /&gt;
:Tu t'es perdue au labyrinthe&lt;br /&gt;
:Des mots stériles cachant ta peur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ose donc te dévoiler&lt;br /&gt;
:Montre autre chose que ton cul&lt;br /&gt;
:Ton intellect pataud et cru&lt;br /&gt;
:Tes bords de mers étoilées&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Un jour peut-être dans mes bagnoles&lt;br /&gt;
:Je poursuivrai sur l'autoroute&lt;br /&gt;
:Les parfums de tes carmagnoles&lt;br /&gt;
:Et les bisons de ta déroute&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Nous nous croiserons maudits&lt;br /&gt;
:Au phare de la peur à midi&lt;br /&gt;
:Quand les loutres croisent les oursins&lt;br /&gt;
:Quand j'imiterai Joe Dassin&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Là devant un verre de schnaps gris&lt;br /&gt;
:Tu brûleras tes livres rampants&lt;br /&gt;
:Je fumerai quelques souris&lt;br /&gt;
:Avant d'humer tes océans&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Dans la folie de nos corps rudes&lt;br /&gt;
:Nous oublierons les voiles d'hiver&lt;br /&gt;
:Les crépuscules des mines sévères&lt;br /&gt;
:Les craquements des certitudes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Le vent nous portera au loin&lt;br /&gt;
:Toi dans tes livres moi au turbin&lt;br /&gt;
:Je pullulerai dans tes puits sombres&lt;br /&gt;
:Comme un souvenir tapi dans l'ombre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Tu auras oublié jusqu'au son de mon squelette&lt;br /&gt;
:Les mains glacées dans le savoir &lt;br /&gt;
:J'accorderai mon épinette &lt;br /&gt;
:Pour creuser mon désespoir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Puis à mon tour, je serai vide&lt;br /&gt;
:Le souvenir des nus s'évanouit &lt;br /&gt;
:Les muses passent sans mon avis &lt;br /&gt;
:S'encanailler au lac aride&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Dans mon tunnel enfin serein &lt;br /&gt;
:Je ferai la morale aux moquettes &lt;br /&gt;
:Les rats m'attendront dans les coins &lt;br /&gt;
:Pour faire un brin de causette&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Les vagues dures de la mer folle &lt;br /&gt;
:Soulèvent le cœur à mes passions &lt;br /&gt;
:Dans les rafales des batignoles &lt;br /&gt;
:J'envie ton ciel aux horizons&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Swadock|Santons et valets|Précédent|Dans les rets|Suivant}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Le_menuisier%2C_par_Emile_Verhaeren</id>
		<title>Le menuisier, par Emile Verhaeren</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Le_menuisier%2C_par_Emile_Verhaeren"/>
				<updated>2010-09-23T04:17:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:Le menuisier du vieux savoir &lt;br /&gt;
:Fait des cercles et des carrés, &lt;br /&gt;
:Tenacement, pour démontrer &lt;br /&gt;
:Comment l'âme doit concevoir &lt;br /&gt;
:Les lois indubitables et fécondes &lt;br /&gt;
:Qui sont la règle et la clarté du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:A son enseigne, au coin du bourg, là-bas, &lt;br /&gt;
:Les branches d'or d'un grand compas&lt;br /&gt;
:- Comme un blason, sur sa maison -&lt;br /&gt;
:Semblent deux rais pris au soleil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Le menuisier construit ses appareils&lt;br /&gt;
:- Tas d'algèbres en des ténèbres -&lt;br /&gt;
:Avec des mains prestes et nettes &lt;br /&gt;
:Et des regards, sous ses lunettes, &lt;br /&gt;
:Aigus et droits, sur son travail &lt;br /&gt;
:Tout en détails.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ses fenêtres à gros barreaux &lt;br /&gt;
:Ne voient le ciel que par petits carreaux ;&lt;br /&gt;
:Et sa boutique, autant que lui, &lt;br /&gt;
:Est vieille et vit d'ennui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il est l'homme de l'habitude &lt;br /&gt;
:Qu'en son cerveau tissa l'étude, &lt;br /&gt;
:Au long des temps de ses cent ans &lt;br /&gt;
:Monotones et végétants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Grâce à de pauvres mécaniques &lt;br /&gt;
:Et des signes talismaniques &lt;br /&gt;
:Et des cônes de bois et des segments de cuivre &lt;br /&gt;
:Et le texte d'un pieux livre &lt;br /&gt;
:Traçant, la croix, par au travers,&lt;br /&gt;
:Le menuisier dit l'univers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Matin et soir, il a peiné &lt;br /&gt;
:Les yeux vieillots, l'esprit cerné, &lt;br /&gt;
:Imaginant des coins et des annexes&lt;br /&gt;
:Et des ressorts malicieux &lt;br /&gt;
:A son travail chinoisement complexe,&lt;br /&gt;
:Où, sur le faîte, il dressa Dieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il rabote ses arguments &lt;br /&gt;
:Et taille en deux toutes répliques &lt;br /&gt;
:Et ses raisons hyperboliques &lt;br /&gt;
:Trouent la nuit d'or des firmaments.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il explique, par des sentences, &lt;br /&gt;
:Le problème des existences &lt;br /&gt;
:Et discute sur la substance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il s'éblouit du grand mystère, &lt;br /&gt;
:Lui donne un nom complémentaire&lt;br /&gt;
:Et croit avoir instruit la terre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il est le maître en controverses, &lt;br /&gt;
:L'esprit humain qu'il bouleverse, &lt;br /&gt;
:Il l'a coupé en facultés adverses, &lt;br /&gt;
:Et fourre l'homme qu'il étrique, &lt;br /&gt;
:A coups de preuves excentriques, &lt;br /&gt;
:En son système symétrique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Le menuisier a pour voisins &lt;br /&gt;
:Le curé et le médecin&lt;br /&gt;
:Qui ramassent, en ses travaux pourtant irréductibles, &lt;br /&gt;
:Chacun pour soi, des arguments incompatibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ses scrupules n'ont rien laissé &lt;br /&gt;
:D'impossible, qu'il n'ait casé, &lt;br /&gt;
:D'après un morne rigorisme, &lt;br /&gt;
:En ses tiroirs de syllogismes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ses plus graves et assidus clients ? &lt;br /&gt;
:Les gens branlants, les gens bêlants &lt;br /&gt;
:Qui achètent leur viatique,&lt;br /&gt;
:Pour quelques sous, dans sa boutique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il vit de son enseigne, au coin du bourg, &lt;br /&gt;
:- Biseaux dorés et compas lourd -&lt;br /&gt;
:Et n'écoute que l'aigre serinette, &lt;br /&gt;
:A sa porte, de la sonnette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il a taillé, limé, sculpté &lt;br /&gt;
:Une science d'entêté, &lt;br /&gt;
:Une science de paroisse, &lt;br /&gt;
:Sans lumière, ni sans angoisse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Si bien qu'au jour qu'il s'en ira &lt;br /&gt;
:Son appareil se cassera ; &lt;br /&gt;
:Et ses enfants feront leur jouet, &lt;br /&gt;
:De cette éternité qu'il avait faite, &lt;br /&gt;
:A coups d'équerre et de réglette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Poésie française|Verhaeren Emile}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Construire_sa_vie</id>
		<title>Construire sa vie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Construire_sa_vie"/>
				<updated>2010-08-28T08:12:35Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beaucoup de personnes voudraient nous faire croire que la vie est contrôlable par un plan ou un schéma qui serait le fruit de notre propre pensée. Les théories de ce genre tournent toutes autour d'une vision matérialiste et intellectuelle de l'être humain, matérialiste car il est supposé que le monde se limite au monde des phénomènes &amp;quot;communément perceptibles&amp;quot; et que la matière est contrôlable par l'homme et intellectuelle car la construction de son &amp;quot;projet de vie&amp;quot; est issue d'un intellect qui projette dans le futur une volonté d'être d'une certaine manière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons, dans cet article, tenter d'entrer plus en profondeur dans ces notions afin de tempérer cette vision trop simpliste des choses, vision qui est le fruit d'une réflexion intellectuelle qui comment souvent est trop simplificatrice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les pré-requis de la pensée auto-déterministe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nommerons ce type de pensée la pensée auto-déterministe. La pensée déterministe est un type de pensée qui obéit aux patterns suivants :&lt;br /&gt;
* &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Draft]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Timeline_view_of_some_directories_of_the_hard_drive_%28Common_Lisp%29</id>
		<title>Timeline view of some directories of the hard drive (Common Lisp)</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Timeline_view_of_some_directories_of_the_hard_drive_%28Common_Lisp%29"/>
				<updated>2010-08-19T23:12:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: /* Code */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Purpose ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Having a timeline view of several folders in the hard drive.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
This is my first Common Lisp program, so don't be too harsh :-)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Code ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;pre&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;=============================HEADER====================================&lt;br /&gt;
; champ.lisp &amp;quot;Timeline explorer&amp;quot; v 1.1&lt;br /&gt;
; Copyleft 1001nuits (http://www.1001nuits.org - August 2010&lt;br /&gt;
;=======================================================================&lt;br /&gt;
(defpackage &amp;quot;TIMELINE-EXPLORER&amp;quot;&lt;br /&gt;
            (:use &amp;quot;COMMON-LISP&amp;quot;)&lt;br /&gt;
            (:nicknames &amp;quot;CHAMP&amp;quot;)&lt;br /&gt;
            (:export &amp;quot;MAIN&amp;quot;))&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(in-package timeline-explorer)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;=====================General constants =====================&lt;br /&gt;
(defparameter *symbols* (list 'get-file-info 'test-get-file-info&lt;br /&gt;
                      'remove-singletons 'test-remove-singletons) &amp;quot;General symbols of the file&amp;quot;)&lt;br /&gt;
(defparameter *DIR-WC* &amp;quot;*/&amp;quot; &amp;quot;Wild card default for directories. Could be implementation specific&amp;quot;)&lt;br /&gt;
(defparameter *DIR* &amp;quot;/&amp;quot;)&lt;br /&gt;
(defparameter *FILE-WC* &amp;quot;*&amp;quot; &amp;quot;Wild card default for files.&amp;quot;)&lt;br /&gt;
(defparameter *months* (vector &amp;quot;January&amp;quot; &amp;quot;February&amp;quot; &amp;quot;March&amp;quot; &amp;quot;April&amp;quot; &amp;quot;May&amp;quot; &amp;quot;June&amp;quot; &lt;br /&gt;
                        &amp;quot;July&amp;quot; &amp;quot;August&amp;quot; &amp;quot;September&amp;quot; &amp;quot;October&amp;quot; &amp;quot;November&amp;quot; &amp;quot;December&amp;quot;))&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;dictionary of fi-info instances&lt;br /&gt;
(defparameter *dict* nil)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(defun doc ()&lt;br /&gt;
    (dolist (elt *symbols*)&lt;br /&gt;
        (format t &amp;quot;Documentation for '~A': ~A~%&amp;quot; elt (documentation elt 'function))))&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;=====================Get file info=====================&lt;br /&gt;
(defclass fi-info ()&lt;br /&gt;
    ((fi-univ :accessor univ&lt;br /&gt;
              :initarg :univ)&lt;br /&gt;
     (fi-name :accessor name&lt;br /&gt;
              :initarg :name)&lt;br /&gt;
     (fi-year :accessor year&lt;br /&gt;
              :initarg :year)&lt;br /&gt;
     (fi-month :accessor month&lt;br /&gt;
               :initarg :month) &lt;br /&gt;
     (fi-day :accessor day&lt;br /&gt;
             :initarg :day)))&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(defun get-file-info (f)&lt;br /&gt;
    &amp;quot;fi-finfo construct: gets file information and put them in a fi-info object&amp;quot;&lt;br /&gt;
    (let* ((n (with-open-file (s f) (file-write-date s)))&lt;br /&gt;
           (l (multiple-value-list (decode-universal-time n)))&lt;br /&gt;
           (day (fourth l))&lt;br /&gt;
           (month (fifth l))&lt;br /&gt;
           (year (sixth l)))&lt;br /&gt;
        (make-instance 'fi-info :univ n :name f :day day :month month :year year)))&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(defmethod fi-more-recent? ((a fi-info) (b fi-info))&lt;br /&gt;
    &amp;quot;fi-finfo comparison operator&amp;quot;&lt;br /&gt;
    (if (&amp;gt; (univ a) (univ b)) t nil)) &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(defmethod format-link ((a fi-info))&lt;br /&gt;
    &amp;quot;fi-info link formatter&amp;quot;&lt;br /&gt;
    (let* ((fname (concatenate 'string (pathname-name (pathname (name a))) &amp;quot;.&amp;quot; (pathname-type (pathname (name a)))))&lt;br /&gt;
           (fdir (subseq (name a) 0 (- (length (name a)) (length fname)))))&lt;br /&gt;
        (format nil &amp;quot;&amp;lt;a href=\&amp;quot;file://~A\&amp;quot; target=\&amp;quot;new\&amp;quot;&amp;gt;~A&amp;lt;/a&amp;gt; - &amp;lt;a href=\&amp;quot;file://~A\&amp;quot; target=\&amp;quot;new\&amp;quot;&amp;gt;Folder&amp;lt;/a&amp;gt;&amp;quot;&lt;br /&gt;
            (name a) fname fdir)))&lt;br /&gt;
            &lt;br /&gt;
(defmethod get-time ((a fi-info))&lt;br /&gt;
    &amp;quot;fi-finto time formatter&amp;quot;&lt;br /&gt;
    (let ((timeobj (multiple-value-list (decode-universal-time (univ a)))))&lt;br /&gt;
        (format nil &amp;quot;~2,'0d:~2,'0d:~2,'0d&amp;quot; (third timeobj) (second timeobj) (first timeobj))))&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;===========================runfrom=======================&lt;br /&gt;
(defun runfrom (dir)&lt;br /&gt;
    &amp;quot;Get files in a directory and recurse on sub directories&amp;quot;&lt;br /&gt;
    (let ((files (directory (concatenate 'string dir *FILE-WC*))))&lt;br /&gt;
        (dolist (file files 'done-files)&lt;br /&gt;
            (push (get-file-info (namestring file)) *dict*)))&lt;br /&gt;
    (let ((subdirs (directory (concatenate 'string dir *DIR-WC*))))&lt;br /&gt;
        (dolist (subdir subdirs 'done-dirs)&lt;br /&gt;
            (runfrom (concatenate 'string (namestring subdir) *DIR*))))) ;recurse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;===========================formatting=======================&lt;br /&gt;
(defun html-format-dict (outputfile dict)&lt;br /&gt;
    &amp;quot;Prints a list of fi-info instances&amp;quot;&lt;br /&gt;
    (with-open-file (strea outputfile :direction :output&lt;br /&gt;
                                    :if-exists :supersede)&lt;br /&gt;
        (format strea &amp;quot;&amp;lt;html&amp;gt;&amp;lt;head&amp;gt;&amp;lt;title&amp;gt;Timeline Explorer&amp;lt;/title&amp;gt;&amp;lt;/head&amp;gt;~%&amp;quot;)&lt;br /&gt;
        (let ((tyear 0) (tmonth 0) (tday 0))&lt;br /&gt;
            (dolist (obj dict 'end)&lt;br /&gt;
                (let ( (tempyear (year obj))&lt;br /&gt;
                       (tempmonth (month obj))&lt;br /&gt;
                       (tempday (day obj))&lt;br /&gt;
                       (changeofyear nil)&lt;br /&gt;
                       (changeofmonth nil)&lt;br /&gt;
                       (changeofday nil))&lt;br /&gt;
                    (if (equal tyear 0)&lt;br /&gt;
                        (progn &lt;br /&gt;
                            (setf tyear tempyear) ;init loop&lt;br /&gt;
                            (setf changeofyear t))&lt;br /&gt;
                        (if (not (equal tyear tempyear))&lt;br /&gt;
                            (progn (setf changeofyear t) (setf tyear tempyear))))&lt;br /&gt;
                    (if (equal tmonth 0)&lt;br /&gt;
                        (progn&lt;br /&gt;
                            (setf tmonth tempmonth) ;init loop&lt;br /&gt;
                            (setf changeofmonth t))&lt;br /&gt;
                        (if (not (equal tmonth tempmonth))&lt;br /&gt;
                            (progn (setf changeofmonth t) (setf tmonth tempmonth))))&lt;br /&gt;
                    (if (equal tday 0)&lt;br /&gt;
                        (progn&lt;br /&gt;
                            (setf tday tempday) ;init loop&lt;br /&gt;
                            (setf changeofday t))&lt;br /&gt;
                        (if (not (equal tday tempday))&lt;br /&gt;
                            (progn &lt;br /&gt;
                                (setf changeofday t) (setf tday tempday))))&lt;br /&gt;
                    (if changeofyear (format strea &amp;quot;&amp;lt;hr&amp;gt;&amp;lt;h1&amp;gt;Year ~d&amp;lt;/h1&amp;gt;~%&amp;quot;&lt;br /&gt;
                            (year obj)))&lt;br /&gt;
                    (if changeofmonth (format strea &amp;quot;&amp;lt;hr&amp;gt;&amp;lt;h2&amp;gt;~A ~d&amp;lt;/h2&amp;gt;~%&amp;quot; &lt;br /&gt;
                            (svref *months* (- (month obj) 1))(year obj)))&lt;br /&gt;
                    (if changeofday (format strea &amp;quot;&amp;lt;p&amp;gt;&amp;lt;font color=\&amp;quot;blue\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;b&amp;gt;&amp;lt;i&amp;gt;~d ~A ~d&amp;lt;/i&amp;gt;&amp;lt;/b&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/p&amp;gt;~%&amp;quot; &lt;br /&gt;
                            (day obj) (svref *months* (- (month obj) 1))(year obj)))&lt;br /&gt;
                    (format strea &amp;quot;&amp;lt;font size=\&amp;quot;-1\&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;b&amp;gt;~A&amp;lt;/b&amp;gt; - ~A&amp;lt;br&amp;gt;&amp;lt;/font&amp;gt;~%&amp;quot; &lt;br /&gt;
                        (get-time obj)(format-link obj))&lt;br /&gt;
                    )))&lt;br /&gt;
        (format strea &amp;quot;&amp;lt;/html&amp;gt;&amp;quot;)))&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
;=====================main=====================&lt;br /&gt;
(defun champ-usage ()&lt;br /&gt;
    &amp;quot;Usage function&amp;quot;&lt;br /&gt;
    (format t &amp;quot;Timeline Explorer usage:~%  &amp;gt;(load \&amp;quot;champ.lisp\&amp;quot;)(timeline-explorer:main \&amp;quot;output.html\&amp;quot; \&amp;quot;dir1/\&amp;quot; [...])~%&amp;quot;)&lt;br /&gt;
    (format t &amp;quot;[...] can be other directories.~%Info: directories should end with '/' like '/home/user1/'&amp;quot;)&lt;br /&gt;
    (abort))&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
(defun main(outputfilename &amp;amp;rest others)&lt;br /&gt;
    &amp;quot;Main entry point&amp;quot;&lt;br /&gt;
    (if (equal others nil) &lt;br /&gt;
        (champ-usage)) &lt;br /&gt;
    (if (not (equal (length *dict*) 0))&lt;br /&gt;
        (progn (setf *dict* nil)&lt;br /&gt;
            (format t &amp;quot;Info: memory has been cleaned up...~%&amp;quot;)))&lt;br /&gt;
    (let ( (start (get-universal-time)) )&lt;br /&gt;
        (dolist (dirtemp others)&lt;br /&gt;
            (if (not (stringp dirtemp))&lt;br /&gt;
                (progn (format t &amp;quot;Invalid input parameter, string expected.~%&amp;quot;) (champ-usage)))&lt;br /&gt;
            (runfrom dirtemp))&lt;br /&gt;
        (format t &amp;quot;~A records treated in ~A seconds~%&amp;quot; (length *dict*)(- (get-universal-time) start))&lt;br /&gt;
        (let ((temp (sort *dict* #'fi-more-recent?)))&lt;br /&gt;
            (format t &amp;quot;Sorting done. Writing output to file...~%&amp;quot;)&lt;br /&gt;
            (html-format-dict outputfilename temp)&lt;br /&gt;
            (format t &amp;quot;Output written~%Total time: ~A seconds~%&amp;quot; (- (get-universal-time) start))))&lt;br /&gt;
    t)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;/pre&amp;gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Comments ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tested on [http://clisp.cons.org CLISP]. This is important because wild cards for directories are implementation specific.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Usage:&lt;br /&gt;
&amp;lt;pre&amp;gt;&lt;br /&gt;
[1]&amp;gt; (load &amp;quot;champ.lisp&amp;quot;)&lt;br /&gt;
;; Loading file champ.lisp ...&lt;br /&gt;
;; Loaded file champ.lisp&lt;br /&gt;
T&lt;br /&gt;
[2]&amp;gt; (timeline-explorer:main &amp;quot;/home/foo/temp/output.html&amp;quot; &amp;quot;/home/foo/Documents&amp;quot; &amp;quot;/home/bar/Things&amp;quot;)&lt;br /&gt;
7637 records treated in 4 seconds&lt;br /&gt;
Sorting done. Writing output to file...&lt;br /&gt;
Output written&lt;br /&gt;
Total time: 8 seconds&lt;br /&gt;
T&lt;br /&gt;
[3]&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/pre&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The program generates a very basic html page that you can bookmark in order to get it when you refresh it.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Code]][[Catégorie:English section]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Aphorisms_XXVII</id>
		<title>Aphorisms XXVII</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Aphorisms_XXVII"/>
				<updated>2010-05-08T13:53:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Ego, again and again, is blinding people about what they really are. When the ego stands in the way, the mirror is dark.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Our mind is so full of patterns that we only seek for the repetition of the known and we don't see the present.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Manhood tends to tackle problems on a superficial way. The depth of truth remains out of reach for most of us.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Words are meant to be forgotten for people to continue walking on their path.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Manhood would be more calm if everyone had nothing to prove to the others.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pessimisme ou le cynisme sont acceptables socialement tandis que la vérité vous fait passer pour un fou. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
For many years, I only read the surface of the world. Now I understand what it means to go deeper in things. This work is with no end.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
My wife is a like the sky: she is the purest being when stormy clouds are not here to hide her beauty.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we want wisdom, we can find it because it is not hidden. But is our heart ready to accept the truth of it?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Words are meant to understand that we have to burn them inside with the rest of the 'I'&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Occidental culture obeys the same accumulation logic than material assets. Indeed, culture is matter and it obstructs the mind.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
One disease of the mind is to see things through the right and wrong glasses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Man is frightened by disorder even if disorder is somewhat the core of human life. Disorder is what is versus what we think should be.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The world may be yours, you won't really own anything at all.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Unto the path of the Beloved, Our ego is our first and only enemy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It is quite awkward that we tend to live our mental life through the writings of others. This is one cornerstone of conditioning.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signs of conditioning: put too much hope in someone, in some ideology, in some dogma, etc., or in their absence, their denial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Signs of conditioning in our thoughts: to feel trapped, closed, imprisoned, to think you have no choice, that the society makes it all...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Most of us think under conditioning. One of the first sign of it is to believe you worry when you are told what to worry about.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I sometimes wish there were no words to separate people. For words are illusions filling the heart with ideas instead of love.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Most of us desperately seek to be loved while their heart is not full of love. Love always and ask nothing in return!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Complexity is never true.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The rainy night is bringing its pot of contingent water noises in which melts the singing of the hoot.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
With time, I become more transparent, as if I was vanishing from the world.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Each time I speak, I realize I could abstain myself.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Some people carry a real bad karma.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maya is not a concept. It is real and it takes a while to understand it, see it, feel it.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To have a real exchange, you have to be two people listening to each other. This is quite hard to find.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Contrary to what some people may think, false gurus are very useful: they show that some gurus can be true.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If only the pure in intentions were to be religious men and women, there would be nobody in the temples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Psychology is a subset of religion. A religious man cannot but be interested in psychology.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Exotericism and esotericism division may only be the consequence of dogma. With a more opened dogma, there is only a path amongst others.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To a certain extent, worrying about all the issues of the world is a waste of energy that you may have used doing what you are supposed to.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
This is not our ideas that run inside our heads but must often the weight of our deeds. Abandoning the fruits of deeds clears the mind up.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When you can let go what you think you created or built with pain and sweat, then you begin to have a vision of the truth.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are all here in this world to get a better understanding of ourselves and to clean up our hearts. This means facing the deepest fears.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It is not so obvious that the evil can come out of our actions. Most of us do not intend to be evil and nevertheless some of us are.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I did experience real evil on some rare occasions. Most of the time, it was just evil coming from unconscious silliness.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intellectual concepts are a source of conflicts, because two people can never have the same mental representation of concepts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Society must not be reduced to an intellectual concept. Society is made of the relationship there is between me and you.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We cannot reject society as it is. Rejection brings more conflict and closes the door of issue understanding.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It is rare to read things about God and to be inwardly sure they are harmless. Too often, religious standpoints are aggressive or dogmatic.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Words are often so empty. And yet they can be so full of love, so deep that they feed our heart.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There comes a moment in life when you discover how useless you are - except through the love you give. In this time, He is.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beware to the multiple reflections of ego! When you stop seeing yourself everywhere, then you can see Him.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When you see reasoning in a saint text, you just see a mirror or yourself.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Denial of reality is denial of truth. It is linked to denial of God and worship of the ego. It seems a common posture in Kali Yuga's era.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
You don't need books to meet the Great Friend, you just need your heart.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
You can forget everything but monotheism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sufism is the path of balance between heart and mind.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The Beloved is within that very second.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ego is one for all people, and not multiple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we speak, we know not. When we know, we speak not.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
People do not want to know the truth. On the contrary, most of us want only to remain blind and deaf.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we took the thoughts of others out of our minds, we would face void or creation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Healing the body is not an outward concern, but an inward one.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
People give outward advices to be well and live happily. I try to heal my numerous inward scars, praying you my Friend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The more we speak, the more we lie or criticize or make mistakes or say untrue things. In silence, aphorisms are quite a long novel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Long ago, I discovered I was not like the others. Now, I could not tell.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We should never count on what we gained, because all gain is an illusion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
People suffering is huge, even in people that convinced themselves they don't suffer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If intellectual representations can make us see illusions rather than reality, emotions usually do the same.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amongst all that I have written, silence is best.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It is not so obvious that what we call 'our' thoughts really are ours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We have to realize that error is linked to thinking and that it is an eternal truth. This implies that we should be humble in our thoughts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In life, or you are a slave to someone, to some social structure, to some ideology, etc., or you are free through submission to the Beloved.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Men are slaves to their lies and fears and ideologies whereas the religious man is free.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seeing what is requires some courage, because by assuming it, you will contradict those who live in a fantasy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Our problem is that too often we refuse to see what is to prefer to think about what should be.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Religion is like a jewel. There are so many fakes that pretend to be authentic.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Not every perverted form of religion can apply to all cultures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We must learn how to act, because this is not obvious. We must learn what are absolute acts, acts that are not reactions but actions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When an act is done while waiting a reciprocity or a reward of any kind, then the act is not pure and not sincere.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Our main enemy was, is and will be ego. This statement identifies a basic principle of religion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The way to get out of the action reaction chain is not to be attached to the fruits of our own actions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We always pay the consequences of our own acts, because we are submitted to the action reaction chain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We must fight against the patterns of thought that are inside our minds and that produce already thought conclusions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The cult of God must not turn into the cult of ego. It happens when people believe God is only immanent and not transcendent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To breathe spiritually, we need space inwardly.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Love is a space where there is no measurement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we promote measure, then our god should be the computer. It is much better than we to measure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intellect does not appreciate, does not taste nor feel: it measures. The path is not to measure anymore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Manhood invented lots of tricks to forget to be living. Most of us are experts in avoidance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are so empty that we continuously crave for filling our brain with someone else's thoughts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we are emotionally attached to some past memory, we usually react badly to a new fact concerning that very memory.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Real revolution of the mind happens when we see the facts as they are.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We should learn to distinguish between opinion and truth.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hoarding always generates troubles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Apho|Aphorisms XXVI|Previous|:Catégorie:Aphorismes|TOC}}[[Catégorie:2010]][[Catégorie:English section]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Aphorisms_XXVI</id>
		<title>Aphorisms XXVI</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Aphorisms_XXVI"/>
				<updated>2010-05-08T13:51:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;We must forget experiences, by fear of being bound to live the present instant through the memories of what it looks like.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Getting out of the net of causes and consequences is first of all a psychological labor.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The clarification of intentions is a primer concern for the religious man&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Truth is no truth anymore when it is said cynically or to hurt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
So many suffering from the past keeps on living inside us and influencing our actions: this is Maya.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We can ask ourselves if there is a path. This question is irrelevant. There is no path but one step. And, a posteriori, steps are a path.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ego is too often everywhere, inwardly for sure, but too often, we project it outwardly too.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To move on the spiritual path, we have to avoid projecting our ego in every person we meet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We have a tendency to melt pure with impure things. This tendency can vanish progressively like disappearing veils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we could speak not when we do not know, the world would be more peaceful.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We should be tolerant about the use of words, because even if you seem to say the reverse of what I say, we could mean the same thing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A lot of debates are only centered upon words, but not upon meaning.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tradition does not exist strictly speaking. But let's say that eternal wisdom could be called tradition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we try to turn things as they are into things as they should be, we create new issues to be added to the ones that were there already.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Whether we want or don't want, things occur anyway.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Novelty is always illusion of the manifold.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The more we speak about the spiritual, the more it vanishes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we see differences in things, we are not being spiritual.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Truth is not hidden, but we don't want to see it. We prefer our known comfortable lies and escapes to it. The one who doesn't is religious.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we have to face the truth brutally, we generally escape into two kinds of behavior: denial or doing as if nothing occurred.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The human mind has a limited number of thinking patterns. Those patterns are the basis of our conditioning.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beyond the immense loneliness that pushes us to run away from life in desires and pleasures begins the domain of the Beloved.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Even if we are continuously trying to master things, we often don't realize we don't master anything.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sometimes, we would like to express, then don't find the words, then remain silent. In this state, we don't lie anymore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The round dance of the world is always running, on and on.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Humanity needs to be reassured, physically first, but also in a psychological way. This is this need that leads to conformism.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Why are we endlessly quoting other people? Perhaps because it is reassuring not to think by oneself?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
So many of us are lost in useless social questions that prevent us to search for the beloved.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Society is not an abstract concept: it is only the set of my relationships with the people I interact with.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If you think you know the Truth, realize this is an indication you don't.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thinking through clusters of ideas provides the illusion of thinking freely while the cluster drives the thoughts like a prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ideas and ideologies go by clusters. Thus, it is common to meet people that think in clusters.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rather than protection through isolation, protection can be found through non resistance, but a non resistance without object.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Happiness lies in the world of opposite. As a matter of fact, we cannot target happiness without getting the opposite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To go to Him, we must know ourselves, so our mind, so our ego, so our intellect. When we see all that, it remains a heart to polish.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There are nor beginning nor end. This are just steps in the present time.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are too afraid of failure and all what this word means. Failure is a judgment while error is a fact. Let us stick to the fact.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
As children, we all make errors, continuously, and fail on the path. But Beloved, your forgiving Highness helps us to move forward.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
One day, every person is facing a choice : going on outwardly into pleasure seeking (even delicate ones) or seeking inwardly for the Truth.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The most the pleasure is subtle, the larger the pain is when this pleasure is not there. That's why wise men are simple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thought, even if we think it is personal, is a common attribute of humankind. That means we all think and too often the same things.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beyond manifestation is love.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The walls outside are just the reflection of the inward walls.	&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The Beloved is in all hearts. Some have just too must rust over their heart to see God's reflection upon it.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We must not despise any religion because in themselves they have the same heart, the same impulse of mankind towards Him.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The relationship to the guide must not be based on authority but on mutual trust, as two friends making a step towards the Beloved.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The spiritual path is one of the most dangerous journeys ever because of the number of different traps one has to avoid while following it.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seeing the world as it is is the first step to stop projecting what it could or should be.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Spiritual  things take a long time to infuse beyond words and intellectual apprehension.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Saying there is no method does not mean we cannot be guided but means that guidance cannot be reduced to imitation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We cannot say there is no path because each of us has a path.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A creative mind does not pursue creation; it just 'occurs'.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We must not confuse creation as a capture of the spirit of the time with a creative mind.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Respectability  and conformity  are not compliant with the spirit of the religious man.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rare are the people with no heart, but they are.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In so many written words, one must follow his heart silently instead of saturating his head.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There are often pure ways of acting, but those ways do not involve intellect.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
All things lead to the One. That is why some people use the word path.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The outward wars and conflicts are the result of the continuous inward war and conflict.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'I' can talk about ego.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Duality is the world of men, Oneness is the path to God.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Overcoming the duality leads to the One.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Love is not the negation of hate.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The process of becoming is bringing inward conflict as outward conflict. Becoming should be choice-less.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Negative  understanding  can be the highest level of understanding in life, provided it is a negative without opposite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we are in the negative approach, we often are in reaction to something. The referential is still the one of the something.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non action is not the negative of action. It is the substance of action.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Authority  only relies on the fact that one people will order and one will obey. If one of them is not acting, the illusion breaks down.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Things are done by themselves. That means that non action is somewhat the real action.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The ego is a subtle illusion that is revivified if we fight against it.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We only learn when investigating about ourselves. The rest is useless accumulation of intellectual knowledge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Spiritual  words are odd: they do not speak to the ones that are deaf, and the ones they speak to do not need them.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The objective of man is to be free. That is throughout this freedom that man can 'meet' 'God'.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We must break free from family first because this cell is too often the origin of belonging, of division and conflict.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rejecting authority is an inward behavior before it manifests. It begins with parents ang ego.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Acts should be done with no particular reason, just because things must be done, without the intellect to confuse things as they are.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If you want to free yourself 'from', then you will never be free. Except if you free yourself 'from' ego.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Freedom is not 'having the choice'. Freedom is not a relative state.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There is no authority, no leader, no guru, no ideal, no theory, no method, etc. And this is not small talk.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wisdom has nothing to do with age or experience or intellectual knowledge. Wisdom is seeing what is.     &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Being wise is not being stuck into one's experience. It is seeing the truth with no judgment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The ego likes to act like a child or a player. That is why so many aged people are not wise but childish.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comparison is measure in a reactive way. It is a cause of conflict.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Measure is a representation. Indeed it is not the thing measured but a judgment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Being born as a religious person means being dead for the ego.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Measurement is the core function of our intellect. When measure disappear, the religious person can be born.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When you don't accept lies (personal, social, etc.), when you stick to the truth, respectable people will treat you as a madman.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If something is represented whereas it should not be, then it can become easily ideology, and so cause conflict and pain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Our supposed creations are not creations but at most the expression of some talent. To be creative, one need to be free.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Is there a path to spiritual matters? Probably the 'not not' method of the ancient Rishis - which is not a path by the way.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The world of opposites is far from the truth because it is the world of opinions. Opinions have no importance at all in spiritual matters.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Apho|Aphorisms XXV|Previous|Aphorisms XXVII|Next}}[[Catégorie:2010]][[Catégorie:English section]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Prayers_I</id>
		<title>Prayers I</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Prayers_I"/>
				<updated>2010-05-08T09:19:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;My Friend, how can you be so huge and powerful and merciful? Make me drink from your breath and closed lips!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When you see a thing in someone, this thing could be in yourself. Let the Beloved polish our heart in the mirror of human beings!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I know that I am nothing. I know that I is nothing. I know that I is You!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In the path of Love, Dearest Friend, you are Love! In the path of inward burning, You are Void! Let Your love burn me inwardly to ashes!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The world is made of Your signs that are so dazzling that most of us cannot see them! Your dance is the world's pulse!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lord, when my body dies, make sure my ashes are used to make pots for the religious beings to drink from it!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The love for You is the fuel of my heart! Without it, I would be ashes!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beloved, make me slow down everything and stay still in Your breath where nothing else exists.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I bow to You, old Friend, Creator and HereAndNow! But as the waters lies down in the bottom of the valley, I bow to the bottom of water!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
My Lord, what fun You make of things! Humans see the chaos while You are Order! Keep on dancing loops with the Universe!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Here and there, now and ever, I will praise for Your lips without words to burn me to ashes! Beloved! Pulse my blood a bit more for love!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I face my real void. And You are there. Is I there too? Not tonight. Just Your fingers typing Your names on and on.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parfois, j'ai l'impression d'avoir mille ans tant je suis vieux et que ma barbe est blanche. Pourtant, mon Ami est plus présent que jamais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lord, You gave me the strength to face and accept and understand what is. In a path of solitude and inner void.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon secret est si vaste que rien ne peut le contenir. Il est si ténu qu'on pourrait le croire vide. Il est tissé dans les fibres du coeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beloved, You are the source of the light reflecting on my heart that I polish hardly. So many veils are between us while You are so close!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Old Rishis were right and their wisdom is a treasure. But who better than I can make the I better before the I vanishes in You?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beloved, guide the blind in Your path! Guide the ones seeking truth in Your path! Guide the ones which mind seeks the One to You!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The day is ending Merciful Friend, a long day of men and women agitation. Let peace touch them in their sleep.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Words are so useless.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Within the house of wine, You stand. Within the wine, You stand. Withing the veils hiding the heart, You stand. Within the heart, You stand!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
My end is near, Great Friend, my end which is to you just a second of form taken by mud. May my dirt be used for other dervishes!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Let me drink, Friend of the friends! Let me drink from the glass of mud made with the dead princes, poets and poor people! Before I leave!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In the cold cloudy night, the silence is Your language, the presence is Your mystery, the flame of the heart is Your breath!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I sing Your names, Dearest! I call Your face, Heart of the heart! I invoke Your breath, oh Lord! I turn on and on and on in Your universe!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oh Beloved! Oh my Friend! Are we pawns you play with? Are we music instruments you play unto? Definitely we are dancers in your sama!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are eveyone, we are everything and yet we are nothing! Beloved enchant the world that dances around us!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beloved, having changed the way I see, You changed also the way I speak and the way I feel. Even 'I' is changed to ashes!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I look back at the day and in Your quietness, Beloved, I see my agitated mind and all the built illusions. Then all vanishes in silence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beyond external appearance of disorder is our thoughts' disorder. Beyond that, there is Order, Yours, my friend!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
You are here and then You disappear from my sight. In despair, I seek for You to discover that You never ceased to be there, in everything.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
My very self is burnt! I lost my words in a silent gaze! I lost myself in this mirror of your veils! Beloved, where is your worshiper?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Oh You, greatest of the great, You my friend in everything and beyond, let me burn in Your love! Let me love You till I'm consumed!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When I look inwardly, I see nothing. Except Your light that shines and reflects upon my rusty heart!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Let us turn my Friend as poor and lost dervishes! Let us sing your names while our robes roll in the airs in You honor! Lahilaha ilallah!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I laugh in the night in Your company! You are so surprising, so unique, so everything! What a fool You make of me!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
You're so close sometimes! You make fun of us my Friend as if we were toys in Your hands! Fill my glass with Your wine!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Without Love, there is nothing left around. Beloved, keep love in my heart!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On the path to God, there are deserts. I cross one of them right now, with a damaged 'I'.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I always knew there was noone inside me. If there can be a light, it comes from you, Beloved Friend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I feel weak and empty and words are flying out far from me. This is time for You to come closer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I wish I could speak - but words are lost / I wish I could find back the pieces of me - but me is void&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Only You my friend can read the emptiness of my self, only filled with Your reflection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In the silence of the night, my Friend, You are here, dancing with the worlds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
So many different paths lead to you, my Friend! And so many paths don't! Make me forget all intellectual burdens to be closer to You!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Our path towards the Divine is long and perilous, because there are so many obstacles in the way. Beloved Friend, accept my company!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
My Friend, what can I say when you steal me from myself? What can I say when the 'I' does not even exist ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When I see You, I see no more parts of You. When I see You, 'I' doesn't mean anything anymore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
My Beloved, You are the Constraint Maker and the One Who Frees minds and hearts. You are beyond all opposites. Help me polish my heart!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I am so imperfect when I look inside that I just cannot thank You enough for the feeling of Your mercy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I said too many useless things, I thought so many silly things and did so many things I regret. No-one can see me as I do - except Thou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
My sweet Friend, the contact with the material world is managed by your three gunas. Let me be untied by the three gunas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Too many useless words spoken by too many verbose people. This won't change You, dearest friend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What shadows could touch me when I am with You and the shadows of I became lights in your reflect?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In the cold night of the past day, the exhausted silence is full of Your blessing.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I don't want to add anything between us: just the space of a breath; just the time I forgets I to let the space to You.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I could weep a full ocean that it would not reimburse one second of what I owe You!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
How much I love You, Beloved Friend! How near to my heart You are!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
My Beloved, You are so smart that you make me laugh. You must admit You play with us sometimes!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dearest Friend, Thou knowest that I only act as a present to Thou. But is it 'I' that is acting or Thou?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
My love is You - my sins are me.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lord, my Friend - forgive! Because no one else knows all my sins better than You do!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apart from Love, there is Love. Apart from You, my dearest friend, there is You. How can I even think that I exist?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In the freezing night of the orange moon, close to my window, a owl is hooting in the silence. It praises the Beloved too.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In silence, Thou art, my beloved friend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Beloved, Your smile gives me strength.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Blessed be all the ones that worship Thou, my Friend!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There are so many ways the Shaytan is messing with people's mind: his name is Legion and your name, Beloved, is One.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In the starry cold night, I pray You, Beloved Friend, and sometimes I pray you so much that 'I' disappear in You! Alhamdulillah!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thou art One for my heart and Thou appears to me as many for my mental.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When You, Beloved, are here, I do not exist anymore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Prayer|:Catégorie:Prières|TOC|:Catégorie:Prières|TOC}}[[Catégorie:2010]][[Catégorie:English section]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Aphorisms_XXV</id>
		<title>Aphorisms XXV</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Aphorisms_XXV"/>
				<updated>2010-05-08T09:19:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;﻿Why say we are afraid of the unknown? If it is unknown, we cannot be afraid. We are afraid about the known that left bad memories.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
With some people, what they say is the contrary to what you should understand. In their mouth, 'peace and love' means 'war and hate'.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The ego wants to live in a securing illusion about himself. This is because the truth is not acceptable to the mind.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we say someone is mad, we often project our undigested madness over this person.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The bigger an ego is, the blinder the person is. This blindness prevents the person to understand other people's reactions towards her.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Our ego is living in an illusion and not in the real world. Because our ego does not want to see the truth but reassuring illusions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The more we would need to take conscience of what is wrong inwardly, the more we are unable to do that. This is mechanical.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
People who would need to change are often the people that can't.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Our vision of the world is always limited by our knowledge of ourselves.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The need for security is the root of a confusion: needing security outwardly is a need of man while inwardly it is the source of conflict.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are generally full of habits and quick to make new habits. This fact comes from the inward urge for security of mankind.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we have the intention to become, then we are taken into the net of causation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karma's law is one door to the search for the permanent, for what escapes to causation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In the Vedas, time, space and causation are the rules of Maya, the wall between the manifested world and the One.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
All that has a cause can end. All that has no cause is an attribute of the divine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We can see clearly when the mind is not to filled with daily worries. Then, in this void comes true intelligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
That is not because we think logically that we are intelligent. This fact explains why so much thoughts are useless.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It is wrong to believed that intelligence is related to culture and knowledge, even to thinking.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inward space can come by observing inwardly the technical knowledge decompose itself and vanish.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inward space cannot come through a method which is always the application of an intellectual pattern tied to reward and punishment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
All the conditioning elements of the mind can be transformed by the heart provided there is space inwardly.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Structured religions dogmas are a sample of intellectual knowledge. The words must be transformed by the heart to be useful.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we say knowledge, we mean intellectual accumulation of other's thoughts. This kind of knowledge is only imitation and cannot create.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Order is not always the contrary of disorder. Order is an attribute of the One.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we inquire into education, we are facing the problem of knowledge. Is knowledge for man is being like a database? Full of sorted data?&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Education can be seen at various levels. Too often, educators only see the technical side of it, the one that will enable you to get a job.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If education consists in filling our brain with other's ideas, then we should ask ourselves if there is another kind of education.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
Modern education twisted the relationship between people. Depending on your education, you are honored or despised.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
If we only react to things, then obviously we are not free. Considering that reaction is conditioned, we can be seen as 'asleep'.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There are two kinds of actions: the reaction is the action that has a cause; the action with no cause. Seek the second.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We need no dogma to be religious persons because true religion is speechless.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Idealism has the enormous disadvantage of belonging to the referential of opposites. So no form of idealism can lead to the One.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When something happens, we ask 'why' as if we were taking as granted the fact that there is actually a cause to everything.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Entertainment is way to run away from what is. It implies always a projection out of what is, above all psychologically.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are made of the dead. Everywhere around us, there are remains of our dead ancestors. We call it 'dust', but we are made of their dust.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are made of what we eat and drink. In a sense, it is a great lie to say 'my' body.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Why do we always want more? Why can't we correlate the ambition of having more and the pain to get it, to keep it or to never get it?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We need to be very careful about words, because the word is not the thing. Taking words too seriously can lead to awful mistakes.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isolation of the self appears to bring protection when it can only bring conflict through separation. This truth is hard to really feel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hinduism allows the individual path in the religious way whereas other religions do not. For sure, inward investigation is still needed.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There are many path to true religion. Strangely, some are going into it through dogma, and others with no dogma at all.  &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we decide to investigate inwardly, then we can examine the causes. It is no metaphysical game because some facts are causeless. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If there is a cause, then the cause can disappear. There is no cause for love, for intelligence, for truth. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The Hindu notion of Maya is more than the world seen as an illusion. Maya is the complex trap in which we are caught before awakening. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
'What is' is now. When we are becoming, we enter of a psychological time which is a construction of the mind, a projection of what should be. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We learn to know ourselves in observing the mirror of the relation to other beings, things, ideas and so on. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The need to be near to saints is comprehensible for people that have religious feelings. All the issue lies in the meaning of 'to be near'.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Empty my self from myself: this is the target of Sufism. Know yourself and you will know God. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The religious man cannot accept any authority and he should be ready to leave his beliefs behind. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Real religion is beyond dogma. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
One of the most deep notion of Hinduism is the law of Karma. It takes a great deal to go into it and discover the nature of it. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
You cannot force someone into real religion. You cannot attract someone to real religion. This attraction is like love: here or not here. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ambition is the will to be something that we are not. Ambition is a form of intention. Fasting inward meaning is fasting of intentions. &lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Representation is mandatory due to language. But representation does not speak the truth but just a caricature of it.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If mankind could change by an intellectual system, it would have long time ago. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wanting to change manhood directly supposes manhood can be changed by the direct influence of man. This is not a fact but an illusion.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we think about society, we should begin to think about our own actions between each other rather than discussing intellectual opinions.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We could feel betrayed by our leaders whatever the kind of authority they endorse. Because authority is, in a sense, lie and betrayal. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Indeed 'I' is ego. Ego is dividing the mind between observer and observed whereas there is no valid split but just thought.  &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consciousness and thought are not our personal properties. What remains when we take out of ego what is not 'I'? &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thought is a common asset. To make thought a personal asset is a trick of the ego. It is only seeing the surface of things.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Perhaps conditioning is not enough to describe how impersonal consciousness can be. There may be abstract thinking patterns also. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we realize we all think the same things at the same moment, we should question the concept of 'personal consciousness'. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conflict is always useless. However, we should not avoid conflict but learn what conflict really is. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isolation is the counterpart of ego: it creates conflict.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cause and effect are in the center of psychological time. When that time is seen as it is, causation can disappear. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Craving for security inwardly brings conflict obligatorily inwardly and outwardly.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
World's confusion is just the outward illustration of humanity's inward confusion. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When I say I, I lie to myself by splitting myself into observer and observed. Indeed, ego is the primal form of neurosis. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We should learn to feel that the word is not the thing, and that the word is a trap of no reality.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Everyone of us may have thousands of opinions. But opinion does not matter at all. Opinion is second hand thought with no reality. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The mean is the real end because the end is only a mental thought, an excuse for employing the mean in the present. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are trained to distinguish the mean from the end. This distinction is not real. The fact is the mean is the end.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Many people question tools as if their purpose was restricted to some uses or some archetypal people. But a tool is a mean.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We have to question the urge of men to `belong´, as we have to question the urge of being `guided´. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
One fact is that men never knew any psychological progress for thousands of years. Technology changed but humanity did not. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention is somewhere the alternate path to thinking. This is where understanding is born.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Religious matters generally hide the real meaning of things, some comprehension that cannot be expressed by words. Other matters are void. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Intellect is dividing, classifying, analyzing and so on. This is adapted for mechanical things comprehension but not for life.     &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inward space is required to be free. When the mind is filled with thoughts, there is no space inside to be free.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dissatisfaction is the key to self knowledge. But dissatisfaction which comes with no 'about'. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Searching the truth has no meaning when one expects to find something. The search must be aimless. Indeed it is not really a search. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The point is not to say too much or to say too little, but to speak the truth, this being a long or short while, or silence. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The point seems not to detach but more to be able to look at attachment to understand how it really works.&lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conformity is the consequence of relation to authority. We cannot know ourselves if we conform to any kind of model. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The ambition to become is generating pain and conflicts. This movement is an illustration of the separation of the mind. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Why being a second hand thinker by recycling other's thoughts when we can try to find out by our own attention and vision ? &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isolation is a constant of man. Isolation causes conflict. Isolation is the way the mind usually works. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Indeed, even though evolution can be seen in the material world, our mind never evolved. It s the same as 50 000 years ago. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We should go into the concept of tribe. Even if tribes should have disappear, we still have tribal minds. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We usually think our thoughts are ours, but that is not true. Thoughts are humanity's. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Verbal or intellectual understanding leads to illusion and false knowledge because it is theoretical knowledge. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The mind is always seeking security. But security for the mind implies conflict outside. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conforming to standards stretches the mind as all respect to an authority does. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Misunderstanding can be the salt of our false analysis of the other. To be able to understand the other, we must be him and to feel what is. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We usually search for pleasures. One of the pleasures is to be read and to feel someone. This is Maya. &lt;br /&gt;
  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wisdom can be hidden right before your eyes. But, you don't want to listen because hearing the truth is no pleasure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Denial is the best way to alter what is. For sure, as it is not philosophy, it cannot be wisdom.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Apho|Aphorisms XXIV|Previous|Aphorisms XXVI|Next}}[[Catégorie:2010]][[Catégorie:English section]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Le_nom_de_l%27Ami%2C_par_Nurbakhsh</id>
		<title>Le nom de l'Ami, par Nurbakhsh</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Le_nom_de_l%27Ami%2C_par_Nurbakhsh"/>
				<updated>2010-04-16T08:33:26Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:Répète toujours le nom de l'Ami&lt;br /&gt;
:Répète toujours le nom de l'ami&lt;br /&gt;
:Dans cette alchimie change&lt;br /&gt;
:Le cuivre du cœur en or&lt;br /&gt;
::Lentement doucement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Bois le vin de l'union&lt;br /&gt;
:Bois dans la taverne de l'unité&lt;br /&gt;
:Jusqu'à ce que toi et moi&lt;br /&gt;
:Soyons ravis à nos esprits&lt;br /&gt;
::Lentement doucement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Sur la cime de l'existence que monte ton pied&lt;br /&gt;
:Et des deux mondes que tu vides tes mains&lt;br /&gt;
:En faisant cela tu deviens un confident&lt;br /&gt;
:Un confident du secret de Dieu&lt;br /&gt;
::Lentement doucement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Emprunte la voie, la voie vers le roi&lt;br /&gt;
:Qui a la bonté d'Allah&lt;br /&gt;
:Tôt or tard&lt;br /&gt;
:Il te séparera de toi-même&lt;br /&gt;
::Lentement doucement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Sur les terres de l'amour&lt;br /&gt;
:Ton impatience ne peut que te perdre&lt;br /&gt;
:Puisque que tout ce qui est difficile est rendu facile&lt;br /&gt;
:Par le contentement et l'abandon&lt;br /&gt;
::Lentement doucement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il y a des milliers et des milliers de devoirs&lt;br /&gt;
:Pour l'amoureux vraiment sincère&lt;br /&gt;
:Avant de connaître le secret de Dieu&lt;br /&gt;
:Viens vers la connaissance de son secret&lt;br /&gt;
::Lentement doucement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Celui qui connaît Dieu dont la lutte est authentique&lt;br /&gt;
:Parcourra les étapes de la voie&lt;br /&gt;
:Empruntera la route de baqa&lt;br /&gt;
:Après la route de fana&lt;br /&gt;
::Lentement doucement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Dans l'école des amoureux&lt;br /&gt;
:Le silence vaut mieux que les discours&lt;br /&gt;
:Oh Nurbakhsh oh Nurbakhsh&lt;br /&gt;
:Cette vérité est connue cette vérité est connue&lt;br /&gt;
::Lentement doucement&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Citsoufi|Nurbakhsh|Le conte de l'amour, par Nurbakhsh|Précédent|Le nom de l'Ami, par Nurbakhsh|Pas de suivant}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Comment_fit_la_rose%2C_par_Hafiz</id>
		<title>Comment fit la rose, par Hafiz</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Comment_fit_la_rose%2C_par_Hafiz"/>
				<updated>2010-04-09T06:30:22Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Hafiz]]&lt;br /&gt;
{{Poésie soufie}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;blue&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;div align=&amp;quot;center&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font size=&amp;quot;+4&amp;quot;&amp;gt;C&amp;lt;/font&amp;gt;omment&lt;br /&gt;
fit la rose&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
pour jamais ouvrir son cœur&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
et donner à ce monde toute sa beauté ?&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
J'ai senti le réconfort de la lumière au travers de son être&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
sans ce sentiment nous restons tous trop&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
effrayés.&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Navigation|J'ai tant appris, par Hafiz|Précedent|Comment fit la rose, par Hafiz|Pas de suivant}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Krishnamurti_et_le_monoth%C3%A9isme</id>
		<title>Krishnamurti et le monothéisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Krishnamurti_et_le_monoth%C3%A9isme"/>
				<updated>2010-02-20T08:40:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: /* Téléchargement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pensée de Krishnamurti est une pensée originale qui puise ses racines à la fois dans les traditions hindouiste et bouddhiste mais aussi dans une révolte très &amp;quot;occidentale&amp;quot; envers les phénomènes sectaires dont il fut longtemps le jouet. Comme nous allons le voir, Krishnamurti est à la fois un fils de l'Inde, en ce qu'il pratique un genre de prosélytisme très commun dans la culture indienne, mais il est aussi un fils de la culture occidentale dans la mesure où sa focalisation sur le conditionnement est une préoccupation principalement occidentale et, somme toute, assez peu religieuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous exposerons brièvement la pensée de Krishnamurti dans cet article et indiquerons pourquoi, à notre sens, cette pensée, quoique qu'emprunte d'une très profonde humanité, nous paraît manquer de perspective. Nous comparerons la pensée spirituelle de Krishnamurti avec certains traits de la pensée spirituelle monothéiste afin de dégager quels sont pour nous les manques de la pensée de Krishnamurti. Nous tenterons enfin d'expliquer ces manques par les combats personnels de Krishnamurti lui-même, et par son expérience de la vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Téléchargement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Pdf.gif]][http://1001nuits.org/_files_/OR11-1001nuits-KrishnamurtiLePropheteSansDisciple.pdf Télécharger le eBook].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Esotérisme]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Spiritualité]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:New Age]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Hindouisme]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:2010]]&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Free eBook]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Celui_qui_recherchait_la_paix%2C_par_Al-Zeituni</id>
		<title>Celui qui recherchait la paix, par Al-Zeituni</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Celui_qui_recherchait_la_paix%2C_par_Al-Zeituni"/>
				<updated>2010-01-17T16:30:56Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: /* Téléchargement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Téléchargement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Pdf.gif]][http://1001nuits.org/_files_/OR08-AlZeituni-CeluiQuiRecherchaitLaPaix.pdf Télécharger le eBook].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Conte]][[Catégorie:Soufisme]][[Catégorie:Al-Zeituni Arif]][[Catégorie:Free eBook]]{{Stats}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Santons_et_valets%2C_par_Anatole_Swadock</id>
		<title>Santons et valets, par Anatole Swadock</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Santons_et_valets%2C_par_Anatole_Swadock"/>
				<updated>2010-01-10T15:05:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:Santons et valets de l'aube qui pleut&lt;br /&gt;
:Je tente d'entrer par le chas de la porte&lt;br /&gt;
:Tandis que les perdreaux sans plume m'exhortent&lt;br /&gt;
:A tanguer l'Atlantis en faisant de mon mieux&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Le flux d'huiles noirâtres m'engloutit sans effort&lt;br /&gt;
:Sans bouteille je cherche l'oiseau philosophique&lt;br /&gt;
:Mais les gravats gravitent dans ce flot qui me pique&lt;br /&gt;
:En rugissant mollement comme un vieux chien s'endort&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Le passé est bien là mais il fait la grimace&lt;br /&gt;
:Il a tant truandé qu'il a perdu ses ongles&lt;br /&gt;
:Il est fort et habile comme le clown qui jongle&lt;br /&gt;
:Mais je le coince net dans le creux de ma nasse&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il veut tout promettre surtout de disparaître&lt;br /&gt;
:Lui le fourbe tapi dans les moindres recoins&lt;br /&gt;
:Ses amis les fondeurs sont revenus de loin&lt;br /&gt;
:Bosser pour le grand Om afin de le faire naître&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il en a berné du monde ce vil Machiavel&lt;br /&gt;
:Je l'ai vu se farcir des jeunettes esseulées&lt;br /&gt;
:Cricker tous les naïfs avec sa manivelle&lt;br /&gt;
:Pour leur faire oublier le lourd poids des années&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Mais enchaîné au rocher le bonhomme tempête&lt;br /&gt;
:Il voudrait s'évader pour sortir de l'ornière&lt;br /&gt;
:Tandis que je m'amuse au fond de l'univers&lt;br /&gt;
:En le sachant rivé au sommet de sa crête&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il a tant fait attendre sans jamais rien donner&lt;br /&gt;
:Qu'il peut bien patienter que s'apaise ma colère&lt;br /&gt;
:Un sort bien clément pour le compteur des pierres&lt;br /&gt;
:Des tables ésotériques sur lesquelles il s'assied&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Il faudra bien qu'un jour de ses liens je le libère&lt;br /&gt;
:Pour qu'il crache à nouveau ses torrents de secondes&lt;br /&gt;
:Pour qu'il entraîne à lui le noir flot du monde&lt;br /&gt;
:Les santons et valets des vagues délétères&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Swadock|Les fleurs de la nuit|Précédent|Voyage liquide|Suivant}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Animalcules%2C_par_Anatole_Swadock</id>
		<title>Animalcules, par Anatole Swadock</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Animalcules%2C_par_Anatole_Swadock"/>
				<updated>2010-01-09T22:56:05Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: /* Téléchargement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Extrait de la préface de Gaston-Norbert Ubrab ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Dans les années 1990, Swadock le poète maudit errait dans la grande ville quand nous nous retrouvâmes. Il était un peu hagard et perdu, sentait l'alcool, et ses mots disaient le contraire de ce qu'il paraissait ressentir. Il me parla alors de poésies qu'il gardait dans des placards, entre quelques livres de grands poètes qu'il vénérait. Il semblait croire, à cette époque, que la présence de livres de littérature allait {{G|bonifier}} ses poésies, {{G|comme un vin se bonifie en tonneaux, me dit-il, par ''osmose''}}. C'est de cette période troublée que nous viennent ces trois recueils de poèmes, recueils que je suis fier de vous présenter aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Animalcules'' fut écrit entre 1995 et 1999, ''Dégoûts'' entre 1992 et 1993 et ses ''Souvenirs'' datent de 1996, une année noire pour le poète. Aujourd'hui encore, il parle de ces poèmes comme d'{{G|accidents de parcours}}, de {{G|vomissures}}, comme si certains de ceux-là n'étaient encore que des témoignages des blessures passées. Mais le Swadock des [[Trucs de bouse, par Anatole Swadock|Trucs de bouse]] est bien loin. Envolés son optimisme, sa provocation créatrice, ses jeux alcoolico-poétiques. Disparu aussi le Swadock provocant, bref et percutant des [[Petits poèmes géologiques, par Anatole Swadock|Petits poèmes géologiques]]. C'est un Swadock plus intime, meurtri que nous découvrons dans ces pages, un Swadock qui prend racine dans la vérité difficile du monde et dans l'inévitable comparaison de ses pulsions avec les choix de ceux qui l'entourent. [...] »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Téléchargement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Pdf.gif]][http://1001nuits.org/_files_/OR09-AnatoleSwadock-Animalcules.pdf Télécharger le eBook].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Poésie en langue française]][[Catégorie:Recueil de poésies]][[Catégorie:Swadock Anatole]][[Catégorie:Free eBook]][[Catégorie:Ubrab Gaston-Norbert]]{{Stats}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Les_fleurs_de_la_nuit%2C_par_Anatole_Swadock</id>
		<title>Les fleurs de la nuit, par Anatole Swadock</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Les_fleurs_de_la_nuit%2C_par_Anatole_Swadock"/>
				<updated>2010-01-09T11:45:58Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:Les fleurs de la nuit blessent&lt;br /&gt;
:Mes mâchoires brisées d'avoir trop gémi&lt;br /&gt;
:Dans les frasques musettes&lt;br /&gt;
:Des catins de minuit&lt;br /&gt;
:Qui me nomment imbécile&lt;br /&gt;
:En me pinçant les fesses&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:J'ai glissé tant de fois dans les huiles galactiques&lt;br /&gt;
:Mangé tant de mots aux goulots dégueulant&lt;br /&gt;
:Que mes cils ont fondu sous le vent des déments&lt;br /&gt;
:Quand les monstres de lune décimaient les cyniques&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Ah voilà bien les sales bergers des obscurs&lt;br /&gt;
:Les mêmes qui pendant cent ans m'ont fait râcler leurs murs&lt;br /&gt;
:Je chante à présent pour leur bonheur stérile&lt;br /&gt;
:Tandis qu'ils vitrifient les âmes des asiles&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je me tourne et le monde est vide&lt;br /&gt;
:Un vaste champ de morts où nous pataugeons&lt;br /&gt;
:Posant dans le décors nos victorieux durions&lt;br /&gt;
:Pour oublier le reflet de nos rides&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Dieu Tu connais ces jeux de masques obscènes&lt;br /&gt;
:Toi qui depuis toujours fait tourner la machine&lt;br /&gt;
:Tes ombres se parlent dans une vaine pantomime&lt;br /&gt;
:Le ridicule du temps m'enrobe et louvoie&lt;br /&gt;
:Créant de ci de là quelques cristaux de peine&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Le passé resurgit sous formes de fontaines&lt;br /&gt;
:Mes écailles ont depuis perdu leur dégaine&lt;br /&gt;
:C'est la croute qui tombe de ma peau que tu vois&lt;br /&gt;
:L'organe du poète est passé et bien las&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Et pourtant je repars vers les champs de daubes des lignons&lt;br /&gt;
:Porteurs de ridules chez les grands champignons&lt;br /&gt;
:J'ai marché si longtemps sans toucher mon organe&lt;br /&gt;
:Que je suis aujourd'hui le papi des insanes&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Foin des bocks et des matelines&lt;br /&gt;
:Foin des murs et des personnes en ruine&lt;br /&gt;
:Je chante mon retour dans l'espace des ordures&lt;br /&gt;
:Moi le ciseleur borgne des épées d'Isildur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je me confie aux lacs et aux feux et aux vents&lt;br /&gt;
:Pour tourmenter encore mes mornes océans&lt;br /&gt;
:Et hurler du haut des minarets de l'Ouest&lt;br /&gt;
:La complainte rieuse des âmes qui restent&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:C'est la vie c'est la mort c'est Maya qui m'obsède&lt;br /&gt;
:Qui m'enchante de son stupre pour que je me fonde&lt;br /&gt;
:Dans la glu des masques de l'Immonde&lt;br /&gt;
:Pour qu'enfin dans ses bras elle me leste&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Mais je vomis la belle succube aux crochets verts&lt;br /&gt;
:Ici point de dogmes et d'idéaux&lt;br /&gt;
:Je rugis un tonnerre fait de gros glaviots&lt;br /&gt;
:De glatrons étronesques que je dégueule à terre&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Et les ridules s'enfuient&lt;br /&gt;
:De la belle nuit jouisseuse&lt;br /&gt;
:Alors que je pars pour Bételgeuse&lt;br /&gt;
:Bien au chaud dans ma boîte de Pétri&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Swadock|Ma copine|Précédent|Santons et valets|Suivant}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Identit%C3%A9_nationale%2C_un_d%C3%A9bat_national-socialiste</id>
		<title>Identité nationale, un débat national-socialiste</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Identit%C3%A9_nationale%2C_un_d%C3%A9bat_national-socialiste"/>
				<updated>2009-12-18T08:01:04Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: /* Conclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le débat lancé par le gouvernement français en automne 2009 sur {{G|l'identité nationale}} est un débat &amp;quot;national socialiste&amp;quot; (nazi) au sens strict du terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la formule elle-même étant ''univoque'', le concept d'&amp;quot;identité nationale&amp;quot; étant erroné, le but étant d'attiser les haines entre les français en créant un ennemi artificiel &amp;quot;de l'intérieur&amp;quot;, &amp;quot;l'autre&amp;quot;, &amp;quot;l'arabo-musulman qui utilise le voile, la burka, les minarets, etc.&amp;quot;, celui qui, par sa seule présence physique met en péril l'univoque et fantasmagorique &amp;quot;identité nationale&amp;quot; et culturelle française, ce débat possède toutes les caractéristiques d'un débat national socialiste de la grande époque (1936-1939), époque durant laquelle &amp;quot;l'esprit (archétypal et simpliste) allemand&amp;quot; était exalté dans son opposition violente et haineuse contre tout ce qui était &amp;quot;juif&amp;quot; ou &amp;quot;non germanique&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rappel de vérités incontestables ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que français, je reconnais les vérités incontestables suivantes :&lt;br /&gt;
* si le concept d'&amp;quot;identité nationale&amp;quot; existe, ce qui reste à prouver, il existe au '''pluriel''' ;&lt;br /&gt;
* je suis aussi français que mon ami Muhammad sans que nous ne soyons identiques ;&lt;br /&gt;
* il en va de même avec mon collègue d'origine grecque, mon collègue et ami juif, mon ami le catholique fervent, mes copains d'origine sénégalaise musulmans, mes amis athées, l'homme d'à côté de chez moi que je n'apprécie pas et qui est raciste, mes amis d'origine espagnole, mon voisin français dit &amp;quot;de souche&amp;quot; qui n'est pas d'accord avec moi sur plein de sujets, mon ami antillais, ma belle-soeur d'origine mauricienne que je trouve superficielle, mon frère blond, mon beau-frère gay, ma copine d'origine bosniaque, mon patron d'origine libanaise, etc.;&lt;br /&gt;
* Je ne peux avoir l'extrême bêtise de prétendre ou d'imposer que tous nous ''devrions'' (procès d'intentions) tous partager &amp;quot;une&amp;quot; &amp;quot;identité nationale&amp;quot; commune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, pour ceux qui l'auraient oublié, la France est composée, comme de tous temps elle le fut et comme tous les autres pays du monde, par DES &amp;quot;identités&amp;quot;, présentes au niveau national, des identités multiples et variées soit:&lt;br /&gt;
* des gens de diverses couleurs,&lt;br /&gt;
* des gens de diverses confessions,&lt;br /&gt;
* des gens de diverses cultures, origines et traditions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce sont ces &amp;quot;identités&amp;quot; qui fondent la &amp;quot;nation&amp;quot; France. Ces gens sont tous soumis à ''la même loi'' et bénéficient ''des mêmes droits et devoirs'' en tant que citoyens. Il n'y a rien d'autre à dire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un débat rhétorique national-socialiste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Discuter de 'l'identité nationale&amp;quot; est une manipulation de l'opinion visant, au travers d'une formulation fausse, à attiser la haine envers, à stigmatiser, et à exclure de &amp;quot;la&amp;quot; &amp;quot;communauté française&amp;quot; (terme indéfini tant les français dits &amp;quot;de souche&amp;quot; eux-mêmes ne peuvent se reconnaître dans une seule &amp;quot;communauté&amp;quot;) :&lt;br /&gt;
* tout ce qui n'est pas blanc,&lt;br /&gt;
* tout ce qui n'est pas athée ou catholique de tradition (je déplore que certains &amp;quot;catholiques&amp;quot; collaborent à cette entreprise ignoble),&lt;br /&gt;
* tout ce qui n'est pas fervent et ostensible défenseur d'une vision archétypale et simpliste des &amp;quot;Lumières&amp;quot; et de la sanglante Révolution Française de 1789,&lt;br /&gt;
* tout ce qui n'est pas oublieux du passé complexe, tumultueux, parfois obscur, toujours bigarré de la France.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que français, je me désolidarise totalement que l'abject et inepte débat nazi sur &amp;quot;l'identité nationale&amp;quot;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Manifeste]][[Catégorie:2009]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=About_Google_Wave_architecture</id>
		<title>About Google Wave architecture</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=About_Google_Wave_architecture"/>
				<updated>2009-11-19T00:30:42Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: a renommé [[About Google Wave architecture]] en [[Google Wave architecture flaws]]&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Google Wave: Not the proper software architecture? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The problem of GW could be a problem of architecture. For me, GW is a trainee job :-) Let me explain my point :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Server side architecture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wave is based on XMPP with is not really the kind of protocol I would have used to design such a tool (XML over IP designed for quick chat application with very low traffic and network footprint).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wave server is using XML documents for Wave which is really insane when it comes to parallel modifications. if you want to validate the XML, it will be slow. Else, you have to bypass the XML standard and invent an &amp;quot;optimization&amp;quot; protocol. This is a silly design option, for sure, because you can manipulate tree structures with multi-threaded concurrent accesses with high volume without it to be XML based...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Scalability will consequently be a nightmare to ensure, above all with millions of users. This seems to me as not reachable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Client side architecture ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sure, it is web based, even if it aims to look as a multi threaded GUI. This is insane and even the use of GWT with HTML 5 will not guarantee the non scalability of the model. Currently a wave with several hundreds wavelets is totally unusable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sure, the document manipulation can be of some use, but I fear the browser based approach is not a good one.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wave will be ok provided:&lt;br /&gt;
* The server side chooses a data model that can be custom, easy, and support any heavy concurrent access programming model;&lt;br /&gt;
* The server side should use TCP, HTTP probably but not XMPP which is not adapted because at the end of the day, the purpose will be to generate streams from the server to the clients in broadcast mode; Indeed, the streaming protocols should have been studied because this is probably the future: streaming data that are not video/sound related. * This is a kind of design to investigate (Google guyz, you know where to contact me lol).&lt;br /&gt;
* The client side should be a portable GUI compiled over the OS for performance;&lt;br /&gt;
* The system should be designed properly from day one but not being a patchwork of various codes developed in Google and reused (XMMP server, GTalk plugin in Gmail, GWT and other stuff).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I think, but it is probably quite personal that the idea of melting mails/wikis/chats is a good one but it cannot be implemented this way.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
That's why it is really too slow - because it is a trainee's work working for a buzz company.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:English section]][[Catégorie:Draft]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Vanit%C3%A9%2C_par_Ibrahims_Kone</id>
		<title>Vanité, par Ibrahims Kone</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Vanit%C3%A9%2C_par_Ibrahims_Kone"/>
				<updated>2009-10-26T20:42:25Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;:Je l’ai vu déguisé en mère&lt;br /&gt;
:Me donner les premières leçons de vie&lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en père&lt;br /&gt;
:M’apprendre les premiers devoirs d’un homme&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en miroir&lt;br /&gt;
:M’enseigner les vertus de la réflexion&lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en abeille&lt;br /&gt;
:Me rappeler la force de l’union&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en prêtre&lt;br /&gt;
:Me m’enseigner l’art de la tolérance&lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en Imam&lt;br /&gt;
:M’apprendre le pouvoir de la guerre intérieure&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en moine&lt;br /&gt;
:Me faire goutter au plaisir de l’austérité&lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en Amour&lt;br /&gt;
:Me faire apprendre à donner sans recevoir&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en colère&lt;br /&gt;
:Me faire goutter au plaisir du pardon&lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en peur&lt;br /&gt;
:Me faire apprécier la douceur de la sécurité&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en péché&lt;br /&gt;
:Me faire aimer le goût de la repentance&lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en hiver&lt;br /&gt;
:Me faire déguster le plaisir de la chaleur&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguiser en roi&lt;br /&gt;
:Me donner le plaisir de la servitude&lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en vieillesse&lt;br /&gt;
:Me montrer la vanité de la possession&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en pauvreté&lt;br /&gt;
:M’apprendre à apprécier la valeur des choses&lt;br /&gt;
:Je l’ai vu déguisé en la mort&lt;br /&gt;
:Me montrer comment l’instant est précieux&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
:Quand ce jour là, je le vis déguisé en moi-même,&lt;br /&gt;
:Je ne pus en tirer aucune leçon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Kone|J'ai compris|Précédent|Vanité|Pas de suivant}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Alzeituni</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Aphorisms_XXIV</id>
		<title>Aphorisms XXIV</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Aphorisms_XXIV"/>
				<updated>2009-07-31T04:17:00Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;With thoughts, we can demonstrate everything and its opposite. This is because inference is never pure from our ego and our conditioning.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Believe in Truth, practice the Truth, speak the Truth. Wisdom begins here: in the Truth.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The thinker cannot see another way of living exists that through the thoughts. He tries to imagine the possibles and can't see what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
This is a fact that the more you have knowledge, the stronger your ego is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The scholar is attached to knowledge like the rich is attached to the material possessions. And knowledge ties even more than things.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The scholar does not think by himself but only in reference to the other's thoughts. That's why he cannot get rid of thoughts.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Knowledge and wisdom are going in two different directions. The wise man can get rid of knowledge whereas the scholar cannot get wisdom.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Action is a complex thing to understand. We try to enslave action to ideology whereas action can only be in freedom.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thought is a good tool for common life but it should be limited to certain areas. For others, thought is a poison blinding us.h&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Action should not be the result of the thought, or action takes place in the referential of the past. If this is, the unknown cannot happen.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In the relationship, we think we can get things from others. But there is a space where gaining something has no meaning anymore.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Melancoly is living in the past. It is easy for mankind because the thought is located in the past. Indeed, the thought is the past.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Even if we all speak the same words, we never mean the same things when using those same words. Beware of the word which is not the thing.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are full of dreams and imagination. But this cannot stand for reality.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Some will say I am wise. Some will say I am mad. Whatever. If only they knew that 'I' don't really is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
No theory can make you better, no practice. Just calm down and feel what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Perceiving what is enables to shut down the ego and to unite inwardly.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Several plans are existing in ourselves. When we reach the core of us, we discover the Void.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Real experience is perceiving what is. This perception brings no accumulation. The past moment dies immediately.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We think in order to have experiences in the known. All those theories about the the world are just here to hide our fear from what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we can see the mind as it is, then all thoughts are vanishing.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sex has become very important because it is the only way mankind can free for a moment from the mind.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
For ages, we are searching for the truth. But if we have an opinion on what we will find, we only search for a projection of ourselves.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we talk about love, we should use other words. Because love is rare whereas attachment, fusion, possession are common.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Culture is a burden for the mind. Most of people have read too many books. They are just quoting.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mankind knows so well how to copy, dreams so badly about what to become. But who really is?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When you listen to an intelligent man, you try to be as he is. It is not intelligence but copy. We are raised upon copying.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mankind should look at all the things that did not work in the past and try to avoid them. Then the path to reality would open.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To be wise, people should look at the idiots. Because looking at intelligent people is a stupid thing making you stupid.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
No theory can cope with reality. That's why we usually prefer theories to what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Things can change if we have no will to change them. Changing things by will is a cause of conflict.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What is cannot be a problem. It is. If what is is a problem, this is because the problem is inside us.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In the sphere of thought, there are only false problems and false answers.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Teaching other's thoughts is a strange idea when we know we should teach how to get rid of other's thoughts.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Our ego is so full of himself that we think we can be original. But ego, like thoughts, cannot be original.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The first error we make is thinking that we have personal thoughts whereas thousands of people think what we think.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thought is material.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It is not sure that we really evolve; on the contrary, we could evolve badly by accumulating too many material things in our minds.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ambition is one of the source of conflict as becoming is. Is there a way to live out of ambition and becoming?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we cannot see facts as they are, we argue about the fact that truth is relative.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mankind has a huge experience in creating escapes from what is. Imagination is one of them.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are all, at one point in our life, facing the issue of finding what we are. Most of us escape from that question.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Truth is not hidden, but so many of us decided not to search for it.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We often have the illusion of wanting to change things. Indeed, we want things to change to get more pleasure from them. Not change, desire.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We should ask ourselves if it is normal to manage relationships psychologically as we manage technical things in our lives.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We should be more careful about the self proclaimed experts. Instead of unveiling things, they usually put people into darkness.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Obeying to an authority is always a trade : freedom for a material gain such as money, position, reputation, power, etc.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lots of us criticize war, but we are doing it in our very daily life, inwardly and outwardly, through our ambition and our egotism.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Inward confusion is coming from the battle of thoughts and the fight of contradictory desires.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Action that is coming after thought is not the appropriate action.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nothing exists but what is in the present. There are no such things as past and future.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thinking is our psychological time. As personal thinking is an illusion, time is also a construction of the mind.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thinking takes place in the present but is never related to the present but always to the past.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Illusion begins by thinking that 'we' think.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we pretend to think by our own, we'd better be sure that habit, society, experience, tradition, etc. is not the thinker.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We have to be very attentive about the way we think. Because we usually think we have personal opinions whereas it is not true.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
So many if us consciously prefer to live in an illusion. We think the illusion protects whereas it is the root of pain.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We feed in books, from the experience of others of from ours. But we never take the time to really talk about what life is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Few people, instead of criticizing, are able to lead people to take conscience of what they really did and that they cannot see.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The question, once formulated, is a trap made by its very words.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Asking a question is already formulating a problem in a certain way. Answering is closing the door. This is representation, not what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Question and answer is an illustration of duality. Can this really be in that direction that truth is?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We may ask ourselves the same questions, but we may not have the same answers. Indeed, we might have no answer at all.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We cannot deny that mankind has unsolved questions, perhaps because no answer is totally satisfying.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Apho|Aphorisms XXIII|Previous|Aphorisms XXV|Next}}[[Catégorie:2009]][[Catégorie:English section]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=L%27empereur_et_le_sage</id>
		<title>L'empereur et le sage</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=L%27empereur_et_le_sage"/>
				<updated>2009-07-30T21:05:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: a renommé [[L'empereur et le sage]] en [[L'empereur et le sage, par Swami Vivekananda]]&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot; style=&amp;quot;text-indent:0.5cm;&amp;quot;&amp;gt;Le mentor d'un empereur qui avait envahi l'Inde suggéra un jour à ce dernier d'aller voir les sages de ce pays. Après un longue quête effectuée pour trouver un de ces sages, l'empereur trouva un très vieil homme assis sur un bloc de pierre. L'empereur lui parla un peu et fut très impressionné par sa sagesse. Il demanda au sage de venir avec lui dans son pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Non, dit le sage, je suis satisfait ici dans ma forêt&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'empereur dit : &amp;quot;je te donnerai de l'argent, une position, la fortune. Je suis l'empereur du monde&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;quot;Non, répondit l'homme, ces choses ne m'intéressent pas&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'empereur répondit : &amp;quot;si tu ne viens pas, je te tuerai&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'homme sourit sereinement et dit : &amp;quot;c'est la chose la plus imbécile que tu aies jamais dite, empereur. Tu ne peux pas me tuer. Le soleil ne peut me sécher, le feu ne peut me brûler, l'épée ne peut me tuer, car je suis le sans-naissance et le sans-mort, l'éternel et omnipotent Esprit&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font size=&amp;quot;-2&amp;quot;&amp;gt;Extrait de : Jana-Yoga, chapter II, The real nature of man (Traduction de 1001nuits)&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Hindouisme]][[Catégorie:Vivekananda]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Aphorisms_XXIII</id>
		<title>Aphorisms XXIII</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Aphorisms_XXIII"/>
				<updated>2009-07-04T15:27:13Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Listen to the noise of the world, which is the noise within, and be attentive to this moment out of time.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Are we able to stop doing things for a while in order to get out of confusion?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
For the ones who discovered reality, there is no need to express it. the reason is simple: expressing it is loosing it.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If I can formulate a law, this law is not true. Truth cannot be formulated easily because it always changes.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are never suspicious enough about our thoughts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A lot of people are talking about the other's mistakes. But can we face the fact that we are mistaken too?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fighting with one another has no meaning of the ego is not there.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are all in search for security and love, in a certain extent. This research shows itself in what should be versus what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Non action is a valid action when circumstances are obviously absurd.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
With aggregated experience, the mind narrows because it is not able to accept anymore what is without attaching the fact to the known.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are the conclusion we made about life. The more we conclude, the more we are dying, inwardly.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Some of us think we must have an idea before acting. But, what if there were no correlation between action and idea?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are used to assimilate wrongly, happiness, joy, comfort and pleasure.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We can see the depth of our conditioning when we begin to discuss life, thinking and concepts.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Most of people that want to guide others are not correctly guided themselves. They want to show the direction but have no idea of it.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we accept what is by being attentive to it, the very notion of issue disappear, so does the contradiction.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When there is comparison, there is conflict, confusion. Comparison is always relative, so far from truth.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are so much and so little at the same time that we should understand that measure is not the proper way to base our thoughts.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When self confidence is, it can be a way to seeing things as they are, so without the self.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To get rid of the self, we first need a little of self confidence, even if we may be bound to feel about what this is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
One of the problems of philosophy is considering that the word is the thing. Indeed it is not.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We have too often the tendency to reduce the unknown to the known. This leaves us unsatisfied as we close out the perception of what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Reputation does not mean value, freedom or truth, in politics as in philosophy.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we dig sufficiently into conditioning, we can understand manipulation.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Medias, politicians, preachers and philosophers would like to lead us. Accepting their authority turns us into pretended guided robots.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
it is not so obvious that we know how to think. Thinking may be first knowing what thinking really is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Most of the times, when we think we are thinking, we are manipulated. Or by others, or by our own past.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Religion can hide personal paths, itineraries of freedom that do not belong to and are often falsely attributed to some tradition.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Most of us are or looking forward or looking backwards, but cannot be attentive to what is. This is why there is conflict inwardly.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Observer and observed are one single entity. That is why all self judgment are irrelevant.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It is said that love is blind whereas it is the reverse; vision can only be through the heart and never through the mind.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In order to reveal what is, some of us can use some help. Help of love first, then some very few books may act as mirrors.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We cannot change. We can only reveal what is and accept it.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If you seek the truth, begin by seeking where no one is looking.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conditioning is dangerous to the mind because it leads to being manipulated.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Is it so important to ensure remote uncertain truth when inward truth, the closest one, is unknown?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
So many people consider true so many facts that are impossible for them to verify.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are sponges absorbing good and bad influences. One day, we have to flush all the inward stagnating influences to clean our heart out.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The absence of thinking is not the absence of consciousness. It is the contrary and is called differently depending on times and places.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The more we think, the less we solve important issues. Thinking shows that there is conflict inwardly.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We usually trust thought, but when things work, thought is often totally out of them.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are used to think naturally. But we are not used to ask ourselves about what thinking really is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Some say there is no path. Some say there is a path. I suspect all say the same but not from the same perspective.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we try to be what we are not, there is conflict. When we are what we are, we can foresee that it is not obvious that we are.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We should never judge others knowing how similar we are from the one we judge.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It is incredible how many lies we can tell in a day pretending telling the truth.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Being attentive must not mean saying 'I am conscious that I'm doing that'. Being attentive is observing the 'I'.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Even if we pretend to communicate, we are still lonely, above all within all this technology.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There is the one in solitude, the one which is seeing inward loneliness and the isolated. Those are three different states.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
So many gurus tried to isolate themselves from the world, but they were taking with them the accumulated knowledge of society.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loneliness is a inward state we must be aware of. It is not solitude but the fact or seeing that inwardly there is just ourselves.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fear is the center of our psyche. Fear of losing what we accumulated so greedily, fear of not being loved anymore, fear of loneliness.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
As we are afraid of becoming our own guru, we seek gurus outside whereas we could be both guru and disciple.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Habits are mindkillers. When we go into habits, our attention fades. Morale and principles are replacing what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sometimes in life we have to figure out wether we like truth or security most.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It is so easy to tell someone what he or she wants to hear, and so hard to tell the truth people never want to hear.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mankind has always wanted to last. The projection in the future is an escape from what is in order to have a guarantee on what will be.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When love is, thought is not, time is not. There is just love.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Affliction can be so hard when we pursue an impossible target. Seeing what is allow to calm down affliction.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Don't fill your heart with theories, or you will become the theory. Unless the theory is a way to hide yourself behind other's thoughts.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we were not so attached by our little possessions, we could love. But the heart is so often full of useless lifeless items.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The world never lacked intelligence, but it lacked love.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thoughts are full of dogmas. One of the wicked dogmas of thoughts is the cult of thought.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Freedom is beginning by inward freedom, and so by getting rid of dogmas.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Love comes with freedom. That's why so many people only think they love whereas they want to own, to possess.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In love, there is no time anymore.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Most of us crave for love and security whereas those two things are not compatible.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We must not confuse loving and searching the security of the love of another.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To feel love, we must leave the hiding or avoiding spirit that lies in thought.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I saw today an amazing look.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To feel love, we must give up all theories.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Discovering love is the greatest thing in life. It means clearing the barriers of self protection.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We have to know what we mean by love. Love is an easy word to say but who knows really what love is?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wanting to change is creating a discrepancy between what is and what should be. We only change by seing what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The is always a reason for us not to see what is. Knowing that reason is the beginning of self knowledge.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are only afraid about our fantasies because there is no reason to be afraid of what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we cannot see the reality, we are in the fantasies of our thought.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we follow a guru, we are not free, whoever or whatever the guru can be.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we wee ourselves from the outside, we can wish we were different. But this illusion is putting us in the dead end of what should be.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Talking about yourself is often irrelevant.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The more you know about yourself, the less you talk about you.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The issue of social rebellion is that it remains full of the current world paradigms.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Being for a theory or being against is exactly the same sterile movement.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Why hysteria has become a standard?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we realize that the purpose is only an idea, and idea is past, we can focus on being attentive to the present.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We should let the things do by themselves sometimes instead of wanting to control them.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We look forward too often instead of living now through what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When it is about common knowledge, we should learn from others; when it is about life, we must learn by ourselves.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Outward knowledge is too often a facade to protect our inward emptiness.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When representation is too far from what is, neurosis develops.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A lot of us seem incapable of seeing what is. We generally prefer seeing what should be; this is why we suffer.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Why are we used to have the thoughts preceding action ?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The products of the will are never spontaneous. All thoughts are not the truth.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
By admiring success, greed is socially considered as acceptable. Greed is the consequence of fear of being empty.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Arrogance and greed are killing the world. If we realize completely what those feelings are, we can act differently.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lying is the basic structure of communication. Is it only possible to speak the truth?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There is a place where we can never be satisfied about the way we express things, because some things cannot be expressed.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The word is a screen between us and reality. As soon as the word appear, we cease to see things as they are.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
All rules having 'all' in their formulation are false.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
It seems complicated to follow a spiritual path only by oneself, because of the various traps that are present along the way.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We are in the illusion of continuously running in lack of time whereas we only run from our own void.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
At the end of the day, consequences of our own acts must be faced.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Knowledge is currently used as a mean to feel superior whereas it is often limited to some information coming from books.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When an ideology is bringing conflict and death, it is in the name of the future. &amp;quot;Sacrifice now for later&amp;quot; is a pattern for stupidity.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
People fight because of their various opinions. But no opinion nor ideology is worth the death of one single human being.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The problem of the intellectual answer is that it has the structure of an opinion. That's why we have to get rid of answers.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Filling our minds with theories is a way to find answers. But why do we need answers to intellectual issues that are not real?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Our mind is so full of theories that we cannot see reality. That's why we are afraid of death, because we are afraid of life.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
if we can get rid of the representation, then we can face the facts. Facing the fact is a step towards what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'inconnu, c'est l'indicible, l'instant qui révèle, c'est la regénération intérieure sans volonté, la vision pénétrante, l'amour, la beauté.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Conscious and subconscious have the same structure: they are based on the past, on the experiences, on the conditioning, on the traditions.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Change comes with the vision of what is, without resistance, judgment, justification or condemnation. Change is son of what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If there is an effort to change, then we cannot change. Change comes with no effort.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We should be very cautious about judgment. When we judge someone for something he did, we have to know that now, he can be different.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Everything changes. Through this change, this is death that we can see, not death we should be afraid of, but death as a fact that is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vengeance is an intellectual projection of a trade between the past victim and the future victim. With that in mind, the ego hides reality.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vengeance makes a false connection between what we suffered and what the responsible or our suffering should suffer in return.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vengeance is the craving for the pleasure to hurt in the future. This is a burden when having it and no relief when done.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Freedom can only be conceived with the understanding of death.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we can die to all the past, die to all the experiences, to all the weights of traditions and knowledge, we can be free.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
If we understand that thought is related to dead things, that thought strictly cannot invent, then we can seek for the living: the present.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To know all about life, we have to know all about death. Death is beginning by yesterday, the past, the memories, etc. All that is dead.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hiding, avoiding, forgetting or running away are two methods that we know so well to get out of our common problems.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The real revolution is the one of the mind, above all when it seizes to exist.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Having permanent principles is possible only if we cannot see what is.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
People that do not change at all are dead people. How can we stay the same while nothing is permanent?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Living in our head is simple provided 'I' does not exist. This space within enable the contact with reality.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
In some places of the world, God was replaced by the 'Sate', but the old habits remain the same. Worshiping is not love but fear.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Progress involves time and time is or the past of the thoughts or the projection of the past unto the future. Present is no time.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Progress is a fact in technology; it is a myth, an illusion, in psychology or philosophy or religion.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Learning through books is killing our capability of seeing things by ourselves. If we can quote, we have to realize that we forget to live.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we don't understand the signification of rituals, this can be because there is no signification. No ritual can make us learn love.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When people want to make us what we are not, we are in inward suffering, divided between what you are told we should be and what we are.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philosophies and organized religions are proposing methods, and methods are creating the conflict between what we are and what we should be.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What is more important for you? To find the reality, the truth, God or to be trendy? What is the real purpose of life?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
People often think they should think more to some problems. But on the contrary, they should think less. Meditation is no thinking at all.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A method is made by an authority. When you follow a method, you follow an authority. This is an anti-freedom movement.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
No method can be used to be free. If you follow a method, then you are entering in a prison in order to be free. This is absurd.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
There are so many ways to loose oneself that only a real awareness can protect us from following, borrowing or copying behaviors and models.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
To untie from society, one must observe how society works in himself. This is much more than philosophical or sociological thoughts.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Family is the first circle of society, the first place where creativity is killed by traditions, religions and social conventions.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Some of us will have to break up with their family and to put at stake what is considered by so many as things as they should be.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We often don't realize that we are what we seek for.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Suffering is one of the question mark that will lead people to investigate the knowledge of the self.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The vision of the suffering of others must raise the will to do something, and not a cold resignation based on self centric thoughts.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
I met at noon people in suffering; they used to work with me. How can a company do that to people? Waisted energy and waisted minds.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Studying what is without judgment is the beginning of self knowledge. Instead of trying to be what we are not, let us be what we are.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wanting to change society is often comparable of wanting to change the color of the social prison walls. This impulse can bring no better.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La société ne vante que le devenir, car le devenir est la mort, une mort socialement correcte. Seul être au présent est révolutionnaire.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vérité n'est pas bonne à entendre car elle se présente comme un miroir de ce qui est et non de ce qui devrait être. D'où le déplaisir.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si on enlevait des bibliothèques, les livres pour passer le temps et les livres des érudits, il ne resterait rien. Et la vie serait ouverte.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Penser n'est pas le problème. Tout le monde pense. En fait, penser pose des problèmes. D'où l'intérêt de ne pas penser, juste pour voir.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The words are so limited that truth cannot be expressed with words. Words are screens between us and reality.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Our issues are thoughs and emotions. Let them run like the river, observe them as they come without judging, and the truth will come.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philosophies and organized religions are ideologies. Just ideologies. They can bring only pain, conflict, suffering and death.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Why are we used to quote people? Because we are so void, so vain inside, so empty. But it is absurd to fill the void with quotes.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Society is not an external object to think upon; it is an inward reality. To be free means understanding the society we are inwardly.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, ce n'est pas parce que l'on pense que l'on pense bien. Mais tant de philosophes pensent si mal que l'on peut penser tranquille.1&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est drôle, tous ces gens qui lisent tout le temps. Je lisais tout le temps avant. Avant de commencer à penser par moi-même.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
When we ask if science and spirituality are complementary, we should ask first what they are in reality instead of building upon theories.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The search for security brings us to protect what we know with inward walls. Indeed, we don't want to realize that nothing is permanent.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Countries obsessed by lies are countries that legitimate lies as a standard of social behavior. We usually hate our own projections.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The obvious is no so obvious. It is sufficient for us to suspend our activity during one minute and be perfectly attentive.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Why do we fear death? Because our ego fears to disappear? But understanding death is the condition for seeing things as they are.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Instead of thinking by ourselves, we continuously seek for a master. This is why we always have second-hand thoughts.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The purpose of education is to enable children to be free. For that, we must allow them to be what they are and to know what they are.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
The simplest way to advance in life is to realize that advancing is an illusion, except for the one who learns to know himself.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La recherche de sécurité tue l'amour.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J'aimerais avoir des certitudes, comme avant. Mais plus le temps passe, moins j'en ai. Au fait, à quoi servent les certitudes ?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Twitter is a cult to immediate things. After some hours, the words are lost forever.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
All those people alone in front of their screen that believe they are not alone... How could we get there?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soudain, je vois je. Mais qu'est-ce que &amp;quot;je&amp;quot; ? L'ego qui croit qu'il est... Hahaha, c'est trop drôle.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ambition makes men appear in the frontlines; absence of ambition make men disappear.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
All this energy spent for material purposes whereas we could learn all about life. What if we spent some time learning what life really is?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
We don't always realize the negative effect of what we use to feed ourselves.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
What is more important than to be a all rounder in life?&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Why working so hard and being in conflict with one another? To fulfill our ambition? But ambition cannot be fulfill, like an eternal hunger.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
People are suffering of being result oriented. Because nothing sane can come from pursuing achievements except ego reinforcement.&lt;br /&gt;
    &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Implementing Babel's library from Borges would lead to generate 1.432 x 10&amp;lt;sup&amp;gt;1.925.802&amp;lt;/sup&amp;gt; books. Much more than atoms in the universe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Apho|Aphorismes XXII|Précédent|:Catégorie:Aphorismes|Sommaire}}[[Catégorie:2009]][[Catégorie:English section]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=A_propos_de_l%27%C3%A9sot%C3%A9risme</id>
		<title>A propos de l'ésotérisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=A_propos_de_l%27%C3%A9sot%C3%A9risme"/>
				<updated>2009-06-20T21:27:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'étude de l'ésotérisme est une mine d'enseignements, non directement pour ce qu'apportent en elles-mêmes les théories ésotériques (ou ce qu'elles sont censées apporter), mais parce que ces dernières sont révélatrices, entre autres :&lt;br /&gt;
* de traits de l'esprit humain illustrant des patterns de la pensée très particuliers de l'intellect ;&lt;br /&gt;
* de la faculté des hommes à croire des théories intellectuelles ;&lt;br /&gt;
* de la propension des hommes à rechercher des gourous ou plus généralement à se placer au sein d'une hiérarchie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'importance de l'étude de l'ésotérisme réside dans le fait que la multitude des théories ésotériques et leur structure fournissent des exemples très pertinents et plus accessibles des schémas de conditionnement fournis par la société en général. C'est pourquoi, la compréhension de patterns de la pensée dans un référentiel ésotérique peut clarifier un certain nombre de patterns sociaux plus généraux, mais basés au fond sur les mêmes modèles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette article, nous userons du mot anglais ''pattern'' qui représente de manière plus adéquate l'idée que nous voulons employer de &amp;quot;modèle de structures&amp;quot; ou de &amp;quot;modèle de schémas&amp;quot;. Un pattern est un concept abstrait qui va se décliner dans un grand nombre de cas n'ayant pas obligatoirement de points communs visibles. Le pattern sera la structure sous-jacente des liens entre les différents concepts. Dans l'ésotérisme comme dans le conditionnement social traditionnel, les patterns sont les mêmes, comme nous allons le voir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Introduction aux caractéristiques générales de l'ésotérisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut noter en guise d'introduction quelques dimensions de la démarche ésotérique qui portent de nombreux enseignements sur le monde tel qu'il est :&lt;br /&gt;
# L'ésotérisme produit des représentations et des théories intellectuelles souvent très éloignées de la réalité (dans le sens usuel d'acceptation de ce terme) ;&lt;br /&gt;
# L'ésotérisme met en perspective les relations entre humains comme des relations ''hiérarchisées'', dans lesquelles le savoir ésotérique caractérise une certaine classe d'humains, postulés supérieurs ;&lt;br /&gt;
# L'ésotérisme cultive le secret ;&lt;br /&gt;
# Le savoir ésotérique est difficile à obtenir mais sa possession vaut pouvoir et position hiérarchique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Analyse des différents patterns de la pensée ésotérique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Introduction ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'approche ésotérique part souvent d'un certain nombre de confusions, de décalages assez fins qui sont assez difficiles à identifier, mais d'une exceptionnelle richesse en enseignement. Les grandes religions monothéistes ont toujours analysé avec beaucoup de finesse les dérives ésotériques, tout en ne reconnaissant pas toujours que leur mode de pensée pouvait être assez proche&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. la structuration de la doctrine ésotérique officielle dans le judaïsme au travers du [http://bit.ly/Q0Rkk Zohar].&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. par exemple [http://bit.ly/4EGTwW Jésus, le porteur d'eau vive], un texte publié par le Vatican.&amp;lt;/ref&amp;gt;&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. Al Ghazali, [http://bit.ly/28yLgH La délivrance de l'erreur] pour l'islam.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Nous allons revenir sur ces similitudes ainsi que sur ces différences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de cet article n'est pas de condamner telle ou telle théorie ésotérique et donc de ne pas entrer dans le champs de l'opinion, mais d'identifier les patterns de la &amp;quot;pensée ésotérique&amp;quot; et de voir dans quelles conditions, cette identification peut éclairer notre compréhension du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Premier pattern : la triade constat/problème/solution ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier pattern que nous pouvons identifier dans la pensées ésotérique est l'utilisation de la triade bien connue ''constat/problème/solution''. La technique est simple : il s'agit de lier dans un même raisonnement une vérité (celle du constat, la plupart du temps indubitable), le problème résultat de ce constat, et la solution. La deuxième étape, le problème, résulte d'une représentation biaisée du constat. Cette représentation opère un décalage intellectuel partial depuis le constat vers la direction de la solution (celle proposée par la théorie ésotérique en l'occurrence).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mode de pensée est bien connu en philosophie et aussi largement utilisé par cette discipline. Notons que le passage du constat au problème est le lieu très particulier des glissements dans le raisonnement :&lt;br /&gt;
* le constat tient lieu de ''vérité'' agréée ; il est donc la caution intellectuelle de la véracité du raisonnement ;&lt;br /&gt;
* le problème est une ''représentation intellectuelle'' du constat qui à la fois :&lt;br /&gt;
** ''ajoute'' au constat des connotations sous-entendues (notamment relatives à l'importance du débat, à ses possibles implications sur d'autres sujets, à la peur que l'on devrait en avoir, etc.) ;&lt;br /&gt;
** ''retranche'' au constat une partie de sa complexité et donc simplifie, conceptualise, la vérité d'une manière tendancieuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme en philosophie, c'est au travers du passage entre constat et problème que le décalage s'opère, et c'est dans cette transition que l'esprit est souvent le moins vigilant ou le plus paresseux. Dans les doctrines ésotériques, le constat est souvent une vérité difficile à admettre, choquante, non usuelle, allant contre les idées reçues. L'impact n'en est que plus grand. Alors que l'esprit découvre une ''vérité inhabituelle'', il est subjugué et accepte dans le même mouvement la vérité, mais aussi les deux autres étapes de la triade, soit le problème et la solution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu, le passage entre problème et solution est, lui, le lieu de l'exposition de la doctrine. En ésotérisme, ce passage va être vendu sous des auspices matériels (soit dans la perspective d'un gain personnel), comme nous allons le voir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Deuxième pattern : le mystère ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième pattern est la nécessaire introduction rapide d'un élément de ''mystère''. Ce dernier sert le plus souvent à appâter le lecteur avec la promesse d'un dévoilement d'un grand secret plus tard dans l'exposé. Le mystère peut être utilisé de plusieurs façons :&lt;br /&gt;
* lors du passage entre constat et problème :&lt;br /&gt;
** le novice ne comprendra alors pas pourquoi le problème est si grave alors qu'il dérive de la vérité qu'on lui a exposé ;&lt;br /&gt;
** il y a, dans ce cas, quelque chose de mystérieux dans les sous-entendus qui environnement le problème ;&lt;br /&gt;
* lors du passage entre problème et solution :&lt;br /&gt;
** dans ce cas, le mystère vient du dévoilement très partiel de la solution qui est, en quelque sorte, le bout du chemin de la théorie ésotérique, le ''but'' ;&lt;br /&gt;
** ce but étant jugé très difficile ou inaccessible, le mystère réside dans le détail de la méthode qui mène du problème à la solution.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que cet élément de mystère est une instrumentalisation d'une pulsion très humaine autour de la peur-envie de l'''inconnu''. Ne pouvant savoir ce que nous allons découvrir, nous projetons ce que nous connaissons de plus merveilleux (imaginations notamment, inconscient collectif, etc.) sur cet inconnu. Cette instrumentalisation a pour but :&lt;br /&gt;
* de rendre l'aspirant avide d'inconnu, et donc docile dans la mesure où il accepte un chemin sans repère et est donc obligé de s'en remettre à une autorité ;&lt;br /&gt;
* de le motiver dans sa quête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mystère est une promesse bien facile, car chacun d'entre nous peut projeter dans le futur ce qui nous ferait plaisir. Le plus les mystère est épais, le plus la théorie ésotérique peut avoir du succès&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. ''La secte du phénix'', de Borges.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Troisième pattern : la promesse d'un savoir ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ésotérisme fait miroiter l'acquisition d'un savoir, ce savoir étant emprunt de mystère. On trouve diverses types de pensées ésotériques en fonction des types de savoir qu'elles promettent :&lt;br /&gt;
* des pensées dans lesquelles le savoir n'est qu'intellectuel :&lt;br /&gt;
** il est le plus souvent transmis de manière livresque, ou par des genres de cours auxquels on peut donner le nom pompeux d'&amp;quot;initiation&amp;quot; ;&lt;br /&gt;
** nous sommes dans une approche que nous pourrions qualifier de &amp;quot;gnostique&amp;quot; ;&lt;br /&gt;
** le savoir en tant que connaissance intellectuelle se suffit à lui-même et le but ultime est d'acquérir ce savoir ;&lt;br /&gt;
* Des pensées un peu plus subtiles dans lesquelles le savoir est un mélange d'intellectuel et de pratique :&lt;br /&gt;
** le savoir intellectuel doit être &amp;quot;digéré&amp;quot; pour être reçu par le novice qui l'a hérité :&lt;br /&gt;
** cette &amp;quot;digestion&amp;quot; se fait le plus souvent au moyen de diverses pratiques ésotériques (méditations, rituels, etc.) ;&lt;br /&gt;
* Des pensées pensées pour lesquelles le but de ce savoir n'est que l'acquisition d'un savoir pratique (comme dans le cas de la magie, des pouvoirs, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le savoir aura donc le plus souvent une partie théorique, intellectuelle, et une partie pratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que, dans la perspective ésotérique (tout comme d'ailleurs dans la perspective sociale), la quête du savoir est une quête ''matérielle'' et non spirituelle et cette nuance est très importante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car dans la perspective d'une quête ésotérique du savoir, la relation entre l'homme et le savoir est la même qu'entre l'homme et l'argent : il le désire ardemment, il le chérit quand il le possède, il ne le partage guère qu'avec des gens triés sur le volet suivant des critères tout intellectuels, et il le lègue comme on lègue un bien matériel. La relation de l'homme avec le savoir ésotérique est donc l'un des indicateurs indubitable de la ''non spiritualité manifeste'' de l'écrasante majorité des théories ésotériques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Quatrième pattern : le secret ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce savoir étant rare, il est précieux ; précieux, il est devenu &amp;quot;secret&amp;quot;. Ce savoir secret prend plusieurs formes. Nous en distinguerons trois :&lt;br /&gt;
* la forme ''primitive'' du savoir secret : le savoir est caché dans le monde physique ;&lt;br /&gt;
** cela peut être par exemple des livres cachés ou introuvables, des manuscrits perdus qui se copient et se distribuent sous le manteau, etc. ;&lt;br /&gt;
** ceux qui ont le savoir se reconnaissent par des signes, des gestes ou des symboles, etc. ;&lt;br /&gt;
* la forme ''médiane'' du savoir secret : le suprême intellect ;&lt;br /&gt;
** sans que cette assomption soit publique, pour comprendre le savoir secret, il faut des dispositions particulières, être en quelque sorte élu, etc. ;&lt;br /&gt;
** bien entendu, ceux qui ''créent'' ce savoir secret ou l'ont créé sont souvent les élus (ce qui rend difficile tout jugement d'imposture par exemple&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[A propos du New Age]].&amp;lt;/ref&amp;gt;) ;&lt;br /&gt;
* la forme ''subtile'' du savoir secret : le savoir non caché ;&lt;br /&gt;
** dans cette forme, tout est disponible, mais probablement peu de choses sont véritablement accessibles ou compréhensibles facilement ;&lt;br /&gt;
** d'une certaine façon, ce savoir manifeste qui cache un sens profond est le mode sur lequel fonctionnent toutes les grandes religions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un point de vue purement religieux, il existe un autre type de relation au secret, mais il n'apparaît pas totalement dans ce qu'il est convenu de nommer &amp;quot;ésotérisme&amp;quot;, mais plus dans des démarches religieuses de type mystique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Cinquième pattern : un savoir crypté ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les doctrines ésotériques, loin de vouloir partager un savoir avec le reste de l'humanité, usent souvent de ruses et de subterfuges infantiles pour crypter ce savoir, pour le rendre complexe à appréhender. Bien entendu, certains écrits religieux anciens n'ont pas pour but de crypter le savoir mais ils s'appuient, eux, sur des pré-supposés qui ont été perdus au fil des siècle, laissant le lecteur dans une obligation d'interprétation. Les doctrines ésotériques vont plus loin en cherchant le plus souvent sciemment :&lt;br /&gt;
* soit à crypter le savoir par diverses moyens, un des secrets devenant le moyen de &amp;quot;décrypter&amp;quot; ;&lt;br /&gt;
* soit à décrypter le savoir et donc par exemple à tirer d'un objet public un sens caché.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait de crypter le savoir se fait au travers de méthodes pour le moins classiques :&lt;br /&gt;
* une utilisation particulière de certains mots qui, dans le contexte de la doctrine ésotérique, auront un sens différent du sens usuel ;&lt;br /&gt;
* un vocable fait de néologismes et de concepts très complexes à comprendre pour un novice ;&lt;br /&gt;
* l'utilisation de représentations complexes du monde (panthéons, lois ésotériques, personnages mythiques ou invisibles, plans d'existences, etc.) connues des seuls initiés ;&lt;br /&gt;
* l'utilisation de représentations complexes de l'homme connues des seuls initiés (âme, chakras, etc.) ;&lt;br /&gt;
* l'acceptation indiscutée de méthodes ésotériques merveilleuses (prémonitions, discussions avec les morts, channeling, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que le but n'est pas que les choses soient intelligibles, mais qu'elles soient ''complexes''. On ne peut tirer profit d'un savoir en tant que pouvoir que dès lors que ce savoir n'est pas simple à acquérir. On trouve cette dérive dans les sciences modernes, voire même dans des domaines très prosaïques comme le droit, ou l'informatique. celui qui connaît en détail les &amp;quot;arcanes&amp;quot; du savoir crypté est légitimé à exercer une certaine autorité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Sixième pattern : l'appartenance à une élite en droit d'exercer un certain pouvoir ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la perspective ésotérique, les détenteurs d'un savoir secret et crypté peuvent légitimement :&lt;br /&gt;
* exercer ce savoir comme un pouvoir, ce qui comprend écrire, enseigner, faire du prosélytisme, jouer le rôle de gourou, etc. ;&lt;br /&gt;
* se sentir appartenir à une &amp;quot;caste&amp;quot; supérieure : celle qui sait ;&lt;br /&gt;
* définir des degrés dans les gens qui ne savent pas, degrés basés sur leur connaissance/compréhension du savoir ésotérique ;&lt;br /&gt;
* construire une organisation hiérarchisée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce pattern joue sur la valorisation de l'ego individuel. La conséquence sociale de ce pattern est de proposer une représentation de la société dans laquelle les personnes sont dans des castes, ces castes étant établies sur base du &amp;quot;degré&amp;quot; de connaissance/compréhension du savoir ésotérique. Nous trouvons ce phénomène :&lt;br /&gt;
* dans les grandes religions qui ont des castes de clercs (hindouisme bien sûr mais aussi judaïsme, christianisme, islam chiite, le cas de l'islam sunnite étant plus ambigu) ;&lt;br /&gt;
* dans des organisations de type politique ;&lt;br /&gt;
* dans des régimes dictatoriaux à l'idéologie forte (communisme, nazisme, fascisme, etc.) ;&lt;br /&gt;
* dans l'organisation de certaines entreprises ;&lt;br /&gt;
* dans l'organisation de la science actuelle ;&lt;br /&gt;
* d'une façon plus générale, dans les castes sociales partageant les mêmes intérêts matériels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'aspect intéressant de ce pattern de la pensée est d'affermir une position personnelle et égotique sur la base d'un savoir extérieur que l'on peut exercer dans le monde matériel. En effet, la plupart du temps, le fonctionnement basique de l'ego est de s'affermir en proclamant qu'il a raison et que seuls comptent ses intérêts personnels. Dans le modèle ésotérique basé sur le pouvoir obtenu du savoir secret, c'est un prétexte externe qui vient renforcer les prérogatives de l'ego, un prétexte d'appartenance sociale à la caste des élus. Ainsi, l'ego est à la fois renforcé par ce mécanisme mais aussi peut prétexter la doctrine ésotérique pour exprimer ses travers les plus bas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous voyons que l'intervention du pattern de la pensée de type &amp;quot;pouvoir&amp;quot; cèle à jamais la possibilité que la doctrine ésotérique contienne jamais une once de spiritualité, même si les mots qu'elle emploie emprunte à un certain vocabulaire religieux&amp;lt;ref&amp;gt;On pourra se souvenir des cas d'[http://bit.ly/hmsM9 Helena Blavatsky] ou de [http://bit.ly/2QnS2b Alice Bailey], championnes incontestées de l'ésotérisme &amp;quot;hiérarchique&amp;quot;.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des enseignements concernant la société dans son ensemble ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les patterns de la pensée que nous venons de voir sont emplis d'enseignements intéressants dans un cadre social plus général que le strict cadre des doctrines ésotériques. Les groupes humains, ayant une propension manifeste à la spécialisation d'une part et à la pensée (simpliste) que le monde est à leur image d'autre part, tendent à développer un savoir &amp;quot;ésotérique&amp;quot; localisé à leur groupe qui justifie l'expression des traits peu flatteurs de leur ego (ambitions dévorantes, volonté de puissance, agressivité, etc.).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En particulier, certains modes d'exercice de l'autorité peuvent, dans un certain nombre de cas, être rapportés à des comportements sectaires très voisins des comportements que l'on trouve dans les assemblées ésotériques. Cela vaut pour l'entreprise, pour les cercles divers réunissant des personnes acceptant des hiérarchies et des gourous, en particulier les partis politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Souvenons-nous aussi que l'histoire est emplie de moments où le glissement dans la doctrine et les raisonnements ésotériques devient plus sérieux et plus obscur. Nous citerons le nazisme qui eût de très sombres périodes ''stricto sensu'' ésotériques&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. ''[http://bit.ly/3fAAhK Le matin des magiciens]'' de Louis Pauwels et Jacques Bergier.&amp;lt;/ref&amp;gt;, le stalinisme qui manifeste une forme très outrée de culte du gourou et de destruction systématique et récurrente de toute élite, même l'élite du parti lui-même, ou encore plus récemment la lutte américaine contre &amp;quot;l'axe du mal&amp;quot;, illustration manifeste d'un glissement dans une pensée ésotérique voire magique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La pensée humaine aime les patterns, tant et si bien que ces derniers peuvent devenir les structures sous-jacentes de la pensée. Ces patterns, comme le lecteur pourra le constater dans d'autres articles de ce site, vont souvent par {{G|grappes}}. Ces grappes emprisonnent l'esprit au travers de réseaux de patterns qui agissent comme de véritables fabriques d'illusions, robustes à l'argumentation classique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les doctrines ésotériques ont cela d'intéressant qu'elles manifestent, peut-être un peu plus visiblement, ces patterns et leur mode d'agrégation et d'interpénétration dans le cadre d'une doctrine qui, al plupart du temps, couvre l'ensemble de la vie personnelle et sociale. Car, des plus dangereuses grappes de patterns de la pensée, est celle qui constitue un ''système'' présumé complet. Fruit prisé de la philosophie durant quelques siècles, l'approche systémique est une approche en grappe qui est à la fois d'une formidable présomption et surtout d'une incroyable dangerosité pour la société. Par son côté intellectuel et abstrait, elle prétend modéliser le monde et l'{{G|ordonner}} d'une manière complète au moyen notamment de {{G|hiérarchies}}.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'étude des doctrines ésotériques est, en ce sens, une formidable mine pour l'homme libre pour comprendre les dangers et les mécanismes intimes du conditionnement social à la fois démocratique, mais aussi dictatorial. Il est donc très utile que ce savoir sorte des confinements dans lequel il se trouve actuellement (la plupart du temps au sein des grandes religions structurées), qu'il perde son statut méprisé (car il porte le label conspué &amp;quot;ésotérisme&amp;quot;) et qu'il nous serve à mieux nous connaître et à accepter les erreurs parfois terribles de notre mode de pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Esotérisme]][[Catégorie:2009]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Introduction_%C3%A0_l%27%C3%A9nerg%C3%A9tique_psychique_et_physique</id>
		<title>Introduction à l'énergétique psychique et physique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Introduction_%C3%A0_l%27%C3%A9nerg%C3%A9tique_psychique_et_physique"/>
				<updated>2009-05-21T16:45:38Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le monde qui nous entoure est marqué par la notion de ''sollicitation''. Au lieu de venir chercher auprès du monde ce qui nous intéresse, le monde vient à nous et nous ''propose'' des choses. Ce mode de fonctionnement, pour ainsi dire, inversé est souvent très agressif dans la mesure où la proposition ne vient pas souvent à point nommé. Cet article a pour objet de proposer une piste, aussi simple que révolutionnaire, pour ne pas être la victime obligatoire de ces agressions répétées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notions d'énergétique physique et psychique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est bon de se représenter l'être humain comme une personne ayant une certaine quantité d'énergie qu'elle peut dépenser par jour. Si cette énergie est dépensée, la fatigue la gagnera facilement et on peut souhaiter que son sommeil n'en soit que meilleur ; si cette énergie n'est pas dépensée, elle sera recyclée en autre chose, souvent de plus négatif pour la personne ou pour son entourage. Si la consommation d'énergie est supérieure à la quantité à dépenser, il y a risque de surmenage et d'épuisement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'énergie que nous pouvons dépenser est de deux catégories : soit elle est physique, soit elle est psychique. Nous ferons l'hypothèse simpliste, dans cet article, que chacun d'entre nous possède un quota de 100 points d'énergie à dépenser par jour en énergie psychique (ePS) et en énergie physique (ePH) &amp;lt;ref&amp;gt;Cette échelle est relative et servira surtout comme exemple. Elle n'a aucune valeur scientifique, ni même comparative entre les êtres humains. Elle doit être vue comme une échelle subjective permettant de mesurer grossièrement le poids en énergie de certaines activités par rapport à d'autres et ainsi la proportion des dépenses inutiles d'énergie.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Chaque activité que nous faisons coûte un certain nombre de points d'énergie. Arrivé à 0, nous considérerons que nous sommes fatigués dans le sens d'être incapable soit de faire sérieusement une nouvelle activité physique, soit de faire sérieusement une nouvelle activité psychique. Il est alors temps de se reposer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que le taux d'énergie d'une personne peut descendre, par moments, en deçà de 0 dans certaines circonstances particulières, pour l'énergie psychique dans des états dépressifs graves (ePS &amp;lt; 0), pour l'énergie physique dans des états d'épuisement graves (ePH &amp;lt; 0). Dans ce cas, il sera sans doute nécessaire de se reposer plusieurs jours voire plusieurs semaines afin de retrouver un taux énergétique normal.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les activités obligatoires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous prenons une journée classique et que nous la modélisons de manière très simpliste, nous identifierons trois zones de huit heures :&lt;br /&gt;
* huit heures de sommeil où les compteurs d'énergie physique et psychique repassent au maximum (ePS = 100 et ePH = 100)&amp;lt;ref&amp;gt;Bien sûr, si nous comparions les individus entre eux, nous verrions que certaines personnes ont des scores différents dans les énergies physiques et psychiques &amp;quot;absolues&amp;quot;. Une fois encore, il ne s'agit là que de l'exposition rapide d'un modèle simple permettant de mesurer des choses dans un cadre subjectif.&amp;lt;/ref&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
* huit heures de travail où les compteurs d'énergie vont décroître ;&lt;br /&gt;
* huit heures de vie personnelle, dans lesquelles on compte les transports et les activités nécessaires de subsistance, où là aussi, nous allons user une certaine quantité d'énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que le fait de consommer de l'énergie est bénéfique pour la personne dans la mesure où l'activité physique comme psychique est l'essence même de la vie. Il n'y a donc pas d'approche négative dans le fait de compter où, quand et comment, cette énergie est consommée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous poursuivons dans les approximations faciles, nous pouvons supposer que la consommation d'énergie est régulière tout au long de l'éveil. Nous obtenons la dépense maximum d'énergie par heure&amp;lt;ref&amp;gt;maximum dans le sens où si nous dépensons cette énergie sur le quota d'heures, nous finissons la journée à 0.&amp;lt;/ref&amp;gt; en faisant la division de 100 par 16 soit :&lt;br /&gt;
* ePH/h = 6.25,&lt;br /&gt;
* ePS/h = 6.25.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons aussi voir qu'il nous reste au maximum dans une journée classique une moitié de notre énergie journalière soit 50 points dans ePH et ePS (avec un travail qui nous prend la moitié de notre énergie, ce qui est somme toute une hypothèse assez faible si l'on interroge certaines personnes autour de soi&amp;lt;ref&amp;gt;La mesure des énergies étant subjective, le même travail pour deux personnes différentes pourrait consommer pour la première 50% de son énergie en moyenne alors qu'elle consommerait 75% pour la seconde.&amp;lt;/ref&amp;gt;). Si nous avons un travail fatiguant physiquement, il est possible qu'il ne reste que ePH = 30 et ePS = 70, à la fin du quota d'heures de travail. Au contraire, en cas de travail intellectuel dans un bureau par exemple, on pourra arriver à des taux restant de l'ordre de ePH = 70 et ePS = 30.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour l'activité professionnelle, nous pourrions considérer le tableau suivant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| cellspacing=&amp;quot;0&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Type de métier&lt;br /&gt;
! Conso ePH/jour &lt;br /&gt;
! Conso ePS/jour&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Normal&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 50&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 50&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Physique&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 70&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 30&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Intellectuel&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 30 &lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 70 &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette consommation serait la grille subjective dans laquelle la personne en train de s'étudier pourrait se placer suivant son activité professionnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les activités personnelles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces activités peuvent aussi être estimées avec des taux horaires de dépense d'énergie, même si, dans le cadre de cet article, toute estimation devra être vue comme une simple tentative ayant valeur d'exemple et pouvant être adaptée à chaque personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| cellspacing=&amp;quot;0&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Activité&lt;br /&gt;
! Conso ePH/h &lt;br /&gt;
! Conso ePS/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Consommation moyenne&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 6.25&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 6.25&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Transport&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Télévision&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 0 &lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 5 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Lecture&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 0 &lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Sport (jogging)&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10 &lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Courses&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10 &lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Enfants, tâches ménagères&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait bien sûr tenter de donner des listes plus complètes de la consommation en énergie d'activités quotidiennes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pourrions aussi définir une table des événements consommateurs d'énergie, comme celle qui suit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| cellspacing=&amp;quot;0&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Activité&lt;br /&gt;
! Conso ePH&lt;br /&gt;
! Conso ePS&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Stress&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 2/h&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 2/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Réunion formelle&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 2/h&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 5/h&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Problème matériel inopiné&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 5 &lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 5 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Conflit avec quelqu'un&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 2 &lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 5 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Coup de téléphone inattendu&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 0 &lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 2 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Lire le journal&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 0 &lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 3 &lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Repas chez les beaux-parents&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 1 &lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 3 &lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette table est, bien entendu, personnelle et pourrait aussi être adaptée facilement à chaque cas individuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un exemple ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous arrivons, pour une personne moyenne, effectuant un travail de bureau moyen, voyageant une heure par jour, ayant deux enfants en bas âge au taux suivant et consommant trois heures de télévision (chiffres moyens par français) par jour au tableau suivant :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| cellspacing=&amp;quot;0&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Activité&lt;br /&gt;
! Nombre d'heures &lt;br /&gt;
! Conso ePH&lt;br /&gt;
! Conso ePS&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Travail&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 8&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 50&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 50&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Transport&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 1&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Enfants, tâches ménagères&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 3&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 30&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Courses&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 1&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Télévision&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 3&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 15&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Total&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 16&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 100&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 100&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Surmenage&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | -&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 0%&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 0%&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On voit bien dans quel équilibre précaire énergétique nous nous situons souvent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre exemple donnerait pour un travail intellectuel stressant et peu de contraintes matérielles :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{| cellspacing=&amp;quot;0&amp;quot; border=&amp;quot;1&amp;quot;&lt;br /&gt;
! Activité&lt;br /&gt;
! Nombre d'heures &lt;br /&gt;
! Conso ePH&lt;br /&gt;
! Conso ePS&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Travail&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 60&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 60&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Stress&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 14&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 28&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 28&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Transport&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 2&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 20&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Enfants, tâches ménagères&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 1&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 5&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Lire le journal&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 1&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Télévision&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 2&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 0&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 10&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Total&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 16&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 118&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 133&lt;br /&gt;
|-&lt;br /&gt;
! Surmenage&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | -&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 18%&lt;br /&gt;
| align=&amp;quot;center&amp;quot; | 33%&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A noter que s'il reste trop souvent de l'énergie physique en trop, nous aurons tendance à grossir ; et que s'il reste trop souvent de l'énergie psychique en trop, nous aurons tendance à l'évacuer de manière néfaste (colère ou agressivité envers les autres, angoisse, stress).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Enrayer la fuite d'énergie inutile ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est probable que les décennies à venir tenteront des approches quantitatives similaires à celle que nous proposons afin de faire des bilans, notamment, dans le cadre des manques chroniques d'énergie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des solutions envisageables au problème du manque d'énergie ou du surmenage pourrait être d'inclure du temps de repos au sein même de la journée, afin de récupérer de l'énergie (notamment quand le bilan quotidien est négatif). Cependant, ce rythme de vie semble peu compatible avec les impératifs de la société d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre axe de réflexion est relatif à l'identification des pertes d'énergie en provenance d'événements qui ne sont pas de notre propre fait ou choix. En raison des sollicitations, il devient, en effet, important pour nous de pouvoir choisir à quelles sollicitations nous souhaitons répondre, et quelles sont celles que nous refusons d'accepter. La pression de la publicité et de la consommation forcée étant grande, la technique visant à calculer l'énergie peut mettre en lumière des phases entières de notre vie où nous nous épuisons à faire des  choses sans les vouloir, mais uniquement parce qu'on nous sollicite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelque part, cette approche consiste, en un sens, à reconsidérer la notion de progrès (notamment technologique), notamment quand ce «progrès» est ''poussé'' vers nous alors que nous n'avons rien demandé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La «communication» ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Combien d'entre nous se souviennent que les téléphones sans fil n'existaient pas il y a encore quinze ans ? Ces outils magiques ont perverti la notion de communication en créant une nouvelle dépendance :&lt;br /&gt;
* nous devons être joignables tout le temps sur notre téléphone sans fil&amp;lt;ref&amp;gt;La variante &amp;quot;blackberry&amp;quot; est beaucoup plus infâme puisqu'elle suppose que nous pouvons répondre dans les deux minutes à n'importe quel mail envoyé n'importe quand.&amp;lt;/ref&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
* si par hasard, nous ne le sommes pas, notre correspondant nous le fera remarquer la fois prochaine et tentera de nous culpabiliser pour cela, en nous répétant le message social conventionnel de l'utilisation (sous-entendue obligatoire) de l'outil de communication.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les messageries vocales, autrefois discrètes, nous envoient aujourd'hui des SMS, voire nous rappellent, au cas où nous ne saurions pas que quelqu'un nous a appelé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une seule solution, dans ce cas : ''le bouton «off»''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi en est-il du mail ou de la messagerie instantané. Il est parfois très bénéfique de se dire : «journée sans mail aujourd'hui». C'est une des façon de récupérer facilement un peu d'énergie psychique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces modes de communications se sont propagés très vite, ce qui explique que, quoique nous sachions les utiliser ''techniquement'', nous ne sachions ''pas vraiment nous en servir''. Car se servir d'un outil, quel qu'il soit requiert :&lt;br /&gt;
* d'en avoir l'usage,&lt;br /&gt;
* de savoir faire en sorte de rester le maître de l'outil et non son objet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les médias ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cas des médias est encore plus intéressant. Etrangement, les médias sont étudiés aujourd'hui en tant que «pouvoir», que diktat de pensée. Cette optique est très contestable philosophiquement, car si j'ai le pouvoir d'éteindre ma télévision, je n'ai pas le pouvoir de me placer hors des lois de mon pays. Donc, le pouvoir médiatique n'est pas un pouvoir au sens où le pouvoir politique en est un. On parle aussi souvent du pouvoir des médias sur les esprits, mais la plupart du temps, les médias ne font que se porter parole de ce qui se dit ailleurs, tout au plus noircissent-ils le trait, mais en général, ils se gardent d'''inventer''. Cela fait que le «problème des médias», s'il existe, ne semble pas être là où l'on souhaite l'interroger aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être est-il nécessaire, pour éclaircir le débat,  de revenir à la fonction première du média moderne : servir encore et encore des «informations». Mais qu'est au juste l'«information» ? L'information, c'est souvent ce que nous dit qu'il faut savoir alors qu'on ne savait pas qu'on avait de le savoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette mécanique de l'information est très étrange car elle est ''inverse'' de la démarche d'apprendre par soi-même : durant des siècles, les personnes commençaient par vouloir apprendre, puis se dirigeaient, volontairement, vers les savoirs ciblés qui les intéressaient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un monde de médias, l'information vient à vous, vous submerge, vous manipule, vous dit quelles questions vous poser et quelles réponses y apporter. De plus, dès que vous avez à peine digéré ce qu'on vous a fait avaler, on vous dit que l'information que vous avez absorbée est périmée et qu'il faut en reprendre une autre louche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loin d'être une mécanique de transmission du savoir, la mécanique des médias est une mécanique de dévalorisation constante du savoir, de changement constant d'opinion en raison de «faits nouveaux», de phénomènes de mode, ou d'impératifs commerciaux voire politiques. Ce gavage constant est, bien entendu, source de consommation d'énergie psychique ''directe'', lors de l'assimilation des informations, et ''indirecte'', lors du stress ou des inquiétudes générées&amp;lt;ref&amp;gt;On pourra voir que tous les jours, les gens se consternent pour une nouvelle affaire : le tsunami, les caricatures, un procès, un fait divers, un homme politique véreux, etc. Quel gaspillage d'ePS ! &amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, voici la solution révolutionnaire :&lt;br /&gt;
* couper la télévision durant quelques jours,&lt;br /&gt;
* ne plus acheter de journal durant quelques jours,&lt;br /&gt;
* ne plus brancher la radio durant quelques jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Liberté et énergie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une liberté sans énergie n'est rien. Le véritable exercice de la liberté est :&lt;br /&gt;
* de ''choisir où dépenser son énergie'',&lt;br /&gt;
* de choisir quelles questions se poser et à quels moments de sa vie se les poser,&lt;br /&gt;
* de bloquer les sollicitations inutiles en provenance de l'extérieur, après les avoir identifiées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'une certaine façon, nous sommes avantagés par rapport aux générations du passé puisque le conditionnement, désormais relayé par des moyens technologiques sophistiqués, ne requiert plus de présence physique obligatoire dans certains lieux, comme ce fut le cas dans de nombreuses sociétés conditionnées auparavant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons donc rester insensibles aux sollicitations que nous n'avons pas choisies. Il suffit de dire «non» et d'appuyer sur le bouton «arrêt».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout à coup, le potentiel énergétique qui s'ouvre est énorme, notamment pour nous occuper de ceux que nous aimons et pour aborder de manière plus tranquille les choses qui nous tiennent à cœur. Car, notons que frôler tous les jours le seuil fatidique «ePS = 0» nous fait flirter avec les zones dangereuses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, il faudra trouver quelques prétextes valables pour «ne pas être au courant», «ne pas avoir été joignable» ou «ne pas avoir d'avis sur l'actualité».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gérer son énergie a toujours été et est resté un acte résolument ''révolutionnaire''&amp;lt;ref&amp;gt;Au sens d'une révolution dans la considération que l'on porte à sa personne propre.&amp;lt;/ref&amp;gt;, un acte de liberté, un acte qui permet de voir les choses et le monde comme il nous plaît de le faire au lieu de s'abreuver continuellement à des représentations aliénantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est aussi un moyen de découvrir que l'on peut trouver en soi des nouvelles sources d'énergie, de nouvelles perspectives de développement personnel, et aussi, que l'on peut consommer moins que prévu dans les diverses tâches incompressibles de la vie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Psychologie]][[Catégorie:2006]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=La_cr%C3%A9dibilit%C3%A9_de_l%27autre</id>
		<title>La crédibilité de l'autre</title>
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				<updated>2009-05-21T16:15:30Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La crédibilité de l'autre, c'est-à-dire de la personne qui nous parle et qui nous vante telle ou telle chose ou attitude, est un problème que l'on rencontre partout et à tout âge, dans toutes sortes de situations psychologiques, l'«autre» étant réel ou virtuel. Ce problème de la crédibilité que l'on accorde aux personnes extérieures, s'il peut paraître de plus en plus critique en temps d'overdose informationnelle continuelle où il ne s'agit plus simplement d'accorder une crédibilité aux personnes physiques mais aussi aux médias, n'en est pas moins un des plus vieux problèmes du monde. Dans la communication de personne à personne, le problème de la crédibilité de celui qui parle ou expose cristallise de grands pans des conscients et inconscients collectifs tout en les mêlant aux inclinaisons naturelles de la psyché de la personne qui reçoit la pensée de l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article tentera de brosser un très rapide tableau de la crédibilité en tant qu'elle est phénomène interpersonnel. En tant que phénomène social, le sujet sera tout juste effleuré, le but étant plus d'exhiber les relations entre la crédibilité et la structure intime de notre être que d'entreprendre une lecture psychanalytique de la vie sociale au travers de la crédibilité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Avertissements méthodologiques ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous prendrons, dans la première partie à l'étude du problème de la crédibilité, une perspective «locale» et par conséquent asymétrique. Par locale, entendons que nous nous intéresserons tout d'abord à l'échelle de l'individu, c'est-à-dire aux problèmes de crédibilité se posant dans la relation d'un individu à l'autre. Nous refuserons donc de prendre une optique purement subjective dans laquelle nous désignerions un des protagoniste “soi” et le second “l'autre”. Néanmoins, nous envisageons la relation comme temporairement asymétrique, le premier protagoniste étant en émission d'informations et le second en réception. L'aspect temporaire de cette relation réside dans le fait que toute discussion présente un renversement fréquent des rôles, sauf effectivement dans le cas d'un interlocuteur virtuel comme une personne à la télévision. Pourtant, nous ne parlerons pas d'un comportement homogène des deux acteurs, mais au contraire nous nous intéresserons à ce moment privilégié d'asymétrie entre le rôle des deux protagonistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du point de vue de la méthode, il s'agit donc de commencer par s'intéresser à la plus petite échelle sociale (les deux individus, qu'ils soient réels ou virtuels) et temporelle (le temps asymétrique d'émission/réception) dans laquelle s'illustrent les problèmes liés à la crédibilité. Ce cadre méthodologique nous servira à ne pas confondre les types de problèmes, et en particulier à envisager que la crédibilité peut obéir à des lois différentes selon l'échelle à laquelle on applique le concept&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Les lois d'échelle en sciences humaines]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Crédibilité et positionnement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Imaginons une conversation entre deux personnes A et B, dont nous ne garderons qu'un segment de temps [t&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt;,t&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt;] dans lequel A tente de convaincre B de quelque chose&amp;lt;ref&amp;gt;Il n'est pas dans notre but à ce niveau d'introduire un formalisme complexe pour «faire scientifique». Cependant, l'exposé du discours est plus clair avec un minimum de formalisme.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Par “tenter de convaincre”, nous entendons attendre de B qu'il est invité à se positionner par rapport au sujet exposé par A. Ce positionnement, qui est un des éléments de la discussion revêt essentiellement quatre variantes :&lt;br /&gt;
* l'accord,&lt;br /&gt;
* le refus,&lt;br /&gt;
* le doute,&lt;br /&gt;
* le désintérêt.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous prendrons comme hypothèse que la quatrième posture, celle du désintérêt, n'est souvent pas vraiment un positionnement envers les propos de A, et donc en ce que la crédibilité de A n'y intervient pas, ou du moins pas directement. Nous schématiserons ce cas en supposant que B a autre chose à faire, autre chose à penser où qu'il est dans une relation avec A qui fait qu'il n'est pas sensible du tout aux préoccupations de A (par exemple parce qu'il ne le connaît pas ou parce qu'il lui en veux d'un problème antérieur et attend des excuses avant de reprendre une discussion avec lui, etc.). Notre approximation sera donc de dire que la crédibilité de A n'est pas un paramètre qui intervient dans la réaction de désintérêt de B, que la crédibilité est décorrélée d'une attitude où B ne serait pas intéressé par ce que dit A&amp;lt;ref&amp;gt;Certes, cette hypothèse est discutable, mais il est nécessaire de bien réaliser que le désintérêt a souvent d'autres raisons que des problèmes de crédibilité de A, ou du moins c'est ce que nous prendrons comme approximation.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour les trois autres variantes de positionnement, nous sommes en présence d'un mécanisme dans lequel la crédibilité de A intervient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Doute et doute agnostique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seule la troisième solution, le doute, peut remettre en perspective le discours de A au niveau formel. En effet, nous distinguerons deux types de doute (et donc exhiberons une cinquième variante de positionnement) :&lt;br /&gt;
* le doute quant à la véracité du contenu du message de A,&lt;br /&gt;
* le doute quant à la façon qu'a A de poser le problème, doute plus formel, plus basé sur les hypothèses sous-jacentes au discours de A que sur le contenu du discours lui-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous avons qualifié le second type de [[Le doute agnostique|doute agnostique]] (type 3b) et nous engageons le lecteur à suivre le lien pour avoir des informations sur ce concept simple. Le doute quant à la véracité des propos de A est un doute normal (doute 3a).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que le doute agnostique rompt, d'une certaine façon, la réceptivité de B au discours de A. pour B, le problème ne se pose pas dans les termes proposés par A. Il se peut même que B refuse ou trouve inutile de s'intéresser au problème tel que A lui présente, car pour lui, c'est la question sur l'existence du problème qui prime au débat sur le positionnement. Le doute agnostique peut être mal compris par A et donc stériliser une discussion (à tort ou à raison). Comme nous le verrons dans la suite, le doute agnostique de B renvoie A à lui-même, le renvoyant à ses propres façons d'articuler son discours, de penser voire d'être inspiré par des raisonnements spécieux en provenance de l'extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce sens, dans le cadre du doute agnostique, la crédibilité de A semble ne pas intervenir directement, à moins que B, ayant beaucoup pratiqué A, ne lui accorde pas de crédibilité sur sa manière de former des raisonnements, si B entre dans une phase de doute agnostique ''a priori'' lorsqu'il commence à parler avec A.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La crédibilité à raisonner ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette forme de crédibilité est très importante car elle se situe à un niveau formel, donc antérieur à la phase d'argumentation de A. Faisant figure de pré requis à l'analyse, cette partie de l'étude peut être considérée comme un aparté important, même si le problème de la crédibilité se posant généralement se pose d'abord sur le contenu (comportements de type 1, 2 et 3a).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La crédibilité à raisonner est issue généralement d'un mode de pensée de B dans lequel le doute agnostique est présent. B présente alors les caractéristiques d'une personne souhaitant s'assurer que le problème est bien posé avant de raisonner dessus. Cet usage du doute agnostique ''a priori'' est un trait majeur de certaines personnes ayant besoin de ce type de raisonnements au sein de leur profession par exemple. Le doute agnostique de B ainsi en action est une remise en cause de la crédibilité ''a priori'' de A comme de quiconque. B peut avoir une longue expérience des cas où le problème est d'abord constitué non pas par l'invitation à se positionner mais par la formulation du problème lui-même&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[La fracture médiatique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, un philosophe se devra d'user d'une approche par doute agnostique. Immergé dans une société qui pose les questions de manière standardisée ou facile, qui choisit des formulations contestables à certaines questions gênantes, le philosophe devra déjà chercher à savoir si cette question est conforme aux interrogations qu'il se pose où si le positionnement auquel la société l'invite est licite ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le psychanalyste est un autre exemple de personne pour laquelle l'usage ''a priori'' du doute agnostique est fondamentale. En effet, lorsque le patient vient parler au psychanalyste, le patient vient souvent avec un problème que lui-même a identifié mais dont il n'entrevoit pas la solution (pour les pathologies bénignes). La solution est dans ce cas souvent dépendante d'une façon de poser le problème que doit découvrir le psychanalyste, souvent au cas par cas. C'est pour cette raison que ce dernier doit, à la fois, écouter son patient pour y rechercher le contenu de ce problème, et douter « agnostiquement » de lui-même et de ce qu'il sait de manière générique pour tenter de reformuler et/ou de faire reformuler au patient le problème dans une équation soluble. Le psychanalyste doit saisir le ''singulier'' de la situation et donc ne pas s'appuyer sur de grandes théories toutes construites. Il doit donc user du doute agnostique envers son patient mais aussi envers lui-même et envers ses tendances naturelles à interpréter ce que le patient peut lui dire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Revenons maintenant au moment où B est invité à se positionner envers A et examinons les raisons qui font que B puisse se positionner par rapport aux propos de A.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'esprit scientifique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous commencerons par examiner le cas de l'adhésion en posant la question suivante : quelles sont les raisons qui font que B adhère au discours proposé par A ? Nous pensons naturellement à l'argumentaire développé par A et au fait que B est sensible à une certaine logique développée dans le discours de A.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, il est nécessaire de noter que, malgré la trivialité du cas envisagé, nous avons fait une hypothèse implicite qui n'est pas sans conséquences : B n'use pas du doute agnostique envers A. Cela implique :&lt;br /&gt;
* soit B accepte implicitement et inconsciemment de se situer dans le référentiel du discours proposé par A,&lt;br /&gt;
* soit B est conscient de se situer dans cet espace et y adhère, au moins de manière provisoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois de plus, cet aparté est important car la seconde hypothèse est une illustration de l'esprit scientifique, un esprit dans lequel on est conscient de se situer dans un référentiel de pensée particulier, construit par des hypothèses. Dans ce référentiel, en respectant les hypothèses de départ, il est licite de raisonner et d'envisager tous les raisonnements possibles. Si par hasard, les hypothèses posées se trouvent trop contraignantes, il est possible d'user du doute agnostique pour reformuler le problème et relâcher quelques hypothèses. Ainsi , le référentiel lui-même en est modifié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'esprit scientifique s'appuie donc sur les caractéristiques suivantes :&lt;br /&gt;
* conscience de la relativité du référentiel et de ses hypothèses,&lt;br /&gt;
* usage des raisonnements au sein de ce référentiel,&lt;br /&gt;
* remise en question du référentiel en cas de blocage par usage du doute agnostique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La réalité est souvent différente au sein des scientifiques, ne serait-ce que parce que la conscience de la relativité du référentiel est souvent absente. La remise en cause du référentiel est souvent une situation de rupture épistémologique. D'une certaine façon, que la remise en cause du référentiel de pensée soit ''de facto'' une rupture épistémologique montre que la vie des idées est une vie lente et qu'il est très tentant de se bloquer dans des certitudes en oubliant la relativité de tout référentiel, et en le considérant comme absolu. Cette recherche du «confort de pensée» est une des caractéristiques de la pensée humaine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous venons donc de voir que pour qu'il y ait esprit scientifique, la condition de la conscience de la relativité du référentiel nous apparaît comme tout à fait essentielle, tout comme la capacité à remettre en cause le fonctionnement même de certaines théories afin de vouloir avancer. Le point 2 est finalement le point le plus couramment observé chez les scientifiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous passerons très rapidement sur le cas ou B se situe de manière consciente dans le référentiel de A, car cette conscience est très voisine d'un doute agnostique. Il y a chez B une volonté de voir ce que A a à dire tout en envisageant, le cas échéant, de proposer une modification dans l'approche du problème.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il nous reste donc à traiter le cas le plus commun de tous, celui où B se positionne dans l'acceptation du propos de A sans pour autant avoir conscience de se placer dans un certain référentiel de discussion, ni sans avoir l'impression que le problème puisse être posé autrement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Crédibilité et influence ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si B se situe dans une perspective où il accepte la façon qu'a A de poser le problème, il peut être sensible aux arguments de A. Nous aurons donc tendance à penser que B suit le raisonnement de A et que son adhésion est, somme toute «mathématique». Il est d'accord avec le discours de A, car il est convaincu du raisonnement de A.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela pourrait avoir lieu dans un monde idéal dans lequel :&lt;br /&gt;
* le langage naturel permettrait de suivre un raisonnement tel qu'on peut imaginer le suivre en mathématiques&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[structure et dynamique des erreurs conceptuelles]].&amp;lt;/ref&amp;gt;, ce qui n'est pas vrai,&lt;br /&gt;
* les concepts eux-mêmes seraient dénués d'ambiguïté ce qui est illusoire,&lt;br /&gt;
* les concepts et les raisonnements seraient dénués d'affectivité&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[l'affectivité des concepts]].&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
* l'interlocuteur ne cristalliserait aucun affect.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous savons que ces affirmations sont fausses dans le monde réel, que le langage est ambigu, dans ses concepts et dans ses raisonnements et que nous attribuons des affects à certains concepts, certains raisonnements et par dessus tout aux personnes qui les utilisent devant nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
B est donc dans une position où entrent en conflit trois types de considérations dont toutes ne sont pas conscientes :&lt;br /&gt;
* des problèmes intellectuels liés au raisonnement de A,&lt;br /&gt;
* des problèmes d'affects liés à ses relations avec des éléments du raisonnement de A (concepts, enchaînements, images, comparaisons, etc.),&lt;br /&gt;
* des problèmes d'affects liés à A en tant que personne,&lt;br /&gt;
* une certaine crédibilité de A, mélange d'une expérience personnelle que B a eu de A, d'un vécu préalable de B des relations qu'elle a eues avec A, et/ou de l'ensemble des images  sociales attachées à A.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les trois derniers points sont, bien entendus, critiques pour le positionnement de B bien qu'ils ne soient pas en relation directe avec l'intellect.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La crédibilité, emblème de l'éclatement des représentations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En considérant les trois premiers points de la liste ci-dessus, nous sommes ici à la charnière d'un des grands problèmes non résolus de la philosophie du XXème siècle, problème qui tient en une expression simple :&lt;br /&gt;
&amp;lt;P align=&amp;quot;center&amp;quot;&amp;gt;''Concilier les approches logiques et affectives dans une même vision complexe de l'homme''.&amp;lt;/P&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, en attaquant le simple problème du positionnement d'un individu B par rapport à un individu A au sein d'une discussion asymétrique, le problème de la perception de A par B se pose au travers de son discours et nous sommes renvoyés à un éclatement des représentations concernant ce simple problème. D'un côté, nous sommes tentés de simplifier le problème en disant que B n'est sensible qu'aux arguments intellectuels de A, et de l'autre nous sommes forcés de prendre en compte la dimension affective du discours ainsi que la dimension affective de A lui-même, à quoi s'ajoute la dimension sociale de A, les images archétypales qui lui sont associées. Pour ce dernier point, nous supposerons que l'affect ne joue pas un rôle dans l'image archétypale, mais que celle-ci, issue de l'«inconscient collectif», pour reprendre une terminologie jungienne, induit des comportements par défaut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème du positionnement de B par rapport à A comprend donc trois natures de données :&lt;br /&gt;
* des données intellectuelles,&lt;br /&gt;
* des données affectives (réparties sur plusieurs objets ou sujets),&lt;br /&gt;
* des données de référence ''a priori'', dites données de l'inconscient collectif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucun outil actuel ne nous permet de synthétiser ces données hétérogènes, ni même de les estimer quantitativement l'une par rapport à l'autre ou même l'une seule d'entre elles. Aucun outil actuel ne nous permet aussi d'affirmer que notre classification est exhaustive ni même qu'elle est licite.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Science et psychanalyse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème n'est pas nouveau et le XXème siècle nous enseigne que les penseurs ont souvent voulu simplifier à outrance ce problème, soit en se positionnant du côté intellectuel pur, soit en se positionnement su côté affectif pur. La naissance de la psychanalyse eut pour conséquence de  révéler la complexité d'un problème que seuls quelques philosophes comme Kant avaient pressenti.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Wittgenstein avait tenté dans son ''Tractatus logico-philosophicus'' de viser à une désambiguätion du langage, afin notamment de reléguer les problèmes métaphysiques à de simples formulations absconses. Il faut noter que ce livre remarquable n'a peut-être qu'un seul défaut : celui d'être trop extrême et de vouloir régler ses comptes avec la métaphysique. L'idée génératrice de désambiguätion de la langue est si intéressante que ses échos se font encore sentir dans la recherche actuelle. Le seul problème de Wittgenstein paraît d'avoir voulu aborder le «sens» des propositions, l'«être» des propositions, au travers d'une réalité très difficile à définir autrement que par la métaphysique dont, justement, il voulait se débarrasser. Il est en quelque sorte tombé dans le piège dans lequel les logiciens sont tombés eux-mêmes au début du siècle en voulant définir de manière absolue les mathématiques &amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Poincaré et l'intuitionnisme]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Viser à lever les ambiguïtés de la langue est une ambition que Wittegenstein lui-même fut obligé de revoir à la baisse. Les mathématiciens les plus géniaux comme Hilbert ont aussi été obligés de rabaisser leurs ambitions à la baisse concernant le formalisme mathématique dont le rêve était d'en faire la seule langue non ambiguë. Rappelons que les nombres transfinis de Cantor sont nés dans le cadre du support d'un langage en théorie beaucoup plus précis que la langue naturelle et qu'ils se sont avérés être des concepts indéfinis. Il semblerait donc qu'il n'existât point de langue non ambiguë sur notre douce planète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années 60 virent se développer des théories subjectives visant, sur les pas de Schopenhauer, à ôter toute logique intellectuelle au monde et à placer l'affect au centre même de toutes les représentations. En suivirent des négations de la science, de la réalité, etc. qui résultèrent en des exercices de style stériles. Longtemps encore dans la dernière moitié du XXème siècle, ce genre d'exercice formel de subjectivisation à outrance connut des tentatives sporadiques, alimentant les rancœurs entre scientifiques d'un côté et partisans des sciences humaines de l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est bien entendu pas de notre ambition de vouloir résoudre ce conflit, mais d'envisager au travers de la psychanalyse et de la logique qu'il puisse être enfin abordé comme un tout. La crédibilité est un de ces symboles de carrefour insoluble des mécanismes de la psyché dans son ensemble. Bien entendu, cette constatation n'est pas neuve, loin de là, elle est même fortement intuitive, même si la science actuelle tout comme les sciences humaines ont du mal à admettre qu'une vision commune puisse un jour émerger&amp;lt;ref&amp;gt;Les sciences cognitives en sont aux balbutiements de ces collaborations qui posent souvent des problèmes de rigueur et de cohérence aux travaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, tout le monde pourra comprendre qu'instinctivement, nous avons plus de mal à donner raison à quelqu'un que nous n'apprécions pas plutôt qu'à quelqu'un que nous apprécions, même si la crédibilité de ces deux personnes est ''a priori'' la même pour les autres. Si Sartre parlerait ici de «mauvaise foi», nous tenons à insister sur le fait que cette analyse sartrienne est valide uniquement si nous avons conscience de ce que nous faisons. La plupart du temps, nous ne prendrons pas conscience du rôle de cette aversion et nous chercherons des moyens d'avoir raison parce que nous n'apprécions pas la personne en face et non parce que nous pensons qu'il a tort. Dès que le phénomène suppose un acte piloté par notre inconscient, nous entrons dans le domaine de la psychanalyse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, la science n'ayant jamais «digéré» les approches psychanalytiques, et il convient de dire que cette discipline est toujours loin d'être une science, aucune tentative de lier les deux extrémités des modes de représentation ne nous est parvenu. Or, nous faisons face à ce problème crucial lors de l'étude de la crédibilité qui ne peut être étudiée sous le simple biais du raisonnement ou sous le simple biais de l'affect.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Crédibilité et aliénation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enjeu majeur d'une collaboration entre les deux approches et l'étude des relations qu'il peut y avoir entre la crédibilité et l'aliénation. Car lorsque A est un personnage virtuel présent seulement à l'esprit des gens par des représentations travaillées par les médias, il devient crucial de ''mesurer'' cette crédibilité suivant les différents facteurs qui la composent. Ainsi, comment des dictateurs peuvent endoctriner des foules au moyen d'un certain type de discours et au moyen d'une instrumentalisation d'une haine contre un ennemi invisible ? Comment tout cela est-il quantifiable ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enjeu majeur de cette analyse de la crédibilité est une de parvenir à une approche plus structurée et plus détaillée des facteurs constituant cette crédibilité. Le chemin que nous venons de parcourir nous montre la possibilité de destins singuliers avec l'usage du doute agnostique, engendrant une prise de conscience plus nette du singulier des situations et de leur complexité. Mais ce doute agnostique est souvent le fait d'une minorité d'individus. Et, globalement, il est loin d'avoir prouvé sa supériorité sur les autres formes de doute. Pour aller plus loin, les sciences dures tout comme les sciences humaines se doivent d'avancer main dans la main. Quand les protectorats des deux côtés des frontières auront sauté, nous pourrons enfin parler de nouveau de la Science et entrer dans une nouvelle ère pour l'homme. Après tout, l'utopie fait vivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Psychologie]][[Catégorie:2005]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Analyse_de_la_logique_de_groupe</id>
		<title>Analyse de la logique de groupe</title>
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				<updated>2009-05-21T15:40:14Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cet article fait suite à l'article sur &amp;lt;ref&amp;gt;les lois d'échelle en sciences humaines-&amp;lt;/ref&amp;gt; en s'intéressant plus particulièrement à la logique de groupe. Cette dernière peut être vue comme une illustration de la différence de comportement d'une personne dans et en dehors d'un groupe. Le comportement du groupe est souvent sans rapport immédiat avec les comportements que peuvent avoir les gens en dehors de ce dernier. D'autre part, le nombre de personnes appartenant au groupe a une influence les actions de l'entité groupe ; en ce sens, on peut parler de loi d'échelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les groupes auxquels nous allons nous intéresser sont des groupes de petite taille, comportant entre cinq à six personnes pour la borne inférieure du nombre de participants et une quinzaine pour sa borne supérieure. Au delà, le groupe change de structure notamment par l'apparition de hiérarchie due au fait que l'exercice direct du pouvoir n'est plus possible, comme n'est plus possible le partage de l'autorité de recadrage par rapport au groupe. Il faut donc des relais de pouvoir dans le groupe, matérialisés par une intronisation formelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La naissance du groupe : à la recherche d'un référentiel commun ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le groupe naît spontanément, comme par exemple pendant une soirée, toutes les personnes vont chercher leurs marques. Une telle recherche s'illustre notamment par la non stabilisation d'une conversation durant les premiers moments de la réunion. L'effet mécanique d'une telle recherche est, quant à lui, d'arriver à un socle commun de discussion qui, ''de facto'', est souvent nivelé par le bas (c'est-à-dire le plus petit commun dénominateur des sujets de conversations des personnes réunies).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, si un groupe garde un haut niveau de discussion, un certain nombre de personnes vont se sentir exclues et rester silencieuses. Si le sujet est focalisé autour de connaissances qui ne sont pas partagées par l'ensemble des membres du groupe, l'exclusion agit aussi. Pour qu'il y ait groupe, il faut donc que chacun se sente concerné par la discussion, ce qui, mécaniquement, a tendance à abaisser le niveau de contenu de la discussion au sein du groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, cultiver ce terrain sur lequel il y a intérêt commun implique de jouer sur le seul domaine qui fasse écho dans chaque membre du groupe :&lt;br /&gt;
* les idées reçues,&lt;br /&gt;
* les poncifs,&lt;br /&gt;
* les images d'Epinal,&lt;br /&gt;
* la contenance sociale&amp;lt;ref&amp;gt;C'est ce que Jung nomme les ''persona'', nos contenances sociales qui ne sont pas nous-mêmes mais avec lesquelles il est facile de s'identifier une fois en société. Attention, le personnage du rebelle est aussi une persona même s'il paraît s'inscrire contre un certain courant social principal. La persona est chargée de représentations sociales communes dont la valeur morale n'est que personnelle (par exemple, dans les deux jugements &amp;quot;un rebelle fait peur&amp;quot; ou &amp;quot;un rebelle est quelqu'un de bien&amp;quot;, la persona est la même mais le jugement moral est différent).&amp;lt;/ref&amp;gt;,&lt;br /&gt;
* les icônes indiscutables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
''Le référentiel commun trouve sa source au niveau de l'inconscient collectif'' afin d'y puiser les représentations communes, d'y établir un socle de travail commun. Le fait que ce soit au plus profond de l'être humain que le terrain d'entente du groupe se révèle est très significatif du fait que le groupe ait un côté animal, un côté tribu qui, loin d'être uniquement un lieu de plaisir est aussi, comme on va le voir, un lieu de barbarie (psychologique en tous cas).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu, l'intrusion dans le groupe d'une personne mettant en cause le référentiel lui-même va perturber la logique du groupe, voire empêcher sa création provisoire. Dans un groupe déjà constitué, cette personne recueillera contre elle les diatribes jointes de tous les membres du groupes, parlant d'une seule voix.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un meneur du groupe (il se peut très rarement qu'il y en ait plus d'un) va se dégager dans cette phase, en posant des questions et en faisant participer les gens. D'une certaine façon, le meneur, en étant consciemment ou inconsciemment à l'écoute des membres du groupe, se positionne comme celui qui va accorder de l'attention à des personnes réticentes. Par la démarche entreprise, il fait en sorte que tous passent un bon moment au sein du groupe. Le revers de la médaille d'une telle attitude est qu'il flatte le besoin de reconnaissance des membres du groupes au sein du référentiel commun en établissant une relation sensible identique à une relation de père à enfant. Une fois encore, le groupe constitué s'appuie sur des échos profonds de notre psychée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, le meneur a un rôle ''moral''. Il sait ou sent ce qui est bien pour le groupe et assouvit le besoin de reconnaissance (peut-être aussi le besoin d 'amour des gens) en l'échangeant contre un esprit de groupe dans lequel une certaine morale existe, dans lequel toutes choses ne sont pas bonnes à dire. Très vite, les autres personnes du groupe en confiance prendront le relais sur le meneur en ce qui concerne l'exercice de ce pouvoir moral sur le groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La vie du groupe : ou l'abdication de sa volonté ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès que le groupe construit des expériences communes, cette logique confortable s'instaure au sein de tous ses membres. Des liens unissent chaque membre entre eux et tous sont acceptés dès lors qu'ils :&lt;br /&gt;
* obéissent à la morale du groupe,&lt;br /&gt;
* ne remettent pas en question la logique du groupe ou le pouvoir du meneur (du genre &amp;quot;mais pourquoi a-t-on fait cela à ce moment, j'aurais été seul, je n'aurais pas fait pareil&amp;quot;),&lt;br /&gt;
* sont les garants de la cohésion du groupe, donc usent du relais de l'autorité morale en l'absence du meneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En contrepartie, tous sont acceptés pour ce qu'ils sont dans la mesure où ils ne mettent pas en danger un des trois précédents. Ils acquièrent au sein de ce groupe une reconnaissance qui leur apparaît comme un espace de liberté et une bouffée d'air par rapport à la liberté sociale (une échelle très supérieure de la notion de groupe qu'il faut voir comme obéissant à des logiques distinctes). Ils ne comprennent pas qu'ils ont juste ''troqué'' leurs anciennes contraintes et conventions sociales contre les contraintes et conventions sociales du groupe. Le meneur et les relais de l'autorité morale étant plus présents dans le groupe que dans la société, le poids psychologique est beaucoup plus lourd à gérer que le poids social. La morale du groupe condamne plus vite et fait plus mal. Sous couvert d'ironie et d'amusement, les membres du groupes sont amenés à se justifier du non respect du code moral du groupe pour pouvoir bénéficier du soutien du groupe, ils sont amenés à s'amender, voire à faire leur procès public devant le groupe. Ils sont souvent en concurrence de zèle vis-à-vis du groupe, à tenter de prendre plus ou moins les relais de l'autorité morale du groupe pour pouvoir plus facilement juger les autres. Le groupe est une entité de torture psychologique dans lequel le membre a tendance a abdiquer sa volonté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, ce troc de la morale sociale contre la morale du groupe est souvent un pieu mensonge : le groupe imite souvent la société dans bien des points, et loin de donner de la liberté, ce pouvoir morale implicite, donné au travers des relais de l'autorité du meneur, est presque toujours un pouvoir ''ayant un sens dans le référentiel social lui-même'' quoiqu'il soit beaucoup plus puissant que la contrainte de la société ne peut l'être (enraison de la proximité des relais de l'autorité morale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, le groupe apporte la sûreté mensongère de ne pas juger ses membres, de ne pas leur demander de comptes (contrairement à l'autorité parentale), de les prendre comme ils sont, à condition que les préceptes soient respectés. La relation avec le groupe est donc une relation donnant-donnant qui apparaît vite comme une relation gagnant-gagnant à qui est mal avec lui-même : le groupe offre l'assurance que jamais on ne demandera à un de ses membres de se regarder en face, et que tout intrus au groupe demandant cela à un de ses membres sera attaqué par le groupe en entier. En échange, le groupe lui demandera de se justifier s'il n'obéit pas aux préceptes. Sois docile et dans le mouvement et tout ira bien. Le groupe a le côté animal de la meute. Le groupe est l'expression subtile et sociale de l'animal en l'homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le groupe existe donc en circuit fermé et scande sa vie de rites connus du groupe seul (et dans lequels les rites sociaux les plus conventionnels trouvent allègrement leur place). Les expériences en commun nourrissent les conversations jusqu'aux nouvelles expériences en commun. Le groupe, pour affirmer son identité, critique et juge le reste du monde. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'intrus ou la résistance du groupe face à l'inconnu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le groupe est formé, fermé si l'on peut dire aussi, il est très réticent à accepter un sang neuf venu de l'extérieur. Ainsi, un groupe soudé pendant des années n'offrira pas les opportunités de l'intégration de nouveaux membres. Chacun étant habitué à ses relais d'autorité fera la leçon au membre désirant introniser une nouvelle personne, et cet acharnement plein de bonnes intentions se soldera souvent par un choix proposé au membre de rester avec le groupe ou de rester avec son nouvel ami.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les conditions explicitées dans la première partie sur la construction du groupe n'existent très souvent plus à ce stade de la vie d'un groupe. La raison est simple : un œil externe pourrait remettre en question le fonctionnement du groupe, l'intimité du groupe, et bien sûr la non-évolution du groupe. Cette réticence à intégrer des nouvelles personnes peut être expliquée par plusieurs dimensions du problème.&lt;br /&gt;
* Une concurrence au meneur : le meneur se retrouve concurrencé par l'intrus et a peur de perdre le pouvoir.&lt;br /&gt;
* Une concurrence sur l'exercice de l'autorité déléguée par le meneur aux gardiens de l'esprit du groupe (l'ensemble de ses  membres).&lt;br /&gt;
* Une peur de perdre cette reconnaissance du groupe.&lt;br /&gt;
* Une peur plus terrible encore d'avoir à s'affronter comme personne indépendante et ''d'être assimilée à son image au sein du groupe''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette quatrième dimension est de loin la plus violente. Quand un intrus arrive dans le groupe, il voit les membres du groupe non en tant que membre du groupe ''mais en tant que personnes''. Il voit, de plus, les liens de dépendance affectives entre ces personnes. Il ne voit donc souvent que des personnes incomplètes, en plein mensonge par rapport à elles-mêmes, car souvenons-nous du socle commun du groupe : l'inconscient collectif. L'intrus voit un plasma de gens indifférenciés, gérés par un meneur, défendant les termes d'un groupe qui s'est modelé sur des parties très prondes de chaque personne pour leur donner l'image du groupe. Il entrevoit des personnes jugées au quotidien par leur groupe. Il risque de briser l'illusion et de faire en sorte de mettre les gens en face d'eux-mêmes, de leur demander pourquoi ils réagissent d'une certaine façon dans le groupe et d'une autre en dehors. Or, ''c'est ce face-à-face avec soi insupportable et qui tient la logique de groupe''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le départ d'un membre du groupe ou la logique de l'ennemi ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu'un membre du groupe conscient que son ami(e) ne pourra intégrer le groupe fait le choix de prendre ses distances par rapport au groupe, son sort devient le centre d'intérêt principal du groupe&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[les courants de l'art au XXème siècle]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il faut juger le fourbe qui a trahit les règles, le condamner, le bafouer, le traîner dans la boue, voire le détruire. Tous les coups sont permis, et ces coups sont plus durs encore que ceux que la société peut donner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'ancien membre du groupe devra lui se réadapter au monde et oublier progressivement des réflexes conditionnés correspondants aux rites du groupe, ce qui peut mettre des années avant de réagir à nouveau sainement dans un autre groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Avec la maturité des gens et le changement de leur vie de célibataire en vie de couple, la plupart des groupes finissent par se dissoudre et se reconstituent une ou deux fois dans l'année pour les éternelles séances «remember». Le groupe est essoufflé, tiraillé par les aventures personnelles mais il reste pour beaucoup l'expérience qui a forgé leur vie intellectuelle (d'où leur passage chez le psychanalyste des années plus tard pour finir le chemin avorté vers l'individuation).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La logique de groupe est la ''première cellule aliénante de la société''&amp;lt;ref&amp;gt;Nous ne parlerons pas de famille ici, car le cas de la famille est nettement plus complexe et ne peut pas se lire aussi aisément que le logique de groupe. En d'autres termes, il faudrait des ouvrages complets pour traiter du sujet.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Elle n'est pas à confondre avec les activités associatives qui peuvent ou pas engendrer des phénomènes de groupes (dans les sports collectifs par exemple). Pourtant, elle a ce côté affectif fort qui dénature les liens entre personnes et leur fait abdiquer leur volonté contre une sécurité tissée de reconnaissance dans laquelle aucun compte sur eux ne leur sera jamais demandé au nom de la société, mais au nom d'une morale de groupe, consentie souvent implicitement (et donc fluctuante et donc soumise aux aléas de la vision du meneur). Dans un groupe, on donne l'illusion de prendre les gens comme ils sont et de ne pas les juger. Nous avons vu que la structure de la logique de groupe était plus complexe que cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans toutes les grandes mécaniques totalitaires, on voit des logiques de groupe à l'œuvre. Le groupe est, pour moi, ''l'échelle cellulaire du totalitarisme''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Psychologie]][[Catégorie:2004]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Face_au_nazisme</id>
		<title>Face au nazisme</title>
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				<updated>2009-05-21T15:12:02Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== De la culpabilité allemande face au nazisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  La culpabilité allemande enseignée aux jeunes générations. === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'Allemagne, au travers de l'éducation donnée aux jeunes allemands depuis les années 50, a enseigné depuis un demi-siècle une véritable culpabilité du drame nazi aux générations postérieures à celles qui avaient participé activement à cette période trouble de la guerre. Il résulte de cet état de faits un véritable écœurement des jeunes allemands face à cette culpabilité héritée dont ils ne sentent pas toujours les traces parmi la génération de leurs parents ou de leurs grands-parents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est nécessaire de s'interroger sur le pourquoi d'une telle culpabilité enseignée et sur ses effets réels sur tout un peuple. Car, s'il est difficile de voir ce qu'il aurait fallu faire ou ce qui aurait pu être mieux fait, exercice toujours aisé ''a posteriori'', il n'en demeure pas moins qu'une véritable situation d'injustice structurelle a été produite, les générations nées après la guerre portant le fardeau d'une culpabilité héritée de leurs géniteurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce transfert de culpabilité, outre le fait d'être injuste, a construit un véritable tabou autour du fait qu'une grande partie de la population allemande ait soutenu ou ait joué un rôle dans le nazisme et les massacres qu'il provoqua. En un sens, la plupart des acteurs du nazisme au quotidien n'ont pas fait amende honorable de leur rôle au sein de la tragédie, ni contribué à faire comprendre comment ils avaient pu se laisser collectivement berner par la doctrine nazie au point, peut-être, d'en renier leur volonté propre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  Le cas de ''La chute''  === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce contexte de culpabilité et de tabou, la sortie du film ''La Chute'' de Oliver Hirschbiegel apparaît comme un succès en Allemagne, comptant près de cinq millions d'entrées. Si l'on a pu lire et entendre beaucoup de choses à propos de ce film, à la fois lorsqu'il est sorti en Allemagne et aujourd'hui qu'il sort en France, il n'est pas certain que son côté dérangeant ait été cerné à sa juste valeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le but de ce film n'est pas de passer sous silence l'holocauste, ni de présenter Hitler (incarné par l'immense Bruno Ganz) sous une face humaine. Son problème réside, à mon avis, essentiellement dans le fait de pouvoir opérer un ''glissement de la culpabilité''. Ce dernier est tout à fait salvateur pour les Allemands car, pour la première fois, Hitler peut être représenté comme le seul responsable. A côté de lui, ses généraux les plus proches apparaissent même comme humains, et c'est là où le danger réside. Car ce glissement de culpabilité intervient dans un contexte de culpabilité structurelle inculquée dès le plus jeune âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On comprend le soulagement des allemands qui, pour la première fois, peuvent détester Hitler en ayant la tentation de le considérer comme seul responsable du drame nazi, et par conséquent en transférant une injuste culpabilité de tradition sur un homme représenté comme un objet monstrueux, même par rapport à ses plus fidèles lieutenants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'y a donc pas de levée du tabou, comme les auteurs du film ont bien voulu le dire, mais bien au contraire remplacement d'un tabou par un autre tabou, au travers du remplacement de la culpabilité injuste par une haine du mal. En aucun cas, la compréhension humaine de cette vaste collaboration allemande n'aura été effleurée. En un mot comme en cent, ce film ne fait que confirmer que personne n'a rien compris à ce qui s'était passé dans la société allemande durant la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  Distorsion de la réalité === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ''Le matin des magiciens'', Pauwels et Bergier nous proposent une analyse du régime nazi au travers de ses accointances pour des théories ésotériques, mélange de surhomme, de pouvoir ultime de la volonté, de pouvoirs magiques, de mythologie allemande et d'inscription en faux contre la morale et la science du reste de l'occident. Ils expliquent comment, progressivement et au moyen des ramifications de l'appareil totalitaire, le régime nazi ''a profondément changé la représentation du monde'' que les allemands avaient, cela dans de multiples dimensions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On peut y voir une reformulation de l'idée de Nietzsche sur le renversement de toute valeur morale et ses théories sur la puissance&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[A propos de Nietzsche]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. C'est cette idée qui est aussi développée dans ''Siegfried, une idylle noire'' de Harry Mulisch, roman où l'auteur s'interroge sur les filiations de la folie de Nietzsche avec la folie hitlérienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette distorsion systématique de la réalité pourrait expliquer une collaboration massive à des idées de différence et de supériorité de la race aryenne. Car, outre le fait de jouer sur la paranoïa latente en chacun de nous, sur la théorie du complot du reste du monde contre l'Allemagne, Hitler joua aussi sur la corde nationaliste en faisant résonner chez les allemands cet état de puissance exceptionnelle de pouvoir refonder une science allemande, un art allemand et une représentation du monde allemande. La théorie de Pauwels et Bergier, même si elle aborde de manière parfois ésotérique l'histoire de l'Allemagne, nous pousse à une psychanalyse de l'inconscient collectif allemand de cette période, des certitudes inculquées, du référentiel psychologique dans lequel la plupart des gens évoluaient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit d'analyser les allemands dans leur rapport avec l'appareil totalitaire comme on analyse une personne donnée dans ses rapports avec un être proche, affectivement lié à soi, mais atteint de démence. L'être sain ne peut qu'être influencé par cette énergie malsaine, négative et souvent d'apparence infinie qui émane d'un dément, cette logique implacable qui souvent sort de la bouche d'un dément, cet intellect d'une rare puissance. Au contact de déments qui raisonnent et qui reformulent le monde à leur image, l'être le plus sain est en danger ''énergétique'' et court le risque  de perdre sa santé mentale ou d'être tenté d'adhérer à la puissance de la vision démente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si cette tentative de Pauwels et Bergier a été à la fois limitée mais aussi beaucoup critiquée, elle est une des seules qui tentent, avec beaucoup d'ouverture d'esprit, d'interpréter les signes que les historiens refusent, une des seules qui tentent d'approcher psychanalytiquement l'inconscient collectif de cette époque, l'une des seules qui dénote l'extraordinaire malchance de lier la folie de Hitler avec un appareil totalitaire dévoué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, ''La chute'', en parlant de Hitler, ne parle pas de cette approche, renie ces faits mineurs que les historiens ont voulu oublier et recrée un tabou qui soulage comme porte de sortie à une injuste culpabilité. Car l'irrationnel fait peur, tout comme la psychanalyse, hier comme aujourd'hui&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Le refus de l'irrationnel]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  Un précédent dans les approches ambiguës de la Deuxième Guerre Mondiale === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a quelques années, la pièce ''le Vicaire'' de Rolf Hochhuth, adaptée en un film ''Amen'' de Costa-Gavras, nous avait déjà proposé une voie de sortie à cette injuste culpabilité : le Pape Pie XII était coupable d'alliance avec les nazis, savait pour les chambres à gaz et n'avait rien fait. Au delà de cette lecture révisionniste de l'histoire, très empruntée d'un anti-cléricalisme de tradition &amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Le revers de l'anti-cléricalisme de tradition]].&amp;lt;/ref&amp;gt;, contestée par les historiens et par les autorités juives elles-mêmes, cette dérive pouvait cacher un autre glissement de la culpabilité s'exprimant à peu près de la manière suivante : les allemands sont certes coupables de l'horreur nazie, mais regardez le Pape, il était complice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===  Conclusion === &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il va de soi que ces deux approches ne doivent pas nous faire passer des vessies pour des lanternes. Il est vital pour l'histoire de l'Europe de résoudre cette question de l'analyse de la société allemande sous le régime nazi et de comprendre comment une telle collaboration de large échelle a pu être possible. Tout le monde est bien sûr d'accord sur ce point, mais les représentations schématiques et accusatrices que l'on nous propose depuis quelques années sont loin de viser ces objectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Seul Milgram, dans les années 60, entreprit des travaux majeurs sur la psychologie de la manipulation, travaux très scientifiques et incontestables dont le résultat est absolument effarant : près de trois personnes sur quatre, quelque soit leur condition sociale et leur éducation, sont prêtes à envoyer des décharges électriques mortelles à une personne ne sachant pas répondre à un test simple, lorsqu'ils sont surveillés par une autorité qu'il leur demande de poursuivre l'expérience. Ces résultats horribles ne furent jamais poursuivis de manière aussi rigoureuse et tombèrent dans les limbes. Milgram voulait tout simplement donner des pistes d'explication à l'adhésion massive des allemands dans l'extermination des juifs, des homosexuels, des tziganes et d'une manière générale de tous les opposants au régime.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est tout de même étrange que, depuis les années 60, rien  n'ait été entrepris de nouveau sur le sujet, peut-être parce que les résultats font peur, peut-être parce que l'on veut donner une image de l'homme qui est plus sécurisante, peut-être parce que l'on croit que les gens se sont pas mûrs pour se regarder en face, peut-être parce qu'il est préférable qu'ils ne le fassent pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Peut-être est-ce pour toutes ces raisons, mais qu'on arrête un peu de faire des non tentatives et de les considérer comme des avancées cruciales sur le tabou.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Expliquer la Shoah, ou la déception Goldhagen ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Daniel Jonah Goldhagen est l'auteur du livre ''Les bourreaux volontaires de Hitler''&amp;lt;ref&amp;gt;''Hitler's willing executionners. Ordinary Germans and the Holocaust'', Knopf 1996. Editions du Seuil 1997 pour la traduction.&amp;lt;/ref&amp;gt; qui manifestement déclencha une vive polémique avec les historiens voilà presque une dizaine d'années. Professeur de sciences politiques à Harvard, Goldhagen est à la fois très intelligent et remarquablement inculte, en tout cas sur la connaissance de l'Europe, comme manifestement seuls des américains peuvent l'être. Son livre est donc à la fois nécessaire, car il soulève de vrais problèmes, mais aussi totalement insuffisant et ce, malgré les imprécations de son auteur à prétendre le contraire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je voudrais revenir, dans cet article, sur les points forts et les points faibles du livre, engageant ouvertement toute personne intéressée par le sujet à lire l'ouvrage. Vous ne trouverez pas les propos qui suivent chez les détracteurs de Goldhagen, mais dans certaines sources que je ne manquerai pas de citer. Cette vision est bien sûr personnelle et fait suite à des années, non terminées, d'interrogation sur le ''pourquoi'' de la Shoah, question centrale dans l'identité d'un européen du XXème siècle, et ''a fortiori'' du XXIème.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goldhagen, malgré une intelligence conceptuelle certaine, s'est manifestement attaqué à un problème qui le dépasse, et en cela, je rejoindrai les historiens ayant vu chez lui une volonté de se limiter à une simplification du problème. Je ne souhaite néanmoins pas réutiliser tous leurs arguments mais surtout insister sur des perspectives assez personnelles qui sont celles qui sont très souvent développées sur ce site.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Goldhagen et la méthode ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parler de la Shoah pour qui n'est pas historien n'est pas chose aisée. La société est, depuis la découverte des camps de concentration, en pleine interrogation face à cette question du pourquoi du nazisme, du comment. Cependant, toute explication publiée jusqu'à présent paraît soit fractionnaire et par conséquent peu convaincante, soit biaisée et par conséquent non convaincante, soit fantaisiste et par conséquent non convaincante, soit révisionniste et par conséquent interdite par la loi française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Manifestement, l'histoire comporte des vides, des absences inexpliquées, et probablement pas inexplicables si on s'y plonge de manière assez détaillée. C'est que fait Golhagen avec assez de panache, notamment lorsqu'il parle des défauts immenses de l'historiographie du nazisme. Son premier reproche va au manque d'études systématiques des sources et notamment des sources concernant les exécutants des massacres des Juifs. En particulier, il dénote à raison l'absence de comptage précis des bourreaux volontaires des juifs en précisant que si l'historiographie les estimait au nombre de dix mille, les bourreaux pourraient être considérés comme des factions extrêmistes à la solde des SS, mais que si leur nombre se portait à un million, le peuple allemand serait alors l'«accusé» de l'histoire. La thèse est recevable ''a priori'' mais elle doit être étayée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce problème, en France, du «comptage» est très sensible, car si le nombre de bourreaux paraît inconnu, le nombre de morts juifs dans les camps de concentration et d'extermination fut l'objet de nombreuses études et révisions et l'objet de certains procès contre des révisionnistes. Il y a donc, dans ces estimations, un malaise, et pas seulement là où Goldhagen nous le montre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de tenter de clarifier un genre de ''psychologie générique de l'allemand antisémite'', il classe, en une typologie assez fine, les actes de barbarie des allemands envers les juifs en les groupant de la manière suivante :&lt;br /&gt;
* les actes faits sans cruauté mais sur ordre,&lt;br /&gt;
* les actes faits avec cruauté mais sur ordre,&lt;br /&gt;
* les actes zélés sans cruauté,&lt;br /&gt;
* les actes zélés avec cruauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette distinction intéressante fait entrevoir que bon nombre de bourreaux ou de personnes moyennes impliquées dans le processus de massacre des juifs dans les camps ne semblaient pas penser qu'ils faisaient ''le mal'' (le mal étant entendu au sens «chrétien» de l'homme moderne). Il en déduit que l'ensemble des thèses selon lesquelles les allemands sont victimes d'un système totalitaire et répressif, et qu'ils ne peuvent désobéir aux ordres sous peine de se voir infliger les mêmes traitements qu'aux juifs, est une vue de l'esprit et un mensonge d'historien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son analyse historiographique a en effet pour but de montrer que nombre d'allemands avaient désobéi, pour des raisons morales qui leur étaient propres, à des ordres qu'on leur avait donnés. Cependant, selon Goldhagen, nombre d'entre eux n'incluaient pas comme une règle morale le fait de désobéir à un massacre de juifs. Il nous dit en quelque sorte : les allemands n'avaient pas de pression particulière pour accomplir l'abominable, mais ils l'accomplirent volontairement ; conclusion : ils étaient fondamentalement antisémites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour appuyer sa thèse, Goldhagen invoque l'«antisémitisme de tradition» de l'Europe, allant même jusqu'à le considérer comme un des «principes fondateurs» de la Chrétienté. Immergés dans un tissu social antisémite fort, dont la plus grande responsabilité semble être à ses yeux la religion chrétienne, l'«allemand» a pu arriver à accomplir ce qui se préparait depuis des décennies, voire des siècles : l'extermination des juifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je crois qu'il est nécessaire d'apporter quelques nuances à une pensée de ce genre, nuances qu'il est bien regrettable d'apposer à un travail qui, formellement, du moins au départ, ne manquait pas d'intelligence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La «Chrétienté contre les juifs» ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La vision selon laquelle la Chrétienté se serait constituée ''structurellement'' «contre les juifs», avec «le juif» dans le rôle du démon, cela depuis le temps des croisades est une affirmation qu'il faudrait étayer de preuves plus précises. Il est possible que vu des Etats-Unis, ce genre de thèse soit défendable ; vue d'Europe, elle l'est déjà beaucoup moins.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, l'antisémitisme français du début du siècle fut longuement analysé par les historiens européens et il est clair que si ce dernier s'expliquait fondamentalement par une religion chrétienne pétrie de la «haine du juif», juif diabolisé en tant qu'héritier spirituel des assassins de Jésus, il serait étonnant qu'il ait fallu attendre Goldhagen pour en avoir la révélation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En un sens Goldhagen nous joue ici l'air du tabou qu'il faut toujours manipuler avec précaution. Peut-être, en effet, a-t-il raison et l'Europe est, d'une certaine façon, inconsciente de son passé et du fait que la Chrétienté elle-même ait placé le juif du côté du diable. Mais peut-être Goldhagen est-il en pleine projection ou en plein délire de la persécution... En tous cas, une thèse aussi simpliste ne peut être recevable que si on l'argumente plus que ce dernier ne le fait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus, on pourra lui reprocher sa vision caricaturale de la chrétienté et de ne pas même dissocier le catholicisme des protestantismes, leurs visions théologiques du monde étant tout de même très différentes. Tout porterait à croire, en lisant Goldhagen et en le recoupant avec les faits historiques, que les protestants sont encore plus antisémites que les catholiques. Il faut avouer une perplexité absolue face à ces affirmations non démontrées que des générations d'historiens des religions européens n'auraient pas manqué d'exhiber, surtout en France où tout passé pouvant faire culpabiliser le français du présent est, trop souvent, instrumentalisé systématiquement&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[la dictature des bonnes intentions]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'argumentaire développé par Goldhagen au sujet de l'antisémitisme intrinsèque de la chrétienté se développe comme suit : quand une chose est naturelle à tous, elle ne figure ni dans les textes, ni dans les preuves historiques.  L'antisémitisme aurait donc été là, postulé et accepté par tous, comme un modèle fondateur du manichéisme chrétien. Il est étonnant que si cette fondation eût lieu, elle n'ait point laissé de traces du débat théologique de cette ''diabolisation structurelle''. Si d'un autre côté, cette théorie est fausse, Goldhagen peut faire peur en exhibant une théorie du complot qui, en histoire, ne donne jamais de résultats très probants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'«antisémitisme de la culture allemande» ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une fois encore, Goldhagen tente de nous convaincre que l'antisémitisme était un pilier structurel de la culture allemande, voire même nous dit-il, un de ses moyens pour les allemands d'exister : «l'allemand existait contre le juif», nous dit-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut nuancer ce propos de manière draconienne. La culture allemande, qui a souvent pris pour archétype des héros médiévaux (mais les anglo-saxons et les français aussi), est associée, fort heureusement, à d'autres démons que ceux «du juif». Ainsi, la culture allemande à laquelle revient Hitler est profondément païenne et anti-religieuse, anti-occidentale aussi. Hitler se voit sans doute en Siegfried, en surhomme, écrasant les faibles de la nature comme pour lui les juifs, les homosexuels, les tziganes et autres sous peuples dans son esprit détraqué. Hitler s'est probablement vu comme le monstre annoncé par Nietzsche&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[A propos de Nietzsche]].&amp;lt;/ref&amp;gt; dans un monde fantasmagorique qui ne s'appuie pas sur un antisémitisme fondamental de la culture allemande. Déjà, du temps du romantisme allemand, cette culture du fantastique et des rites païens fascinait les allemands qui étaient restés très proches de leurs légendes, légendes qui sanctifiaient les héros... ou les faibles, selon les cas (voir les écrits de Gœthe).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, nous pourrions faire un parallèle que Goldhagen ne fait pas mais que son étude nous inspire : le fait que les nazis se prennent pour des héritiers de Wotan (Odin) serait assez similaire, théologiquement, au fait que les juifs se prennent pour le peuple élu. Il y a là une «concurrence des peuples élus» qui ne peut que se résoudre dans le sang, que par l'éradication du «peuple élu» le plus faible. Cette dimension du problème n'a, à mon avis pas été assez développée, à la fois dans la dimension de l'impact de la représentation sur l'antisémitisme, et à la fois dans le lien mécanique (et non ''structurel'') de l'antisémitisme allemand avec une représentation de la filiation divine (païenne qui plus est).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le propos de Goldhagen apparaît donc ici comme outré, simpliste et manquant de détails et de finesse. Car, hormis les remarques présentées ci avant, même si, à un instant donné, l'antisémitisme allemand atteignit des sommets, il n'est pas prouvé que ce dernier atteignit toute la population allemande, comme semble le supposer Goldhagen un peu hâtivement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois types d'arguments sont à opposer à cette lecture rapide :&lt;br /&gt;
* il faudrait compter les bourreaux, comme Goldhagen le dit for justement et avant que ce comptage ne s'opère, il semble en tirer des conclusions ;&lt;br /&gt;
* la culture allemande n'est pas une culture dont l'âme s'est constituée contre les juifs, elle a une âme propre dont certaines tendances ont probablement été de vénérer le sang du héros, mais pas d'inscrire dans ses mythes la symbolique de la haine, de la destruction des juifs ou même des juifs en tant que démons ;&lt;br /&gt;
* si Goldhagen avait raison, nous pouvons voir une contradiction forte entre le fait que la doctrine hitlérienne était très opposée à la religion chrétienne et le fait que la religion chrétienne, suivant le point numéro un, aurait aussi vanté la haine du juif.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a dans ce dernier point une incohérence manifeste que l'on ne retrouve pas dans ''Le matin des magiciens'', livre  de Pauwels et Bergier. Ces derniers décrivent la vision que le régime hitlérien impose à son peuple comme une vision fantastique de la réalité, en rupture complète avec les traditions de la civilisation occidentale, que ces dernières soient morales, religieuses ou mêmes scientifiques. Hitler, selon eux, évolue dans un ''monde magique'' (que Goldhagen réprouve, nous y reviendrons) dont il est le «grand maître du feu». Pauwels et Bergier exhibent un grand nombre de preuves dont l'historiographie refuse la validité parce qu'elles ne peuvent être interprétées qu'en termes d'''irrationnel''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'abandon de la morale religieuse est effectivement un trait du régime nazi, pourquoi alors, cette haine du juif serait-elle au centre de préoccupations politiques (à noter que les juifs ne furent pas les seuls à partir en camp de concentration). Peut-être le «sous-homme» était-il une obsession hitlérienne et les juifs en premier lieu ? Mais défendre cette thèse culturelle paraît difficilement conciliable avec le fait de défendre la thèse religieuse. Ou l'antisémitisme allemand est d'origine culturelle et donc mythique, ou il est d'origine religieuse, mais il paraît difficile d'envisager qu'il soit issu des deux courants à la fois sans qu'Hitler ait développé une certaine sympathie pour les chrétien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La seule solution crédible dans ce cas serait que les allemands ne soient pas des hommes ordinaires mais soient génétiquement des monstres, avides de la haine de juifs ''in principio'', ce qui est absurde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pencherions même vers la remise en question de ces deux propositions car, au vu des travaux historiques actuels, rien ne permet d'affirmer que l'antisémitisme allemand ait été culturel et ou chrétien ''structurellement''. L'Europe brassait depuis longtemps un antisémitisme latent incontestable, mais il paraît un peu simple de l'attribuer à des causes si simplistes et si incompatibles. Le nazisme n'a pas séduit les français qui pourtant, durant l'affaire Dreyfus, avaient prouvé qu'ils avaient, eux aussi, une bonne dose d'antisémitisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le national socialisme : un socialisme nationaliste ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le national socialisme est un socialisme à caractère nationaliste&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. ''Le passé d'une illusion'', de François Furet.&amp;lt;/ref&amp;gt; : c'est donc une forme de socialisme. Or, le socialisme de l'époque est pétri des idées de destin, de maîtrise par l'homme de son histoire. Il est forgé par l'idée qu'un chef pourra rendre les hommes égaux dans une évolution collective vers la force et la puissance. En ce sens, le communisme et le nazisme apparaissent à l'époque comme des doctrines miroir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goldhagen ne décrit pas le modèle politique de l'époque, ni ses objectifs de conquêtes et d'amélioration de la race en tant que but pour maîtriser son histoire. Dans l'esprit dément d'un Hitler, les juifs paraissaient être un frein à ce destin national mais pas fondamentalement le but politique qu'il s'était donné et qui fondamentalement était la conquête du monde et la suprématie du destin de la race aryenne sur toutes les autres races, juive ou pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Politiquement et au niveau de la vision, tout se passe comme si les juifs n'étaient qu'un exutoire à Hitler, un problème qui, une fois «résolu», ouvrait sur d'autres conquêtes dont celle de la Russie. Le point qui semble omis par Goldhagen est que Hitler avait des ambitions de domination du monde qui allaient au delà des juifs. Il est donc problématique que Goldhagen nous présente la Shoah comme «le but des allemands» alors que, manifestement, la destruction des juifs n'était pas le but ultime de Hitler, qui n'aurait, dans ce cas, pas tenté d'envahir l'immense Russie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Goldhagen et la psychologie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goldhagen nous suggère que les allemands étaient malfaisants car culturellement, religieusement et structurellement antisémites. Pour ôter toute excuse aux allemands, il détruit, à juste titre, le mythe de l'«état totalitaire». Mais que détruit-il vraiment ? Il détruit le terme générique de ''totalitarisme'' en montrant que ce mot ne recouvre que des réalités différentes et non comparables à chaque fois qu'il est employé&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Le concept creux]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Mais il ne détruit pas la réalité d'une aliénation collective, aliénation qui commença déjà par la personne atrocement charismatique d'un Hitler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une télévision publique française passait il y a quelques temps l'intégralité d'un discours du dit Hitler dans lequel on pouvait, avec horreur, constater la montée progressive d'une tension incroyable virant à l'exaltation  hystérique de la haine. Tous ceux qui ont vu ce document doivent s'en souvenir. Hitler a commencé par là, par ce ''pouvoir'' sur les foules. Certes, les hyper rationalistes comme Goldhagen ne peuvent le comprendre, mais il s'agit là d'un pouvoir à la limite du fantastique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Autrement dit, on ne peut aussi facilement :&lt;br /&gt;
* dire que l'aliénation ne fut pas, sous prétexte que le mot totalitarisme est un concept creux ;&lt;br /&gt;
* écarter sans examen la possibilité de l'existence un “surmoi” écrasant à forte composante inconsciente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goldhagen n'est pas un historien, mais force est de constater qu'il n'est pas non plus un psychologue. Les actes sous pressions peuvent être conscients, peuvent provoquer le malaise, mais peuvent être exécutés&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. les travaux de Milgram.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la place de la psychanalyse, déjà bien faible pour nous donner des éléments sur le drame nazi, il utilise les mots naïfs de «conversation» et de «pattern cognitif». L'antisémitisme se serait transmis «au cours des conversations» et aurait «imprimé des motifs cognitifs» dans les esprits des allemands... Cela paraît un raisonnement un peu court et une justification un peu facile derrière des mots dont le sens resterait à élucider.   On soupçonnerait presque Goldhagen de projeter son “savoir” d'homme du XXème sur le passé. Rappelons que la haine est affect, et non intellect, même si l'on peut ''instrumentaliser la haine au moyen de raisonnements  intellectuels''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le danger du révisionnisme ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Goldhagen ne s'affronte donc pas aux pièges classiques des révisionnistes d'extrême droite mais il faudrait s'interroger si, dans un autre sens, il n'accuse pas un peu facilement, rapidement et injustement les allemands dans leur globalité. Non que ces derniers ne soient pas responsables de la Shoah, le point n'est pas là. Mais quand on tente d'apporter des preuves, il faut les étayer plus que sur des superstitions ou des représentations lointaines d'un esprit européen qui, pour un auteur américain, est souvent trop nuancé pour être saisi dans toute sa complexité. A l'inverse, les européens connaissant les américains louent souvent leur simplicité extrême. Il est certain que, formellement, nier la psychanalyse comme outil pouvant servir à déchiffrer quelques bribes du nazisme est bien utile : on se postule comme celui qui apporte la vérité sans envisager formellement que l'on a peut-être pas tous les éléments pour juger depuis son continent de l'esprit et de la culture d'un autre continent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le livre de Goldhagen est donc, pour moi, une vraie déception, car la réalité fut certainement incroyablement plus compliquée que ce que Goldhagen nous expose. De plus, la part d'«ésotérisme» du régime nazi ne ressort jamais tant Goldhagen est ancré dans un rationalisme extrémiste et, probablement un peu aveugle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prendre les leçons du nazisme, c'est apprendre sur nous. Malheureusement le livre de Goldhagen est très accusateur mais argumenté de manière trop pauvre. Quel dommage. La soif de compréhension devra encore attendre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La pensée structuraliste s'est heurtée, au cours de son histoire, à un problème de modèle. Par modèle, il faut comprendre modélisation au sens où on l'entend en sciences dites «dures»&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[théorie versus modélisation]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Le structuralisme a beaucoup travaillé sur des objets ou des phénomènes appelés à l'époque «signes» (notamment en linguistique ou en ethnologie) sans pour autant proposer de véritable modèle autour de ces objets, ce qui pourtant aurait dû être la première brique de l'analyse structurale. La conséquence de ce manque de définition de l'objet étudié est d'avoir voulu placer sous la même terminologie évasive des objets de nature différente (langue, structure de la parenté, etc.) et par conséquent d'avoir rassemblé dans le «courant structuraliste» des pensées et des intuitions sur des domaines non ''a priori'' corrélés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Définition et représentation de l'objet étudié ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Logiquement, la démarche scientifique voudrait donc que l'on définisse en premier lieu l'objet de l'étude. En second lieu, il faudrait se poser la question de la bonne représentation de cet objet et du modèle que nous allons lui appliquer (signe ou modèle plus complexe). Puis vient l'analyse des relations des différents objets entre eux et la recherche de lois abstraites régissant le système et, donc, la qualification des relations entre divers types d'objets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Néanmoins, dès que la notion de «système» est abordée, surgit le problème de l'hétérogénéité des objets qui peuvent le composer et le perturber. Nous sommes ici en présence d'un cas bien connu en physique complexe : nous cherchons à définir un système relativement isolé pour l'étudier ''structurellement'', et nous constatons que ce système est hétérogène et sensible aux conditions initiales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Force est de constater que le structuralisme n'est pas arrivé à identifier les étapes de ce développement scientifique, ni dans une approche de modèle, ni dans une approche théorique. Il faut reconnaître que ce genre de questions est des plus complexes notamment lorsqu'il s'agit d'étudier des petits groupements humains relativement isolés. Se pose alors la question des choses mesurables ce qui, chez l'humain, est toujours problématique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Eléments pour une sociologie scientifique]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'incomplétude de la vision structuraliste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le structuralisme apparaît aujourd'hui comme un outil très incomplet, même s'il semble reposer sur des intuitions partagées et que son héritage est encore présent dans l'inconscient collectif des sciences humaines. En revanche, sa présence actuelle ne pardonne pas son manque de rigueur logique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu, de grands esprits comme Lévi-Strauss ont buté sur la complexité de l'approche structuraliste en réalisant qu'il y avait derrière leurs intentions un monde plus complexe qu'une simple logique probabiliste, combinatoire ou statistique. Même dans le cas des systèmes simples, prévoir le comportement d'un système était assez malaisé, sauf dans des cas triviaux, ces cas revenant souvent à la vision subjective de l'un des acteurs du système. En ce sens, les études structuralistes ne faisaient que révéler des choses intuitives mais non les expliquer, révéler à d'autres ce que les membres du système savaient déjà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Faute d'outils, le structuralisme est devenu description à tendance structurale et non une réelle analyse structurale, à part peut-être dans ''la morphologie du conte'' de Propp (où la partie définition des objets et des relations est faite de manière scientifique) ou dans la linguistique. La notion de structure elle-même étant floue, notons qu'elle a souvent servi de caution facile pour accorder une crédibilité à travaux manquant de rigueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La fin du structuralisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce qui, en dehors des manques de la technique d'analyse elle-même, a probablement desservi le structuralisme, surtout après 68, est cette caricature d'un système combinatoire qui offrirait, à terme, la possibilité de prévoir les comportements des personnes. A une époque où la liberté était elle-même l'objet de nombreuses caricatures à message politique, le structuraliste est soudain apparu non comme celui qui exhibait les structures sociales mais comme celui qui les ''construisait'', qui les imposait et qui avait pour but de représenter l'homme en tant que machine prévisible. Le structuraliste est donc devenu un élément inquiétant de la société, un genre d'ennemi, proposant une représentation figée et glaciale de l'homme et niant, d'une certaine façon, qu'il fût un homme libre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quels pouvaient être les fruits de théories comme celles-là ? Comment pouvait-on les utiliser ? N'était-ce pas un moyen de créer un savoir sur l'homme qui aurait permis la manipulation à large échelle ? Ce genre de questions a probablement été à l'origine de la prise de distance de Foucault par rapport au structuralisme de Lévi-Strauss : comment  analyser les structures de la société sans exhiber un pouvoir de manipulation par la connaissance de la structure ?&amp;lt;ref&amp;gt;C'est peut-être une des grandes contradictions de Foucault d'avoir continué à approcher ses thèmes favoris au moyen d'une méthode structuraliste tandis que l'opinion publique lui demandait de se positionner contre cette théorie vue comme dangereuse.&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A la fin des années 60, les intellectuels semblent avoir refoulé le structuralisme en raison de la possibilité de la représentation qu'elle laissait planer : un danger de société lié à la manipulation consécutive à un savoir non partagé, mais aussi et surtout la peur de se voir entrer dans des équations et d'avoir une preuve scientifique de son ''aliénation structurelle'', de la prévisibilité de son comportement. C'est donc bien la peur de l'inconnu, ou au contraire la peur du «trop connu mais pas assez admis» qui a motivé la mise à l'écart du structuralisme de la sphère du politiquement correct, une peur de voir en l'être humain une vérité scientifique abstraite et froide.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette peur fondamentale qu'a soulevée le structuralisme est la manifestation d'un refoulement par la société d'un potentiel danger sur la possibilité de la découverte de sa «vraie nature». Ce refoulement est passé comme une mode passe, mais le phénomène n'a pas été de la même nature. Car, ironie du sort, alors que le structuralisme était vu comme suspecte car elle visait à mettre des gens dans des cases, l'ensemble des gens a réagi collectivement dans le déni des promesses de ce mouvement intellectuel, donc avec une homogénéité de comportement qui justement intéresserait les structuralistes anthropologues.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vers un nouveau structuralisme ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de considérer que le renouveau des méthodes structuralistes doit passer par un renouveau des outils d'analyse, avec notamment l'incorporation d'outils plus puissants en provenance des sciences mathématiques ou physiques&amp;lt;ref&amp;gt;L'informatique jouera aussi probablement un rôle prépondérant dans la construction de modèles dynamiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Cette mutation de l'approche structurelle nécessiterait que les chercheurs dans le domaines soient suffisamment avancés en sciences afin de pouvoir se servir des outils développés par la science classique sans faire de regrettables contre-sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Souvenons-nous notamment de l'utilisation délirante qui fut faite de la théorie du chaos dans les années 70 par les sciences humaines. Forts d'une double démarche qui visait à la fois à prendre une revanche sur les modèles déterministes de la science qui révélait alors son impossibilité de résoudre certaines équations différentielles, et d'une volonté d'emprunter aux concepts de la théorie du chaos une caution réellement scientifique, les sciences humaines publièrent certains de leurs plus absurdes articles, montrant une non maîtrise affligeante de la plupart des concepts utilisés. Cela donna l'occasion à Alan Sokal de faire son fameux canular dans un article paraphrasant le vocabulaire en vogue dans les sciences humaines pour obtenir un exposé sans le moindre fond, mais néanmoins salué comme une progression majeure dans l'histoire de la pensée par de renommés spécialistes en sciences humaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour éviter que ce genre de choses ne se reproduise, il faut parvenir à faire en sorte de faire éclore des talents dont les compétences dépassent largement le cadre de leur discipline favorite, soit en incluant des scientifiques dans les domaines des sciences humaines (ce qui se fait trop peu), soit en formant les spécialistes des sciences humaines à des concepts scientifiques précis (ce qui paraît plus compliqué).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En conclusion, comment faire revivre ou simplement continuer ce mouvement structuraliste au XXIème siècle ? Probablement tout d'abord en changeant de méthode de manière drastique (mais non de principes dans l'approche), et ensuite en étant prêt à essuyer des attaques sociales sur l'intérêt véritable qu'il y a à s'intéresser aux groupes humains. Si renouveau du structuralisme il y a, il passera par les outils scientifiques et s'affrontera à une véritable psychanalyse collective. Cette dernière pourrait naître dans le scandale ou, ce qui est plus probable, dans la plus parfaite indifférence. En un sens, il s'agit pour faire revivre le mouvement d'être crédible scientifiquement et de revivre l'aventure de Freud au niveau de la société elle-même.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'état dans lequel se trouvent les sciences actuelles, lorgnant de plus en plus vers les organismes privées pour réaliser des études de marché à caractère social que l'on fait passer pour de la sociologie, est confortable pour ceux qui ne tiennent pas forcément à ce que les gens sachent, cela dit d'une manière générale et sans théorie du complot sous-jacente. Il est souvent plus agréable pour les dirigeants de diriger des ignorants que  de s'intéresser à cultiver un peuple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, je ne suis pas certain que notre contexte social soit prêt à faire naître ou à héberger une institution permettant la renaissance d'un structuralisme qui pourrait revêtir des côtés sulfureux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Sciences humaines]][[Catégorie:2005]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Elements_pour_une_sociologie_scientifique</id>
		<title>Elements pour une sociologie scientifique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Elements_pour_une_sociologie_scientifique"/>
				<updated>2009-05-21T14:49:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: /* Le fantôme de Big Brother */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Si l'on prend pour définition de base le fait que la sociologie soit l'étude d'une société, que par cette définition on passe outre habilement les grandes querelles sur la nature de cette science dite «humaine», si l'on vise à user de méthodes scientifiques sans pour autant être tenté systématiquement par des interprétations conjecturales des résultats, voire même tenté de créer des études en vue d'y exprimer un point de vue personnel, il semble naturel d'élucider le concept même de «données sociales».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Données et phénomène négligeable en sciences ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Naturellement, il est question de trouver un point de repère dans cette démarche, point de repère qui ne peut venir que de la science elle-même, dans la mesure où cette dernière nous montre, au travers de l'épistémologie, comment une pensée se conceptualise au travers de données éparses afin d'aboutir à une théorie vérifiable, et plus récemment à des théories envisagées comme modèles&amp;lt;ref&amp;gt;A suivre un article de fond en préparation sur la différence d'approche scientifique entre théorie et modèle.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la démarche scientifique, on constate un incessant aller-retour entre théorie et données expérimentales. Une théorie est souvent créée à partir d'un jeu de données derrière lesquelles on envisage qu'il puisse exister une loi, une relation cachée qu'il est du travail du scientifique d'exhiber&amp;lt;ref&amp;gt;Cette notion a été l'objet de nombreux débats au début du XXème siècle au sujet des fondements des mathématiques entre les intuitionnistes et les constructivistes. En substance, les uns voyaient dans les mathématiques la découverte de la Vérité tandis que les autres n'y voyaient qu'une représentation du monde parmi d'autres.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les premières versions de la théorie visent souvent à extrapoler ces données afin de trouver une approximation sous forme de fonction de la loi considérée, les expériences ultérieures permettant d'infirmer ou de confirmer la loi, et le plus souvent de la corriger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème des lois de la science est que, plus ce processus de correction devient précis, plus il est nécessaire de se poser des questions sur les «variables» de la loi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Considérons un exemple précis : un jet de pierre en mécanique newtonienne. Dans des conditions idéales, la trajectoire de la pierre dépend d'un nombre limité de paramètres : angle de lancée, accélération du lancement, poids de la pierre, attraction terrestre. Dès lors que cette loi envisage que la pierre n'est pas lancée dans le vide, un facteur correctif apparaît pour prendre en compte le paramètre résistance de l'air. Si l'on veut être encore plus précis, nous pouvons aller jusqu'à ajouter d'autres termes correctifs comme le sens du vent ou même les effets de la rotation de la Terre sur la trajectoire de la pierre (Force de Coriolis). L'équation finale de la trajectoire pourra donc, en fin de compte s'avérer beaucoup plus complexe que ce qu'elle était initialement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Afin de pouvoir être en mesure d'utiliser des lois simples dans les cas dans lesquels il ne se justifie pas de mesurer très précisément les phénomènes, les scientifiques ont recours à des approximations, qui, quoique que n'indique pas le terme utilisé, obéissent à des règles très précises permettant de justifier, au vu de ce que l'on étudie, si l'approximation est valide ou non, si le facteur correctif est ''négligeable'' ou pas. Afin de déterminer si un facteur correctif est négligeable, il faut le comparer avec le phénomène principal étudié et établir des échelles de valeurs mesurables. Ainsi, pour négliger un terme dans une équation, le scientifique fera un calcul d'incertitude et encadrera le terme négligé par une borne supérieure et une borne inférieure. Si la marge d'erreur est très nettement en deçà des échelles auxquelles on observe le phénomène principal, le terme sera déclaré négligeable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette notion de ''négligeabilité'' (barbarisme) est bien entendu à la fois très puissante et un peu dangereuse si elle n'est pas appliquée de manière rigoureuse au sein des calculs. Elle peut donc être facilement une source d'erreur si par hasard, un terme négligé s'avère non négligeable. Néanmoins, bien utilisée, cette notion permet de ''hiérarchiser les variables'' d'un problème complexe en fonction de leur effet sur le phénomène étudié.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De plus en plus en sciences, on s'aperçoit que la plupart des lois simples peuvent n'être qu'une solution particulière à des lois plus générales. En effet, quand une loi dépend de plusieurs variables interconnectées et dépendant elles-mêmes d'autres paramètres, les lois sont volontiers exprimées avec des équations aux dérivées partielles. Ainsi, les équations de Maxwell, par exemple, lient la différence d'intensité constatée d'un champ électrique avec l'évolution dans le temps d'un champ magnétique dit induit, dite dérivée partielle du champ magnétique par rapport au temps (selon certaines conditions opératoires).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce genre d'équations, la relation entre les dérivées partielles est souvent le résultat intéressant, alors que ''la fonction solution peut n'être pas connue''. D'ailleurs, il est fort probable qu'un grand nombre de fonctions de plusieurs variables vérifient cette équation sans forcément qu'aucune d'entre elles ne puisse être explicitée. On appelle cela des familles de solutions. Pourquoi, dans la plupart des cas, les scientifiques ne sont que peu gênés par le fait de ne pas pourvoir exprimer la loi en elle-même mais seulement une propriété de la fonction loi ? Parce que ces propriétés ''lient entre elles des fonctions qui ne peuvent exister que conjointement''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept est extrêmement intéressant : deux fonctions liées l'une à l'autre sans pouvoir être exprimées de manière claire de manière unitaire, autrement que dans leurs interactions respectives. Depuis, l'introduction de ce genre de fonctions de plusieurs variables, la vision épistémologique de la science a changé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des données de la sociologie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les données expérimentales de la sociologie offrent, quant à elles, un certain nombre de caractéristiques étonnantes par rapport aux autres données scientifiques résultant de l'expérience. La principale caractéristique est leur simplicité :&lt;br /&gt;
* elles ne semblent pas dépendre du temps,&lt;br /&gt;
* elles semblent absolues,&lt;br /&gt;
* elles semblent être des nombres plutôt que des fonctions,&lt;br /&gt;
* elles semblent ne devoir participer qu'à des fonctions d'une seule variable,&lt;br /&gt;
* elles ne sont corrélées entre elles qu'au biais d' interprétation conjecturale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sondages en sont le plus bel exemple. Outil ultime du sociologue, le sondage n'est que peu souvent mis en rapport avec le temps, non que le sondage n'ait pas pour but de capter les sentiments d'une opinion publique après ou avant un certain événement, mais que les résultats ne sont pas véritablement envisagés sur la durée. La raison en est simple : un sondage doit coller à la réalité, par conséquent, les questions doivent changer selon l'objet étudié : la fonction réponse à la question n'a donc pas de composante temporelle&amp;lt;ref&amp;gt;Ce n'est pas toujours vrai, et il faut aussi noter que le contexte changeant relativement souvent, certaines questions de sondage deviennent d'elles-mêmes obsolètes.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce manque de mise en perspective du sondage dans le temps est un problème qui s'ajoute au fameux problème de l'«échantillon représentatif», difficile à trouver, et dont l'expression peut être alle aussi biaisée par des phénomènes extérieurs. Les résultats d'autres sondages sur les sondés ne sont jamais non plus pris en compte, jamais modélisés en tant que tel, ce qui fait de cet outil, comme tout le monde peut le savoir, à la fois le seul thermomètre social mais aussi un des plus imprécis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du sondage par les sociologues est donc très tentante car ce dernier a les apparats de la donnée scientifique (sans que personne ne se pose la question de comment ces données ont été recueillies ni quel travers les questions pouvaient comporter envers les sondés) et peut être interprété dans le sens que l'on souhaite, sans un effort surhumain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vers des données sociologiques plus fiables ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'erreur à mon avis fondamentale de l'analyse par sondages et d'une certaine façon d'une grande part des analyses sociologiques, est de vouloir mesurer l'homme ''directement''. En d'autres termes, c'est souvent l'homme qui est à la source de la donnée, or il est bien connu que l'homme est une «source de données» très changeante... D'où la grande ambiguïté de la sociologie de pressentir des formes structurelles dans la société sans réellement parvenir à les mettre en exergue du fait de la mesure au travers de l'homme. Pour en revenir à l'exemple de la pierre lancée, c'est comme si des scientifiques attachaient sur la pierre une caméra pour comprendre son mouvement en regardant les images. Il y a là une perspective d'analyse contestable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, pour obtenir des données sur la société, l'homme peut n'être pas le seul moyen de quantifier : des indicateurs non mesurés sont là à nous attendre ; ils sont quantifiables, objectifs, et ne dépendent pas des hommes. Bien entendu, les résultats seront soumis à des interprétations qui pourront être partiales, mais les données resteront, elles, les mêmes, ce qui ouvre une perspective immense, en totale rupture avec les méthodes de type sondage : si une analyse fondée sur ces données est contestable, elle pourra être refaite à partir des mêmes données et de la mise en perspective des données utilisées avec d'autres sources de données. En d'autres termes, le résultat de l'expérience sera incontestable et pourra être utilisé par divers personnes n'ayant pas eu de rôle dans l'établissement d'un quelconque questionnaire servant de base à un sondage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parvenir à un mode de fonctionnement de la sorte lèverait une des grandes ambiguïtés de la sociologie où le sociologue est souvent juge et parti, créateur du questionnaire et interprète des réponses. Le scientifique, lui, mesure avec des instruments qu'il ne peut pas (ou ne devrait pas pouvoir) influencer et tente des interprétations, ce qui est tout à fait différent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le reste de cet article, nous proposerons deux axes d'investigation qui pourraient permettre d'obtenir des données objectives desquelles des lois sociologiques scientifiques pourraient être dérivées, à l'aide de l'arsenal d'outils que proposent les mathématiques ou la physique : statistiques, fonctions de plusieurs variables, équations au dérivées partielles, intégration, probabilités, mathématiques fractales&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [(Les lois d'échelle en sciences humaines]].&amp;lt;/ref&amp;gt;, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu, cette approche est contestable notamment dans sa partie interprétative, mais elle a au moins le mérite de déterminer un protocole d'étude et d'acquisition des données dans lequel les données relatives aux comportements humains sont récoltées sans faire intervenir l'homme dans la phase de sondage (constitution du domaine d'étude et formulation de ce qui doit être étudié), ni en tant qu'unique source de données, avec l'inconscient collectif en toile de fond.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous proposerons dans l'immédiat deux axes d'étude qui nous paraissent fort prometteuses dans cet aspect mesure des données brutes : les mesures relatives au temps, et les mesures relatives aux mots.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les mesures relatives au temps ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il s'agit dans cette optique de commencer par compter le temps des personnes, prises par exemple dans le cadre de cet échantillon représentatif, de mesure leur temps de travail, de réflexion, leur temps avec d'autres personnes ou leur temps de loisirs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela permettrait de décomposer le spectre du temps d'une personne type et de s'intéresser aux écarts avec une certaine norme, d'entrevoir les moments où cette personne peut s'occuper de soi ou de sa famille, et de corréler ces mesures avec d'autres mesures sur le temps des enfants, le temps de sommeil ou les temps de vacances. Ces mesures de temps humains peuvent aussi servir à estimer l'influence des médias sur les personnes, simplement par un calcul quantitatif (et donc insuffisant bien entendu) du nombre de minutes à regarder la couverture récurrente d'un même événement à la télévision, dans la presse ou à la radio par exemple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans le cadre de ces comptages de temps, des indices pourraient être trouvés qui mettraient en relation des facteurs de diversité ou de routine des comportements humains, routines ou diversités qui pourraient être quantifiées à leur tour et mise en relation avec des événements externes dans la même période de temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourra ensuite s'intéresser aux mesure des temps des médias, par exemple, comment est couvert un événement médiatique en terme de minutes (ce qui est d'ailleurs fait au niveau des campagnes électorales et du temps de parole des candidats de chaque parti aux élections), la fréquence de récurrence d'un événement dans les médias, le nombre de mots prononcés à chaque fois, l'utilisation de mots d'un certain registre lexical, l'influence sur le comportement des gens en terme de dépense de temps personnel, d'énergie visible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De vastes champs peuvent s'ouvrir depuis cette approche simpliste, si et seulement si de véritables modèles sont créés a posteriori à partir de ces données afin de tenter d'établir des lois explicites ou implicites sur des données variant suivant de nombreux paramètres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Les mesures des mots ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les mesures de mots peuvent obéir aux mêmes visées : compter les mots dans les articles de journaux, prononcés à la télévision, établir une cartographie de la richesse du vocabulaire courant et des facteurs de finesse des idées, même pourquoi pas pour les volontaires, compter les mots prononcés et les champs lexicaux fréquemment utilisés pour arriver à établir une représentation de l'inconscient collectif d'un pays au travers d'un échantillon représentatif de sa population.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le travail sur les mots est un des plus aisés à réaliser car, d'une certaine façon, il peut être traité de manière massive à partir de certaines sources de données sur internet par exemple et de règles simples transformables en programmes pour l'acquisition de ces données. Bien entendu, si l'expérience peut théoriquement (et quoique dans un domaine restreint) être plus accessible au travers de l'informatique, rien ne pourra se faire si de vastes modèles ne sont pas construits par des sociologues scientifiques en vue de suivre le même chemin que toutes les modélisations des sciences, soit des incessants allers-retours entre la théorie et les données.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le fantôme de Big Brother ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ces démarches qui visent à obtenir des données brutes, il reste un problème d'acceptation de la démarche, car qui dit mesure de l'homme en dehors de l'intervention active de l'homme, je dirais même l'intervention «consciente» de l'homme, dit surveillance, et peut aller jusqu'à dériver sur les violations de droits de l'homme, etc. Il ne faut, en la matière, ne sous-estimer ni la résistance active ou passive à des études sur notre société au travers du traitement d'un très grand nombre de données en provenance de l'analyse de notre vie quotidienne, ni la résistance des sociologues incapables de projeter leur données autrement que dans des modèles mettant en situation des fonctions non corrélées ne dépendant que d'une variable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'un autre côté, il faut savoir que l'étude de l'homme passe par mettre des hommes en situation exceptionnelle. Milgram&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Face au nazisme]].&amp;lt;/ref&amp;gt;, par exemple, aurait-il pu faire ses expériences aujourd'hui, alors que ses cobayes humains, désireux de toucher un peu d'argent sortaient souvent traumatisés de l'expérience ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut que la communauté des sciences humaines se positionne clairement sur son futur. L'homme doit-il être un sujet/objet  d'étude (je suis très méfiant quant à ces disjonctions) ou l'étude de l'homme est-elle, pour diverses raisons tabou ? D'une certaine façon, revenir aux comptages purs et simples de faits insignifiants est déjà un aveu d'échec puisque, si l'expérience était tentée véritablement, nous pourrions la comparer avec une démarche purement phénoménologique : cherchez tous les phénomènes et nous verrons bien ce que nous trouverons plus tard. Cela dit, une phénoménologie sans création de concept est absurde&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[A propos de l'existentialisme]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Peut-être que la phénoménologie pourrait être le tremplin vers le renouveau de la sociologie, à condition que certains acteurs principaux de ce domaine prennent leurs responsabilités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Sciences humaines]][[Catégorie:2005]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Les_lois_d%27%C3%A9chelle_en_sciences_humaines</id>
		<title>Les lois d'échelle en sciences humaines</title>
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				<updated>2009-05-21T12:56:45Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;P align=&amp;quot;right&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;font size=&amp;quot;-2&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
There ''is'' a real world;&amp;lt;BR&amp;gt;&lt;br /&gt;
its properties are ''not'' merely social constructions;&amp;lt;BR&amp;gt;&lt;br /&gt;
facts and evidence ''do'' matter.&amp;lt;BR&amp;gt;&lt;br /&gt;
Alan Sokal&amp;lt;/font&amp;gt;&amp;lt;/P&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sciences humaines comme l'histoire ou la sociologie travaillent souvent sur des groupes d'individus ou au niveau d'une société tout entière. Afin de faire passer un certain message, résultant de l'analyse de comportements au niveau d'un groupe plus ou moins nombreux, les outils semblent encore et toujours manquer pour corréler l'action d'un individu lambda avec l'action du groupe dans lequel il participe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Héritée des réflexions mathématiques de [http://www-gap.dcs.st-and.ac.uk/~history/Mathematicians/Mandelbrot.html Benoît Mandelbrot],  le concept de ''loi d'échelle'' pourrait apporter beaucoup dans les sciences humaines, et cela dans deux axes principaux : - au niveau philosophique tout d'abord, car ce concept introduit une réflexion sur l'adéquation entre l'objet étudié et la représentation de cet objet,&lt;br /&gt;
- au niveau pratique ensuite, car la notion de corrélation dimensionnelle pourrait apporter beaucoup à la compréhension des imbrications des comportements individuels et des comportements de groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Echelle et concept ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Avertissement ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous tenterons, dans la suite de l'article, d'éviter les écueils de l'introduction brutale de concepts issus des sciences dans le domaine des sciences humaines. Ainsi, nous voudrions prendre des distances sur, par exemple, l'incroyable succès de la théorie du chaos dans les sciences humaines dans les années 70. Il faut noter que, derrière cette récupération par les sciences humaines de concepts venant des sciences, de véritables buts scientifiques étaient souvent absents. Il n'était alors souvent question que de trouver des arguments qui fassent taire les scientifiques en piochant dans leur domaine, et par conséquent de donner à des travaux discutables une légitimité qu'ils n'avaient pas, du moins au niveau scientifique. La théorie du chaos était pain béni pour tous ces chercheurs qui cherchaient depuis longtemps une occasion de se venger des sciences dures : la science traditionnelle exhibait un chaos intérieur et montrait que l'illusion de maîtrise du monde que renvoyait les scientifiques était fausse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait disserter longtemps sur les écrits fantasmagoriques de cette époque où les concepts venant des sciences dures, souvent complètement incompris, ont servi de bases aux élucubrations les plus abracadabrantes, à tel point qu'[http://www.physics.nyu.edu/faculty/sokal/ Alan Sokal], professeur de physique à l'université de New York mit un jour les deux pieds dans le plat en publiant un canular qui eut le succès retentissant que l'on sait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Polémique mise à part, on pourra se demander si les sciences humaines se sont correctement relevées de cette affaire et si la tentative pourtant intéressante de s'inspirer de concepts scientifiques pour bâtir des modèles  n'aurait pas pu être mieux menée, surtout dans la mesure où les chercheurs n'auraient pas tenté à tous prix de régler leurs comptes avec leur homologues des sciences dites dures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ferons, dans le reste de cet article, comme si l'idée d'user de concepts scientifiques dans le monde des sciences humaines était une bonne idée ''a priori''. Notre souci sera de ne pas tenter de détourner le sens d'un concept que l'on utilisera, ni de tenter de lui faire dire ce qu'il ne dit pas, ni même de l'utiliser comme caution à des points de vue très discutables voire totalement subjectifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'introduction de ce raisonnement ''par analogie'' dans les sciences humaines est donc fait dans une optique scientifique, et dans la volonté de poser des questions, voire de poser les éternelles questions des sciences humaines mais d'une autre façon, de tenter, si l'on veut, de prendre les choses par un autre angle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Echelle et concept ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait d'entrevoir un des problèmes fondamentaux de l'étude des groupes au travers de la notion d'échelle apporte un éclairage nouveau sur la question même de la logique de groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, au niveau logique, il paraît normal pour tout le monde que les outils pour étudier le microscopique ne soient pas les mêmes outils qui nous servent dans la vie courante. Ainsi, pour être trivial, on ne regarde pas les microbes avec des jumelles. Le concept même de “jumelles” dans un cadre microscopique n'a pas de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pouvons par analogie parler de l'homme seul et de l'homme en groupe. Etudier un homme seul implique souvent une étude de ses motivations, de sa psychologie, de son passé, de sa personnalité, etc., autant d'outils qui dans le cas du groupe ont du mal à se révéler efficaces. Or, il semblerait que le fait que l'objet étudié change d'échelle n'implique pas toujours, dans les sciences humaines, un changement de dialectique. Ainsi, on parlera de l'opinion d'un groupe tout en sachant que le concept d'“opinion”, s'il est intuitif pour une personne isolée sondée, est difficile à cerner dans le cas d'un groupe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'utilisation du sondage a pour but de résoudre ce souci de logique. Le sondage d'opinion par exemple établit une répartition en pourcentages des opinions des personnes, en classant ces dernières notamment par classes d'âge, par type de métier, etc. Pourtant, il est nécessaire de constater que si le sondage offre un panorama de l'opinion, il tente d'établir une approximation qui est parfois d'une simplicité extrême et qui réside sur une certaine vision des groupes dans lesquels les individus doivent entrer. Les statistiques permettant d'''écraser'' les singularités par compensation, les photos de l'opinion peuvent être dans certains cas relativement précises, tandis qu'elles sont dans d'autres complètement erronées. Les deux types de résultats étant obtenus avec les mêmes méthodes, il serait bon de se poser des questions formelles sur la justesse d'un tel procédé, en particulier dans le cas de sondages censés représenter un nombre de personnes différent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le concept d'opinion pourrait donc bien dépendre de l'échelle à laquelle on le regarde. Il est alors tout naturel que plus on se rapproche de l'individu, plus on envisage comme indécidable la mesure de son opinion, d'où l'intervention de la théorie du chaos : plus l'échelle était faible et plus le bruit devenait important. Il se pourrait néanmoins que l'on raisonne à l'envers en partant de l'individu et d'une loi basée sur une approximation de son comportement pour extrapoler cette loi en la faisant varier suivant l'échelle. Ainsi, le comportement microscopique pourrait être corrélé avec le comportement macroscopique suivant un certain nombre d'hypothèses.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philosophiquement, la notion de loi d'échelle nous montre donc que les concepts pourraient avoir un sens relatif suivant l'échelle, que ce que nous nommons ''par les mêmes mots'' peuvent n'être pas assimilables. Notons que tout cela s'applique dans des systèmes relativement réguliers dans la mesure où un objet fractal est régulier. Si la loi de l'échelle n est totalement différente avec la loi de l'échelle n+1, alors le problème est encore plus complexe. Il s'avère que cet article propose de complexifier le modèle d'analyse, ou d'envisager de le faire, mais en restant dans des espaces «réguliers».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Autour du groupe ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les logiques de groupes en sciences humaines ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si le travail sur les notions de groupes humains semble avoir été une préoccupation dans les recherches psychologiques des années 50 et 60 (notamment parce que le drame nazi voulait être expliqué), la notion d'étude des logiques de groupes suivant leur structure et leur taille, ''a fortiori'' la notion même de loi d'échelle en psychologie, et de manière plus large en sciences humaines, semble être un peu absente des débats actuels et des axes de recherche&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[les logiques de groupe]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Plus qu'une étude du comportement de l'homme au sein d'un groupe, les axes d'intérêt depuis quelques décennies semblent se porter plus sur la relation de l'homme avec les entités formelles de la société ou avec des concepts tels que le pouvoir&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[pouvoir et persona]].&amp;lt;/ref&amp;gt; plutôt que sur une approche duale psychologie/sociologie, approche pouvant bénéficier de la réflexion sur le concept de loi d'échelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Présentation de la loi d'échelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Benoît Mandelbrot, mathématicien français né en Pologne dans les années 20,  introduisit la notion d'''objet fractal'' en mathématique, un objet mathématique qui a la propriété (étant entendu que ma description est très simpliste) de posséder un invariant d'échelle corrélé à un nombre nommé la dimension fractale. L'invariant d'échelle s'illustre dans des propriétés (souvent géométriques) de l'objet (mesure ou forme par exemple) et font que la propriété concernée évolue de manière prévisible suivant l'échelle à laquelle on regarde l'objet. On pourra par exemple envisager de regarder un objet fractal à l'échelle du micron ou du mètre en établissant des corrélations entre les deux échelles suivant une loi dépendant de l'échelle. ceci veut dire que la corrélation existe, mais qu'elle n'est pas forcément ''linéaire'' par rapport à l'échelle, qu'elle peut induire une déformation prévisible de l'objet à grande ou petite échelle, mais une déformation qui dépend de l'échelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La découverte (ou la construction&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. les travaux de Russel sur la grande querelle sur les fondements des mathématiques du début du XXème siècle.&amp;lt;/ref&amp;gt;) d'objets mathématiques de ce genre est très importante dans la mesure où l'on peut par exemple exhiber des objets géométriques plus complexes que des objets à une dimension (droite) et moins «dimensionnés» qu'un plan par exemple. Cette nouvelle catégories d'objets peut permettre de bâtir des modèles mathématiques de systèmes ''a priori'' chaotiques et pourtant obéissant à des règles internes dépendant de la dimension à laquelle l'objet est observé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pas de pensée est très important, car :&lt;br /&gt;
* l'observation de l'objet devient relative à l'échelle observée,&lt;br /&gt;
* les différentes observations à différentes échelles sont corrélées par des lois mathématiques dans lesquelles un invariant d'échelle apparaît (la dimension fractale).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'état de l'art ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Introduire cette notion dans les analyses des sciences humaines pour l'étude des groupes humains implique de poser, sinon des questions nouvelles, du moins les questions autrement :&lt;br /&gt;
* faut-il analyser un problème à l'échelle de l'individu concerné (la psychologie ou la psychanalyse seraient appropriées) ;&lt;br /&gt;
* faut-il envisager le problème à l'échelle du groupe humain, d'un  des microcosmes dans lequel évolue l'individu (on choisira plutôt la sociologie ou l'ethnologie) ;&lt;br /&gt;
* doit-on tenter des approches mixtes comme la psychologie de groupe, ou la sociologie des microcosmes ; l'individualité ou le charisme exceptionnel de certaines personnes doit-il être pris en compte comme paramètre indispensable ;&lt;br /&gt;
* doit-on envisager le problème plus globalement en positionnant ce dernier au sein de la société dans sa globalité (auquel cas la sociologie ou le droit paraissent indiqués mais avec un risque évident de dérive sur des interprétations politiques ou un jugement moral sur les choses) ;&lt;br /&gt;
* peut-on se servir de l'histoire pour offrir un point de comparaison à la situation (et donc s'engouffrer sur les problèmes de philosophie de l'histoire et de leçons de l'histoire) ;&lt;br /&gt;
* doit-on analyser un phénomène au regard de la morale, de la religion ou même d'un cadre spirituel dans lequel l'homme seul ou dans son microcosme devrait s'inscrire ;&lt;br /&gt;
* quels mots doit-on employer quand un concept se révèle être dépendant de l'échelle auquel on le regarde ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chaque discipline des sciences humaines offre des solutions plus ou moins complètes à l'analyse d'un problème suivant les échelles. Très souvent, suivant le point de vue et l'engagement des auteurs, suivant leurs compétences techniques, les diagnostics apparaissent comme divergents et l'analyse même des problèmes est souvent divergente. Si l'on se place du côté des solutions proposées, il va de soi que tout et le contraire de tout peut être discuté et argumenté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait voir deux problèmes formels derrière cet état de faits :&lt;br /&gt;
* les diagnostics sont divergents pour des raisons de non validité d'application des résultats d'une science humaine à une échelle à laquelle il n'est pas démontré qu'elle s'applique - c'est l'aspect vertical du problème d'user d'un concept qui ne s'applique plus à l'échelle à laquelle on l'utilise&amp;lt;ref&amp;gt;C'est un des problèmes fondamentaux de ''la loi d'échelle implicite'' : bien qu'une théorie en sciences humaines s'applique à une échelle donnée, l'esprit humain tend à généraliser ces résultats à une autre échelle, ce qui mène souvent à d'incroyables contresens.&amp;lt;/ref&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
* les solutions sont incohérentes car elles résultent de l'application souvent erronée de théories en sciences humaines hors de leur échelle de prédilection ; les solutions sont donc issues de ''généralisations partiales et incomplètes'' d'où leur incohérence entre elles - c'est l'aspect horizontal du problème.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une approche par lois d'échelle ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier travail serait donc de faire un bilan des résultats obtenus en sciences humaines en fonction de leur échelle d'application&amp;lt;ref&amp;gt;Une démarche somme toute très scientifique qui s'apparente aux domaine de définition des fonctions mathématiques.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le deuxième travail serait relatif au recensement et à l'examen des questions de ''généralisation'' (passage d'une échelle microscopique à une échelle macroscopique).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le troisième travail serait d'envisager les relations qui peuvent s'établir entre les résultats trouvés à différentes échelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est d'ailleurs pas certain que ces corrélations soient flagrantes, ni même que l'on exhibe des règles aussi simples que celles des dimensions fractales des objets de Mandelbrot, si la complexité du réel se trouve hors d'une certaine régularité. Mais, si cette troisième étape est extrêmement difficile, elle est vitale car elle pose une question essentielle : ''sommes-nous en mesure de généraliser lors du franchissement d'une échelle ? Et si oui, dans quelles conditions ?''&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sommes-nous, par exemple, en mesure de corréler les traits psychologiques d'un type d'individu (le typage jungien pourrait servir de grille de lecture psychologique , comme première approximation) et le comportement d'un groupe dans lequel est cet individu ? Si oui, selon quelles modalités, selon quelles proportions, quelles probabilités, quelles statistiques, quel profil psychologique ? Dans le cas contraire, cela signifie que la généralisation d'une loi humaine démontrée pour une échelle donnée à une échelle supérieure est ''inapplicable''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'enjeu est donc crucial : pouvoir, au travers de ce canevas, juger si l'acte spontané de généralisation d'une loi à toutes les échelles est licite ou non, s'il est acceptable ou non ''intellectuellement'' en tant qu'approximation. Ce modèle par les lois d'échelles permet de se poser les questions en terme de pertinence de raisonnement, ce qui est fondamental dans une recherche d'une approche non dogmatique et ouverte de la pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait prendre comme exemple la notion d'''inconscient collectif'' de Jung. Ce dernier établit un lien très fort entre deux échelles très lointaines : la psychologie de l'individu et les idées latentes et non exprimées de la société qui moulent les psychologies des nouveaux individus. Au delà du fait que cette corrélation est un véritable «court-circuit dimensionnel», Jung tente de corréler des comportements individuels avec une image structurante de la société construite pendant les phases d'enfance. Il tente même de déconstruire cet inconscient collectif, de le stratifier, pour en isoler les principales composantes. Un bon sujet d'études des lois d'échelles en psychanalyse serait probablement le travail sur l'inconscient collectif et les lois individuelles valables à la fois à l'échelle de l'individu et à l'échelle de l'inconscient collectif. Il ne serait pas étonnant d'y trouver des échelles intermédiaires et de voir, dans les travaux de Jung, pourtant très novateurs, des approximations discutables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le Graal ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait rétorquer à cette approche qu'elle constituerait un ''Graal'' très dangereux, un Graal parce qu'enfin une certaine modélisation des différents comportements de groupe pourraient être corrélés à l'échelle à laquelle on regarde le groupe, et un réel danger car qui connaît les fonctionnements de ce modèle pourrait être en mesure d'établir des logique de pouvoir à toute les échelles. Nous pourrions être dans le domaine de la prédiction, du danger de la manipulation de masse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De manière parallèle, ce Graal est aussi recherché en physique avec les tentatives d'unifier les forces fondamentales de l'univers, et par conséquent d'unifier les grandes théories incompatibles de la physique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De part et d'autres de la limite entre les sciences dures et les sciences humaines, on constate le même mouvement : tenter d'unifier, même en approximant beaucoup, des phénomènes se produisant à des échelles différentes. Les mathématiques actuelles ne sont peut-être pas encore en mesure de fournir des outils ''ad hoc'', cependant, il faut réaliser que les outils disponibles n'ont pas tous été testés et qu'il serait intéressant de se pencher sur leur étude sans céder à la mode, ni à la tentation de donner une crédibilité scientifique à ce qui n'en a pas en le parant de mots scientifiques complexes détournés de leur sens premier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, l'homme ne se met probablement pas en équations, et certains verront dans cet article une volonté absurde et dangereuse d'arriver à ce but. Mais cette constatation, que je partage, ne cache-t-elle pas que certains comportements humains à certaines échelles peuvent être récurrents et peuvent dépendre de l'échelle à laquelle ils se produisent ? Si tout n'est pas modélisable, cela ne signifie pas que rien ne le soit et qu'il faille se satisfaire d'une myriades d'études morcelées sans chercher à penser les sciences dans leur globalité comme allant vers des modèles unifiés mais variables suivant les échelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Sciences humaines]][[Catégorie:2005]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Sociologie_et_inconscient_collectif</id>
		<title>Sociologie et inconscient collectif</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Sociologie_et_inconscient_collectif"/>
				<updated>2009-05-21T10:51:15Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== La prédominance d'une représentation sociale non scientifique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sociologie est rentrée dans les mœurs de nos civilisations occidentales. En un sens, le vieux rêve des pères fondateurs de la sociologie parmi lesquels Durkheim s'est réalisé. Pourtant, si le sociologue semble souvent investi d'un certain pouvoir ou d'une caution, le discours sociologique a deux aspects : le premier est une tendance au discours scientifique sans pour autant évoluer dans un cadre formel qui légitime cette démarche en tant que scientifique ; le second est le discours sociologisant qui est un genre de vulgarisation du discours sociologique propice à l'introduction de messages manipulateurs et de conjectures non démontrables.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sociologie a cette étrange position dans les sciences sociales d'une discipline qui n'est pas une vraie science, qui s'en donne parfois les atours, et qui offre une face publique reconnue de manière si globale que la plupart d'entre nous sommes amenés à utiliser un grand nombre des idées sociologiques afin de nous construire notre représentation de la société. Cela conduit naturellement un grand nombre de personnes à donner ses propres opinions sur la société en s'investissant sociologue&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Le défi des sciences humaines]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation collective de la société est donc, aujourd'hui, très emprunte de la représentation que nous donne la sociologie de notre société, cela quelque soit les courants politiques ou médiatiques concernés. Or, la sociologie s'exerce souvent de manière interne à la société qu'elle étudie, les sociologues étant des membres de cette société. Nous n'avons donc au sein de notre représentation collective qu'une vision interne de nos problèmes, la vision des sociétés externes étant souvent filtrée ou instrumentalisée à des fins politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'homogénéité morale de la représentation sociale ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoique beaucoup puissent en douter, je tiens à insister sur la remarquable homogénéité de la représentation sociale dont l'un des aspects est médiatique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[La fracture médiatique]].&amp;lt;/ref&amp;gt; et l'autre est sociologique (ou sociologisant dans le pire des cas). Malgré les buts et les méthodes différents de ces deux entités, principaux fournisseurs de représentations sociales, la représentation sociale est très homogène.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce fait doit être remis dans un contexte de diversité où tous, à commencer par les politiques, devraient défendre des représentations différentes. Or, il n'en est rien, les politiques proposant des solutions différentes à des problèmes exhibés de la représentation sociale commune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette représentation sociale un peu trop unanimement partagée porte en elle des règles morales très fortes. Tout le monde en France ou aux Etats-Unis sait ce qui est bien ou mal, et détermine de façon tout à fait précise les limites sociales de ce concept.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est par exemple un peu navrant de constater que le rôle des parents dans les troubles psychologiques des enfants est encore très tabou au point de nier le problème à l'échelle sociale, au son de «la société doit assumer». Il ne semble pas possible de mettre l'électeur parent au centre du questionnement d'un malaise de son enfant, d'y voir en lui un acteur. Quelque part, attaquer le parent est immoral, même si ce dernier détruit, par ses agissements et ses représentations, la psychologie d'un enfant en construction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La représentation sociale par ailleurs véhicule des images archétypales auxquelles les gens adhèrent allant jusqu'à y puiser les fondements de la personnalité qu'ils veulent se donner&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[L'archétype de l'intellectuel français]].&amp;lt;/ref&amp;gt; ou ne voir qu'une partie d'un problème complexe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Sociologie et structuration de l'inconscient collectif ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour une science qui n'en est pas vraiment une, il y a là un tour de force incroyable : être partout présente dans les esprits de tous, influer sur les comportements et sur les représentations, apporter une morale toute faite. La sociologie semble se positionner au même niveau structurel que l'inconscient collectif de Jung. On pourrait même poser la question de manière plus brutale et plus polémique :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;''La sociologie aujourd'hui ne serait-elle pas la formalisation de notre inconscient collectif ?''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car tout concorde :&lt;br /&gt;
* l'objet sur lequel porte la sociologie est très difficile à définir car polymorphe et complexe, très lié à la psychologie de l'individu, tout comme l'inconscient collectif ;&lt;br /&gt;
* la sociologie travaille sur le plus grand dénominateur commun moral et étudie les phénomènes marginaux au regard de la morale, tout comme l'inconscient collectif ;&lt;br /&gt;
* la sociologie intervient dans toutes nos représentations de la société et de nous-mêmes et tous nos raisonnements sur la société, cela à notre insu, tout comme l'inconscient collectif ;&lt;br /&gt;
* ses buts sont souvent de faciliter l'optimum de vie en société, tout comme l'inconscient collectif qui équilibre l'énergie psychique de façon à ce que nous soyons bien avec nous-mêmes ;&lt;br /&gt;
* le fait que les architectes de cette discipline soient au sein même de l'objet étudié, tout comme l'inconscient collectif qui est vu par nous en surface de l'intérieur de nous-mêmes,&lt;br /&gt;
* elle est trop hétéroclite et complexe pour être saisie dans son ensemble comme une chose cohérente, comme l'inconscient collectif,&lt;br /&gt;
* elle présente des sociétés extérieures comme des démons qui font peur car elle ne peut pas les comprendre ; tout comme l'inconscient collectif, elle instrumente la peur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La sociologie, à son insu le plus strict, serait devenue une description chaotique et non structurée, non scientifique de l'inconscient collectif de la société dans laquelle nous visions. Elle voulait être ''conscience de la société'', la voilà transformée dans sa myriade de sous domaines en ''générateur d'inconscient collectif social''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait donc se poser la question d'avant : qu'y avait-il avant (où Jung décrit l'inconscient collectif comme existant aussi quoique sa nature ait été différente) ? Il y avait l'inconscient collectif religieux et moral qui de la même façon avait construit une représentation et une possibilité d'induction de la pensée au travers de principes moraux, qui structuraient la pensée et la part collective de l'inconscient de chacun.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Formellement donc, en suivant cette hypothèse, rien n'a changé et l'on pourrait se demande si la sociologie en tant que science interventionniste et moraliste n'a pas ''la structure d'un organisme religieux, ayant pour but de rendre l'homme meilleur''. Assez de sciences peuvent la rendre crédible, mais trop lui ôterait une grande partie de son pouvoir et de son aura. Qui ne ferait pas confiance à un sociologue de nos jours : il sait, lui. N'aurions-nous pas dit la même chose des religieux il y a quelques siècles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La peur du monde ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout ce qui serait extérieur à la représentation sociologique normée serait donc suspect. Car, même si la sociologie exhibe des dysfonctionnements sur notre territoire et compare avec ce qui se passe ailleurs, le fruit de la comparaison dépend du but avoué ou inavoué de son auteur :&lt;br /&gt;
* donner des leçons pour faire changer la société telle qu'elle est (et souvent pour le bien de tous, ce qui peut être le démarrage d'une aliénation de grande ampleur) ;&lt;br /&gt;
* conclure au fait que des traditions sont différentes entre les deux pays comparés et que c'est comme ça ici parce que ça devait être comme ça (simple usage du bon sens le plus souvent), ce qui signifie quelque part que chez nous, ça n'est pas si mal,&lt;br /&gt;
* extrapoler pour lancer de grands messages politiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car l'extérieur à notre inconscient collectif nous fait peur et quelque part nous compensons cette peur par, en France, une culpabilité outrée et structurelle quant à tous les problèmes du monde. Mais pourquoi cette différence nous fait-elle peur ? Parce qu'à l'échelle du monde, nous n'avons plus de sociologie, plus de représentation du monde commune, c'est le vide absolu. Le concept est si [Le concept creux|creux] qu'on ne voit que des hommes dans les états les plus variés et les plus divers au point que tout raisonnement global apparaît comme grotesque. Nous nous apercevons avec horreur qu'un chinois ne pense pas le monde comme nous, qu'il n'est pas dans notre représentation du monde. Cette dernière est d'ailleurs composée de la représentation de notre pays et une représentation déformée ou absente des autres pays par comparaison avec ce que nous croyons savoir sur le nôtre. Cette peur du vide est naturelle : nous avons peur de ne plus rien comprendre, de ne plus pouvoir juger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci peut expliquer pourquoi l'économie mondiale est diabolisée par les altermondialistes : parce qu'à ce niveau de représentation du monde, plus aucun inconscient collectif ne tient, plus rien n'est commun entre un indien en train de voir l'Inde et un Français en train de voir la France, ne parlons pas de l'Indien en train de voir la France et du Français en train de voir l'Inde. N'ayant plus d'inconscient collectif commun, n'ayant plus de représentation du monde commune que l'OMC, le FMI, les Nations Unies et autres organismes internationaux, les altermondialistes veulent combler le vide et construire cette représentation globale du monde. Mais ceci est un putsch qui n'a formellement pas de sens au regard des inconscients collectifs des diverses pays. Pourtant, ils ne veulent qu'imposer aux autres leur représentation du monde avec un ennemi commun : l'économie de marché. Il y a donc dans cette démarche une volonté totalitaire claire, qui peut, au travers du monde, convaincre ceux qui n'ont pas subi ou pas hérité cet inconscient collectif et/ou qui s'en cherchent un de remplacement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour en revenir à la sociologie, cette discipline est peut-être condamnée à la base à ne jamais pouvoir exister véritablement, à cause du problème formel que pose l'auto-analyse en psychanalyse. En m'auto-analysant, il y a forcément des moments où je vais passer à côté d'une blessure inconsciente qu'il m'aurait fallu dévoiler. Une personne externe est nécessaire pour sortir de ces ornières par rapport à soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en va de même en sociologie : en voulant être la conscience d'une société complexe, elle a absorbé l'inconscient collectif, puis elle est devenue elle-même ''l'instrument de transmission de cet inconscient collectif'' au sein de la société. Difficile à dire si les problèmes de définition de cette discipline des sciences humaines se résoudront à moyen terme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Sciences humaines]][[Catégorie:2004]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Le_d%C3%A9fi_des_sciences_humaines</id>
		<title>Le défi des sciences humaines</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Le_d%C3%A9fi_des_sciences_humaines"/>
				<updated>2009-05-21T10:44:20Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Je voudrais, dans cet article, insister sur un constat connu mais finalement peu médiatisé, du désarroi dans lequel se situent la plupart des travaux en sciences humaines actuellement. Etant de culture scientifique et ayant toujours été intéressé par les travaux dans les sciences humaines, domaines que je connaissais peu mais avec lesquels j'ai eu l'occasion de me familiariser peu à peu, il est clair que la vision que je vais donner est une interprétation scientifique des problèmes que rencontrent les sciences humaines actuellement. Il n'est donc pas dans mon propos de nier la subjectivité de mon analyse. Cependant, cette analyse tente d'apporter des éléments concrets et scientifiques, éléments qui, à mon avis, sont trop souvent absents des recherches et des prises de positions issues de la recherche en sciences humaines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Une absence de formalisation des domaines d'études ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les sciences humaines sont, ''de facto'' et depuis leur émergence en tant que disciplines séparées, très peu formalisées dans leur rôle et leurs responsabilités. Les exemples sont nombreux dans lesquels un même sujet ou thème peut être traité parallèlement dans la plupart des sciences humaines :&lt;br /&gt;
* psychologie,&lt;br /&gt;
* psychanalyse,&lt;br /&gt;
* anthropologie,&lt;br /&gt;
* sociologie,&lt;br /&gt;
* économie,&lt;br /&gt;
* histoire,&lt;br /&gt;
* philosophie,&lt;br /&gt;
* linguistique, &lt;br /&gt;
* droit et sciences politiques,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
pour ne citer que les plus importantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce cadre, tout intellectuel en provenance d'une de ces disciplines, se risque souvent, et avec des taux de réussite très faible, à généraliser un propos issu de recherches dans son domaine à la société. Ainsi, il n'est pas rare de voir un anthropologue donner des avis en sociologie suite à des comparaisons entre ses résultats et la société actuelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est important de noter que, au vu d'une démarche scientifique  normale, cette logique comporte ''de graves vices de forme''. En effet, le découpage des disciplines en sciences humaines devrait normaliser la généralisation de résultats venant d'une discipline à une autre selon des conditions strictes. Or, profitant du flou artistique le plus complet sur la définition même du champs d'études de ces disciplines, la généralisation abusive des résultats d'un domaine à d'autres domaines est pratiquée de manière courante, non argumentée et sans avertissement quant au but de cette généralisation (but souvent politique ou moral, nous y reviendrons). Il en résulte une impression de flou et une non crédibilité des disciplines elles-mêmes. Une discipline ne devrait dire que ce qu'elle dit et laisser la généralisation obéir à des modalités définies, au risque d'être prise pour de la pure conjecture.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un exemple parmi d'autres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il suffit de lire ou d'écouter les prises de positions de personnes intelligentes ayant des activités de recherche dans l'une de ses disciplines pour s'apercevoir de l'étendue du problème : la généralisation est banalisée alors même qu'elle n'est pas formellement définie. Il en résulte des messages sociaux totalement absurdes car contestables a priori avec des contre-exemples simples.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Françoise Héritier, par exemple, anthropologue de son état, dans les diverses publications sur les différences des sexes dans les sociétés, use et abuse systématiquement de cette double casquette : celle qui lui permet d'énoncer des résultats sur les sociétés qu'elle connaît et a étudié, et celle beaucoup plus tendancieuse qui lui permet de ''généraliser'' à tout va n'importe quel résultat à notre société, ''par comparaison''. Or, elle endosse, à ce moment deux rôles supplémentaires distincts :&lt;br /&gt;
* le rôle de sociologue, ce pour quoi il ne me semble pas qu'elle ait l'autorité reconnue, même si la sociologie est encore une discipline en quête de définition,&lt;br /&gt;
* le rôle de celle qui se légitime en tant qu'usant de comparaisons d'une société à une autre, ce qui est, à mon avis beaucoup plus dangereux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'est pas question ici de remettre en cause cette dame sur son autorité anthropologique, mais bien de remettre en cause les deux autres rôles qu'elle n'a pas a priori à endosser sans quelques avertissements sévères.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le premier problème formel qui se pose dans le premier rôle est la question suivante : être anthropologue et être sociologue est différent mais dans  quelle mesure ? Je dirais spontanément que la nature des sociétés étudiées est différente, souvent par leur complexité. La seconde chose est, et c'est une remarque critique même pour les sociologues, que l'anthropologue fait partie d'une société alors qu'il en étudie d'autres. Il ne peut donc pas avoir le même regard sur une société externe que sur celle dont il est issu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous touchons là un problème essentiel de la césure entre sociologie et anthropologie : le sociologue travaille souvent sur la société qui est la sienne, et l'anthropologue sur des autres sociétés sur lesquelles il tente d'avoir un regard objectif. Mais, dans le cadre de cette comparaison entre les autres sociétés et la sienne, l'anthropologue risque beaucoup :&lt;br /&gt;
* il risque de se repositionner dans les problèmes basiques du sociologue et du parti pris du sociologue sur le fait qu'il veuille démontrer quelque chose, en rapport avec sa propre morale ou ses propres opinions politiques ou religieuses ;&lt;br /&gt;
* il risque aussi de na pas assumer complètement le rôle du sociologue et ''d'oublier des dimensions du problème'', ce qui provoquera une généralisation abusive, car la comparaison sera illicite du fait même qu'interviennent dans les dimensions comparées des dépendances qui sont omises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est la première réponse que l'on puisse faire à Françoise Héritier : vous nous parlez de sexualité et de procréation d'une manière purement intellectuelle, d'une manière législative, et pas même de manière biologique ou psychologique. Ces deux dimensions sont omises. Vous pouvez donc généraliser comme vous le voulez de manière abstraite pour prouver ce que vous croyez bon de prouver : votre argumentaire est incomplet, et par conséquent non crédible. De plus, dans ce que vous voulez montrer se place votre propre subjectivité, vos propres principes moraux. Formellement, ces travaux de comparaisons sont pour moi nuls et non avenus, car ''formellement faux''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Modèle et structure ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet exemple est révélateur des deux dimensions de déplacement que l'on rencontre souvent en sciences humaines, rappelons-les :&lt;br /&gt;
* le fait d'endosser un rôle de sociologue, rendu plus aisé par l'absence de cadre formel pour définir le sociologue et la sociologie,&lt;br /&gt;
* le fait de se légitimer à comparer ce qui n'est pas comparable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut dire qu'hormis le problème actuel (même s'il dure depuis plus d'un siècle) de ne pas être en mesure de savoir ce qu'est la sociologie, le fait de se légitimer en tant que scientifique à comparer ce qui n'est pas comparable est un trait humain. Ce n'est d'ailleurs pas un trait négatif, beaucoup d'avancées de la science ayant été faites au moyen de comparaisons parfois un peu étranges. Il n'empêche qu'en sciences humaines, la comparaison est extrêmement dangereuse, je dirais même qu'elle devrait être beaucoup plus rigoureuse qu'elle ne peut l'être en sciences, car ''elle porte sur des humains'', et l'esprit des humains étant facilement influençable, elle peut les endoctriner allant jusqu'à leur faire rater leur vie pour des principes inculqués abscons. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, cette dangerosité n'est pas exprimée du fait même que le flou sert, justement, à faire passer des messages dans lesquels le chercheur peut exprimer ses propres convictions. En ce sens, la plupart des sciences humaines sont les terrains de jeu de personnes à l'aise consciemment ou inconsciemment dans des rôles qui leur permettent de conjecturer, voire d'influencer, chose difficile à admettre dans la communauté scientifique où la réputation est faite de rigueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien entendu, cette vision schématique cache des travaux de chercheurs sur la structuration des sciences humaines, sur comment recoller les morceaux de ce puzzle de disciplines traitant toutes plus ou moins du même sujet, cela en vain depuis près d'un siècle. Qu'est-ce que la sociologie ? Qui est légitimé à établir une comparaison entre un fait de notre histoire et aujourd'hui ? Qui est légitimé à comparer une société africaine à la nôtre ? On parle de l'unification des forces en physique théorique mais comment unifier les forces en sciences humaines ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car les sciences humaines n'offrent pas de vrai modèle, pas de véritable structure, pas de champs d'investigation clair et délimité dans lequel tout passage d'un champ à un autre s'établirait suivant des règles de généralisation strictes et rigoureuses. Les sciences humaines portent leurs mirages dont certains en leur sein commencent même à douter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le structuralisme, par exemple, fut une époque où l'on voulait exhiber des structures invariantes dans les sociétés. Répondant à une intuition légitime (quoique les structures les plus immédiates soient le droit et la structure des associations dans une société à mon humble avis), les structures ont été étudiées sur des domaines dans lesquels il était difficile de se prononcer sur la validité du propos. Les objets exhibaient-ils une structure ? Mais d'abord, qu'est-ce qu'une structure en sciences humaines ? Une loi ? Mais dans quelle mesure peut-on affirmer que la loi est vraie ? Des courants actuels visent à reprendre les choses par leur début (l'individualisme méthodologique par exemple) mais leur démarche reste limitée dû aux faits que les outils sont peu légion. D'autres doutes des structures en elles-mêmes, sachant que les sciences mathématiques nous donnent l'occasion de contempler des structures autrement plus complexes que des simples lois linéaires&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Les lois d'échelle en sciences humaines]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Des conjectures ou du concret ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour sortir de l'ornière, il faudra structurer les sciences humaines avant de penser à structurer les objets étudiés (on ne compte plus le nombre d'études étudiant la variation de multiples paramètres distincts en même temps). Afin que notre monde puisse se représenter correctement (ce qui est un besoin politique absolument prioritaire), il faut que la sociologie naisse enfin et définisse ses territoires et les modalités d'assimilation de résultats historiques, anthropologiques, psychologiques, économiques, etc. au sein même de son giron, cela pour répondre au premier vice de forme actuel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour répondre au second, et sortir des conjectures systématiques sur notre société, il est nécessaire de structurer la validité de comparaisons entre informations, quitte, dans un premier temps à définir des grilles multidimensionnelles et à user d'outils mathématiques puissants&amp;lt;ref&amp;gt;Comme les tenseurs de la relativité générale par exemple.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Toute comparaison conjecturale favorise le message moral&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[psychanalyse et morale]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. Il faudra aussi réaliser que la sociologie n'a probablement aucun rôle de prévision dans le futur, à moins de prouver le contraire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour cela, il faudra probablement arriver à un stade dans lequel le chercheur en sciences humaines n'a plus peur de voir la vérité en face, plus peur de laisser de côtés ses engagements politiques, plus peur de lui-même probablement et plus peur des autres&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[A propos de l'existentialisme]].&amp;lt;/ref&amp;gt;, et plus rigoureux dans son approche. La sociologie est l'endroit dans lequel converge l'intérêt même actuel de toutes les autres recherches en sciences humaines. Pour prendre un vocabulaire mathématique, la sociologie actuelle est le barycentre des sciences humaines. Vivement la prochaine rupture épistémologique qui la remettra au centre du débat ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est à cette condition que nous pourrons avoir un avis sur les grands problèmes de société. Car, actuellement, dès lors que nous pensons aux problèmes mondiaux, que ressassons-nous hormis des poncifs ? L'autre point important est d'aborder de manière un peu différente la psychologie de nos enfants à qui, dès tous petits, nous attachons des boulets psychologiques et logiques aux pieds.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Sciences humaines]][[Catégorie:2004]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Arithm%C3%A9tique_et_nature_des_objets</id>
		<title>Arithmétique et nature des objets</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Arithm%C3%A9tique_et_nature_des_objets"/>
				<updated>2009-05-21T10:32:09Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cet court article,  faisant suite à la [[De la structuration de l'ensemble des entiers naturels|structuration de l'ensemble des entiers naturels]], se propose d'envisager les différences structurelles qui peuvent exister entre un ensemble discret comme &amp;amp;alefsym; et un ensemble continu comme &amp;amp;real;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &amp;amp;alefsym;, &amp;amp;real; et espace vectoriel == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'article sus-cité, il est exposé que le fait que tout entier se décompose en produit de facteurs premiers de manière unique pouvait faire penser à une structure d'espace vectoriel. Une des différences fondamentales avec un espace de ce type est que, dans &amp;amp;alefsym, le changement de base possible au sein d'un espace vectoriel n'est pas possible. Tout entier possède une description unique sur la «base» des nombres premiers et ne peut être décomposé autrement. L'ensemble des nombres premiers, que nous nommeront P, est donc générateur de &amp;amp;alefsym, mais aussi, vis-à-vis du produit, la seule base génératrice. Or, au sein de &amp;amp;real;, cette loi de décomposition n'a pas de sens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le problème qui se pose alors est de considérer qu'un nombre premier est un nombre comme un autre ayant simplement la caractéristique de ne se décomposer que par l'identité avec lui-même. En effet, si on écrit :&amp;lt;BR&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;amp;forall; n ∈ &amp;amp;alefsym;, ∃ k ∈ &amp;amp;alefsym;, ∃ ''i&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt;, i&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt;, ..., i&amp;lt;sub&amp;gt;k&amp;lt;/sub&amp;gt; '' ∈ &amp;amp;alefsym;&amp;lt;sup&amp;gt;k&amp;lt;/sup&amp;gt; : n = ∏&amp;lt;sub&amp;gt;j∈[1..k]&amp;lt;/sub&amp;gt; p&amp;lt;sub&amp;gt;j&amp;lt;/sub&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;i&amp;lt;sub&amp;gt;j&amp;lt;/sub&amp;gt;&amp;lt;/sup&amp;gt;,&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
le résultat de la décomposition de p&amp;lt;sub&amp;gt;j&amp;lt;/sub&amp;gt; est :&amp;lt;BR&amp;gt;&lt;br /&gt;
p&amp;lt;sub&amp;gt;j&amp;lt;/sub&amp;gt; = p&amp;lt;sub&amp;gt;j&amp;lt;/sub&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;1&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
ce qui apparaît comme une tautologie. Dans un espace vectoriel tout vecteur d'une base peut s'exprimer au moyen d'une décomposition sur une autre base, ce qui n'est pas le cas dans &amp;amp;alefsym;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La vision de l'analyse orientée objet ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si nous avions à modéliser cette décomposition en analyse orientée orientée objet, nous serions tentés, non de considérer qu'il n'existe qu'un type d'entiers naturels, mais plutôt de considérer qu'''il en existe deux'', l'objet «entier naturel généré»  étant différent de l'objet «entier naturel générateur». C'est par cette différence intrinsèque de ''nature'' dans les objets manipulés que les entiers premiers se distinguent des autres entiers. Les entiers premiers sont quelque part des entiers singuliers, alors que les éléments de &amp;amp;real; sont réguliers (à part peut-être 0).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, en arithmétique, l'entier premier est un entier avec une caractéristique négative, celle de ne pas être divisible par d'autres entiers hormis 1 et lui-même. La comparaison entre la modélisation orientée objet, issue de l'informatique, et l'arithmétique, montre que le modèle de représentation informatique est plus riche que celui de l'arithmétique, car il permet de distinguer structurellement des entités voisines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait même structurer en analyse orientée objet de manière plus complexe la relation entre les sous-types en définissant par exemple les concepts suivants :&lt;br /&gt;
* n objet virtuel présentant les interfaces d'un nombre entier naturel quelconque (c'est à ce niveau que les propriétés attachés à tous les nombres naturels interviendraient),&lt;br /&gt;
* p objet concret, dérivant de n, nombre entier premier,&lt;br /&gt;
* m objet concret dérivant de n, nombre entier non premier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S'exhibe alors une relation structurelle qui dépasse la relation ensembliste classique P &amp;amp;sub; &amp;amp;alefsym;, car les objet sont différents structurellement, et non envisagés comme des objets affublés de propriétés différentes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le flou autour de la notion d'inclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'analyse orientée objet permet aussi de lever le flou de l'inclusion ensembliste en étant plus proche du langage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons l'exemple suivant: on appelle A l'ensemble des parties d'une voiture. A sera composé de quatre &amp;quot;roue&amp;quot;, un &amp;quot;moteur&amp;quot;, etc. On écrira, si R1 est une roue de A, R1 &amp;amp;isin; A. On dira en analyse orientée objet que la classe A «agrège» la classe R car A est composée notamment de quatre instances de R.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons un autre exemple ou B est l'ensemble des véhicules roulants. On notera qu'une voiture est un véhicule roulant et donc que pour le concept voiture V, V &amp;amp;isin; B. Or, en analyse orientée objet, on dira que «V dérive de B» car V est un cas particulier de B, est une spécification de B.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les notions d'agrégation et de dérivation se notent en arithmétique toutes les deux de la même façon, ce qui est une source critique d'erreur ou d'incompréhension du problème. De ce côté, l'analyse orientée objet est plus proche du langage naturel où l'on peut distinguer &amp;quot;se compose de&amp;quot; de &amp;quot;est un cas particulier de&amp;quot;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est donc de l'approche ensembliste dans sa globalité qu'il est question, notamment au sein de la théorie des ensembles et par conséquent de l'arithmétique. Ces liens structurels entre objets ne semblent pas fondamentalement analysés dans les mathématiques où les espaces contiennent très souvent des objets homogènes et non une cohabitation d'objets hétérogènes structurellement distincts de par une propriété fondamentale. Le règne des lois applicables aux objets génériques convient très bien à l'analyse (quoique dans les équations différentielles des fonctions de plusieurs variables, on sache bien que la ou les fonctions sont souvent inutiles ou impossibles à connaître et que l'on préfère connaître les propriétés de certaines familles de solutions) mais pas aux ensembles discrets. Le fait de remettre en perspective dans les mathématiques un autre mode de représentation des problèmes singuliers pourraient ouvrir d'autres portes à la recherche future.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Mathématiques]][[Catégorie:2004]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Th%C3%A9orie_versus_mod%C3%A9lisation</id>
		<title>Théorie versus modélisation</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Th%C3%A9orie_versus_mod%C3%A9lisation"/>
				<updated>2009-05-21T10:27:59Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Il faut le reconnaître, nous avons franchi, depuis quelques décennies, un pas important dans l'histoire des sciences, sans que ce pas ne soit finalement jaugé à sa juste valeur du point de vue théorique. L'apport de l'ordinateur et plus généralement des langages de programmation objet&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. par exemple, le [http://www.research.att.com/~bs/homepage.html langage C++].&amp;lt;/ref&amp;gt; n'y est pas pour rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'ère de la simulation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous sommes passés d'une ère dans laquelle nous parvenions à mettre en équation des phénomènes physiques limités, simplifiés, à une ère dans laquelle nous pouvons ''simuler'' des phénomènes plus complexes sans avoir la possibilité d'exprimer la totalité des lois physiques sous-jacentes (à supposer qu'elles soient formulables).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette transformation dans l'approche est extrêmement importante dans la mesure où il apparaît maintenant que nous puissions recomposer, par la modélisation informatique, par une modélisation très ''opérationnelle'', des problèmes que nos outils mathématiques et physiques sont incapables de mettre en équation en raison de leur complexité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi en est-il de problèmes de diverses catégories incluant la plupart du temps de nombreux micro-systèmes inter-connectés entre eux par des lois basiques et provoquant des effets macroscopiques insoupçonnés mais observables par le biais de la modélisation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Différences et complémentarités ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette approche par la modélisation peut être vue comme complémentaire de l'approche théorique, plus longue et plus complexe, plus abstraite aussi. Il n'en reste pas moins que ces deux approches sont souvent vues comme étant concurrentes, cela uniquement parce la modélisation est considérée comme moins sérieuse que la théorie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certes, cette appréciation mérite qu'on s'y arrête. Avec une théorie physique par exemple, on connaît ''a priori'' le comportement d'un système dont les principes de base restent dans le domaine d'application de cette théorie. Cela concerne souvent les systèmes simples dans lesquels on joue avec les parties négligeables des équations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l'approche par modèle, on procède ''a posteriori'', c'est-à-dire que l'on modélise à partir des observations et en tentant de reproduire le comportement issu de l'observation. Cela ne veut pas dire ne pas inclure dans la modélisation des lois de la physique si elles sont nécessaires. En revanche, la place réservée à l'utilisation de ces lois est souvent ''microscopique''. En effet, le modèle gérera très souvent la partie complexe du problème (notamment au travers de la gestion de l'hétérogénéité des objets manipulés par exemple) tandis que les lois vont s'appliquer sur les relations entre objets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait prendre un exemple simple issu de la recherche sur le fonctionnement du cerveau. Les approches d'intelligence artificielle à partir de réseaux de neurones montrent que, théoriquement, la stabilisation d'un réseau neuronal est impossible ''a priori''&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. les algorithmes de rétro propagation qui ne se stabilisent pas dans des exemples très simples de réseaux.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Si l'on se pose la question, non au point de vue de la théorie globale mais au point de vue d'un modèle du cerveau, la non stabilisation (non convergence) des algorithmes peut apparaître comme un phénomène secondaire. En effet, le cerveau physique utilise un certain nombre de régulateurs pour rectifier le fonctionnement de groupes de neurones en charge par exemple de la synthèse d'hormones (hypophyse et épiphyse). Si l'on envisage une approche par modèle, on construira un modèle du cerveau qui reproduira la fonction de synthèse d'une hormone (sans descendre au niveau microscopique des neurones impliqués dans cette tâche) surveillée par une autre fonction de régulation. Dès lors, chacune de ces «briques» de la modélisation peut contenir certaines lois biologiques qui peuvent parvenir à une bonne approximation du mode de fonctionnement de la fonction étudiée sans pour autant exhiber une loi générale du fonctionnement d'un très grand nombre de «neurones mathématiques» inter-connectés les uns avec les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Problèmes généraux de l'approche par modèles ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'approche par modèles pose d'abord un problème de fond qui est que l'on peut à la fois ''approximer le comportement dynamique'' d'un système complexe, cela même avec une certaine finesse dans le détail, sans pour autant parvenir à en tirer des lois qui peuvent permettre de ''comprendre'' les mécanismes internes du problème. Car le modèle ne crée pas de loi, même s'il est capable d'incorporer des lois se situant à des échelles inférieures.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Philosophiquement, le modèle est donc, au mieux, ''une représentation dynamique d'un système''. En ce sens, il permet de «jouer» avec un système sans pour autant reproduire les conditions parfois difficiles voire impossibles de l'expérimentation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le modèle pourrait donc être placé dans le champ de ''l'expérimentation virtuelle'', malgré le fait que cette classification ne représente que partiellement ses avantages.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre problème du modèle est qu'il cache souvent dans sa conception une lecture du problème qui n'est pas sans induire la disparition de certaines variables des lois sous-jacentes&amp;lt;ref&amp;gt;Lois pouvant être complexes comme des systèmes d'équations aux dérivées partielles.&amp;lt;/ref&amp;gt; - si tant est qu'elles puissent être exprimées - au profit de la modélisation. En ce sens, le modèle passe de la représentation à l'interprétation du phénomène modélisé, et par conséquent peut nuire à la lisibilité complète d'une théorie sous-jacente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La force de la théorie est beaucoup plus importante : elle possède un domaine d'application clairement énoncé et des propriétés du système a priori. Le modèle, lui, n'est qu'une approximation d'un problème complexe qui peut brouiller la découverte de la loi elle-même en raison des hypothèses inhérentes à la construction de ce modèle. Il possède d'autre part un côté évanescent qui fait que l'on ne peut investir durablement sur un modèle et qu'il doit être changé relativement souvent tant que les lois qui le régissent n'ont pas été exhibées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le modèle est donc conceptualisation de système, représentation de système mais n'est pas compréhension de ce système.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Avantages de l'approche par modélisation ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des grands avantages de la modélisation est qu'elle permet de prévoir le comportement d'un système réel pour peu que le modèle soit réalisé à partir de ce système réel bien connu. Le modèle peut aussi être adapté à des systèmes réels voisins moyennant un certain ''tuning''. Le modèle est donc très souvent ''source de résultats''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faut néanmoins se méfier de ces résultats qui, s'ils sont vitaux dans certains cas précis (modélisation du vol d'un avion par exemple), peuvent avoir la saveur d'une démonstration sans en être une, et cacher des vices de conception très importants. Le modèle est donc souvent très utile dans l'industrie mais pose certains problèmes théoriques en recherche.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre avantage du modèle est de vouloir s'attaquer à des problèmes complexes et notamment à envisager des solutions de modélisation de problèmes ''dépendant de l'échelle'' à laquelle on les regarde. En effet, un grand nombre de problèmes complexes sont impossibles à mettre en équations du fait même de la complexité du système et du grand nombre d'interactions entre les éléments de ce système. Dans ce cas, le modèle peut permettre de faire des expériences à plusieurs échelles pour voir si, par hasard, quelque loi dépendante de l'échelle ne s'illustrerait pas de ces diverses expériences virtuelles&amp;lt;ref&amp;gt;Des lois exhibant des objets fractals par exemple.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce cadre de l'expérimentation, le modèle peut être ''mesuré'', évalué suivant certains critères, jaugé avec des nombres dont l'obtention d'après des expériences de laboratoire pourraient être très complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce cadre, force est de constater que la modélisation a cette force sur la théorie : pouvoir tenter des expériences sans payer le prix d'onéreux dispositifs expérimentaux (quoique la puissance de calcul nécessaire à ces expériences coûte elle aussi souvent de belles sommes d'argent).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vers une approche duale ? ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'approche duale, pour toutes les recherches sur les systèmes complexes où des lois d'interaction sont connues pour deux parties du système prise séparément, semble donc avoir beaucoup d'avantages : à la fois, on continue à rechercher une loi qui pourrait permettre d'avoir des connaissances ''a priori'' de ce genre de système, et en même temps on malmène le système au moyen du modèle pour voir, premièrement si le modèle couvre l'intégralité des cas connus de comportements du système, et deuxièmement comment ce dernier se comporte dans des cas aux limites dans lesquels des indications sur une loi plus globale pourraient être glanées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On constate cependant souvent, que ce soit au niveau de l'industrie ou au niveau de la recherche, un désintérêt pour l'une ou l'autre des approches. Historiquement, la recherche est plutôt orientée vers les lois et l'industrie vers les modèles. Les deux approches sont insuffisantes car elles donnent lieu respectivement à deux travers : la recherche trop lointaine de l'innovation car incapable de s'attaquer à des problèmes trop complexes pour être mis en équations ; et l'industrie trop terre à terre pour ne pas chercher à exhiber des lois de multiples modèles réécrits un grand nombre de fois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les évolutions récentes de la recherche montrent une tendance inverse qui, si elle est réelle, est relativement inquiétante. La recherche use de plus en plus des modèles sur un mode industriel, sans doute convaincue que s'attaquer à des problèmes complexes signifie un abandon de cette volonté de rechercher des lois générales. Par ce simple effet mécanique, on pourrait se demander qui va, dans le futur rechercher ces fameuses lois si les modèles sont utilisés d'une façon purement industrielle, c'est-à-dire de façon à obtenir des chiffres ''pour publier des articles''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouvera aussi dans ce domaine la contrepartie d'une segmentation forte de la recherche qui induit que, pour s'intéresser aux phénomènes complexes, il faille avoir l'esprit suffisamment ouvert pour pouvoir considérer l'apport des domaines parallèles. Quand regarder à côté devient trop complexe, l'approche par modélisation apparaît la plus simple, la plus immédiate, la plus ''rentable'' mais la moins utile pour la science.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'approche par modèles pourrait bien inhiber un certain nombre de domaines de la science moderne, car ces outils, loin d'être utilisés par la science pour trouver de nouvelles lois, permettent de générer de l'activité avec comme alibi l'étude des systèmes complexes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le modèle est un outil puissant mais c'est un outil post-expérimentation et préscientifique même si l'inclusion de lois scientifiques en son sein est présente. Il ne faudrait pas que dans les décennies à venir, le modèle soit le grand cheval de bataille de la recherche et détourne la recherche de sa dimension de recherche de lois et opère une confusion entre ''simuler et comprendre''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Philosophie]][[Catégorie:2005]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Poincar%C3%A9_et_l%27intuitionnisme</id>
		<title>Poincaré et l'intuitionnisme</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Poincar%C3%A9_et_l%27intuitionnisme"/>
				<updated>2009-05-21T10:21:57Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Poincaré, philosophe et mathématicien français, participa au début du XXème siècle au grand débat sur l'intuitionnisme issu du débat sur les fondations des mathématiques. Depuis la fin du XIXème, Russel, mathématicien anglais, et Hilbert, mathématicien allemand, viennent de publier deux traités, respectivement ''Les principes des mathématiques'' (1903) et ''Les fondements de la géométrie'' (1899). Tous les deux veulent remettre en cause l'intuitionnisme de Kant qui stipule entre autres que le temps et l'espace nous sont donnés comme des objets synthétiques ''a priori''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poincaré est un fervent défenseur de l'intuitionnisme, notamment au travers du principe d'induction, que l'on nomme de nos jours « récurrence ». Il est un des acteurs majeurs du débat qui porte autour des fondations des mathématiques et oppose les logiciens comme Couturat ou Russel (ayant des positions parfois différentes) et les mathématiciens dont plusieurs se frottent à la logique (Zermelo, Hilbert, entre autres) afin de savoir qu'est-ce qui, dans tous les modèles de fondation logique des mathématiques, est axiome et ce qui ne l'est pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le problème de la définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poincaré pose comme première question le problème de la définition versus l'axiome. Il tient absolument à différencier les deux concepts qui tiennent, fondamentalement, à des problèmes d'existence. Cette finesse de l'analyse est exceptionnelle à cette époque où les deux notions sont souvent confondues. Voilà ce qu'en substance, Poincaré explique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour lui, l'axiome est une hypothèse non démontrable, admise comme étant vraie, le plus souvent en liaison avec une intuition que nous avons des choses du monde. Le cas de la définition est tout à fait différent : la définition est posée comme un axiome mais elle a cela de différent avec l'axiome que l'on doit démontrer qu'elle n'est pas contradictoire avec les axiomes. La définition intervient donc en second lieu ''après'' l'axiomatique dans laquelle on travaille, et charge au logicien ou au mathématicien de démontrer qu'elle ne contredit pas les axiomes posés au préalable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En un sens, lorsqu'il est démontré que la définition n'est pas contradictoire avec l'axiomatique de base, la définition est jugée recevable ou acceptable, sachant que Poincaré admet que l'on puisse user de définitions qui, un jour peut-être, seront démontrées comme étant contradictoires avec l'axiomatique. Il n'y a donc pas dans la définition, ce caractère axiomatique : elle est un objet des mathématiques soumis aux lois des mathématiques et sa considération peut évoluer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce point montre que Poincaré est un esprit d'une force et d'une conviction exemplaire car ce dernier rappelle plusieurs points fondamentaux :&lt;br /&gt;
* que les mathématiques existent et qu'elles mènent à des résultats tangibles, bien que les fondations logiques de ces dernières soient et restent inachevées ou du moins fortement débattues ;&lt;br /&gt;
* que le rôle du mathématicien est de se méfier de certains objets logiques et de savoir user de son intuition pour ''douter'' de certains concepts, en particulier celui de l'infini ;&lt;br /&gt;
* que remettre en cause une hypothèse menant à une définition, si cette remise en cause est argumentée et licite (par exemple par la découverte d'un contre-exemple), est une occasion majeure pour un mathématicien de faire une grande découverte et de faire progresser la science.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce point de vue non affectif est tout à fait étonnant, notamment dans le cadre de l'étude du principe d'induction (voir plus bas), mais aussi dans le cadre de la théorie des transfinis cantoriens, théorie dont Poincaré doute au plus haut point.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette remise en situation de l'intuition au sein des fondements même des mathématiques et de la logique font de Poincaré quelqu'un d'assez exceptionnel à son époque dans la mesure où, contrairement à beaucoup d'autres mathématiciens et logiciens, il tente de montrer à la communauté scientifique comment l'intuition peut être présente dans la science ''dès ses prémisses''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce sens, le point de vue de Poincaré est éminemment kantien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Kant vu par Poincaré ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, la lecture de Kant par Poincaré est très teintée du point de vue mathématicien et finalement beaucoup moins du point de vue du philosophe, ce qui est loin d'être un reproche au mathématicien. Le distinguo est frappant quand Poincaré nous propose le raisonnement suivant : Kant s'est trompé à propos du temps et de l'espace et du fait qu'ils nous sont donnés comme des objets synthétiques ''a priori'' ; car, poursuit Poincaré, comment aurions-nous pu découvrir les géométries non euclidiennes si ne serait-ce que l'espace était une donnée synthétique ''a priori'' ? Nous aurions dû aboutir à un blocage dû au fait que l'espace dans lequel nous évoluons est ''a priori'' euclidien (ce qui resterait à débattre) et que nous ne pouvons concevoir un espace de nature différente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On sent, dans ce raisonnement par l'absurde, la patte du mathématicien. Kant peut néanmoins être lu autrement et il est étonnant que Poincaré se satisfasse d'une lecture dans laquelle il interprète le concept même d'«objet synthétique ''a priori''» d'une manière plus littérale qu'il ne le fait ensuite en parlant du principe d'induction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela est certainement dû au fait que Poincaré travaillait beaucoup dans les sciences physiques qui, à l'époque, commençaient de reconsidérer les notions d'espace et de temps. Ces deux notions, centre de la première partie de la ''Critique de la raison pure'', étant revisitées, on pourrait voir dans cette lecture de Poincaré une volonté de ne pas se laisser influencer trop par des lectures hâtives de Kant, et donc de forcer un peu le doute afon de permettre l'émergence des espaces non euclidiens en relativité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car, si l'on veut prendre la peine de lire Kant de manière moins littérale, lorsque ce dernier parle de d'« objet synthétique ''a priori'' », il nous parle de la ''subjectivité de la perception du temps et de l'espace partagée par tous les hommes'', ce qui est tout à fait différent de la façon qu'a Poincaré d'interpréter le concept. Poincaré a éludé, peut-être même volontairement, pour que la communauté scientifique de l'époque comprenne bien où allait la science, la dimension subjective. Kant nous dit seulement que la perception intuitive, la dimension immédiate du temps et de l'espace est donnée ''a priori'', mais non qu'on ne pourra jamais concevoir d'autres modalités spatiales ou temporelles. Le modèle proposé par Kant accepte la possibilité d'existence d'autres mathématiques, dans la mesure où l'intuition se manifestera d'une autre façon. Il est clair que les géométries riemanniennes ou hyperboliques sont tout de même relativement difficiles à appréhender autrement qu'en faisant des schémas ayant pour but de faire appel à l'intuition que nous avons de notre réalité euclidienne. C'est donc en comparant avec notre réalité que nous pouvons comprendre que d'autres géométries violant les postulats d'Euclide puisse exister.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D'une manière générale, il y a toujours chez Kant une forte composante psychologique, même si cette dernière se place dans l'espace abstrait des connaissances données à tous les humains de la planète. Kant a, en un sens, fondé la possibilité de la psychanalyse qui est tout ce qui n'est pas couvert par la ''Critique de la raison pure''. Pour en revenir à l'intuitionnisme, la perspective kantienne fonde véritablement l'intuitionnisme mathématique en proposant que quelque soient les modèles théoriques, notre intuition repose sur des analogies avec notre perception du réel.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poincaré a donc une lecture parfois contestable de Kant, même s'il reste fondamentalement kantien la plupart du temps et que sa défense du concept synthétique ''a priori'' est d'une fermeté exemplaire surtout au travers de son analyse du principe d'induction.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Poincaré et le principe d'induction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour Poincaré, le principe d'induction est le cœur du problème de fondation des mathématiques. Alors que certains logiciens et mathématiciens veulent le voir comme une définition, voire comme un théorème que l'on peut démontrer, Poincaré démonte systématiquement toute tentative de démonstration en montrant qu'un appel à l'intuition (et par conséquent pour lui à l'acceptation du principe d'induction) vient fausser la démonstration qui dès lors utilise dans son cheminement le résultat qu'elle a pour but de démontrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rappelons en quelques lignes le principe d'induction (autrement nommé récurrence) :&lt;br /&gt;
* considérons une série de proposition A&amp;lt;sub&amp;gt;n&amp;lt;/sub&amp;gt; pouvant chacune être vraie ou fausse ;&lt;br /&gt;
* prenons A&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt; et supposons qu'elle soit vraie ;&lt;br /&gt;
* pour un n&amp;amp;gt;0, si A&amp;lt;sub&amp;gt;n&amp;lt;/sub&amp;gt; est vraie implique A&amp;lt;sub&amp;gt;n+1&amp;lt;/sub&amp;gt; est vraie, alors pour tout n, A&amp;lt;sub&amp;gt;n&amp;lt;/sub&amp;gt; est vrai.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poincaré, aux environs de 1905, pointe le principe d'induction comme étant le lieu de prédilection où l'intuition s'exprime ''dans les fondements même des mathématiques''. Il démontre que donner ce principe pour définir les entiers est une tautologie (les entiers étant indexés sur eux-mêmes&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[De la structuration de l'ensemble des entiers naturels]].&amp;lt;/ref&amp;gt;). Dans les commentaires qu'il fait des ouvrages de Russel, de Hilbert, de Peano, de Zermelo et de Couturat, Poincaré montre qu'on ne peut démontrer le principe d'induction, que ce principe n'est pas une définition car on ne peut pas montrer qu'il est non contradictoire avec toute axiomatique logique, et propose qu'il soit considéré comme l'axiome par excellence dans lequel le raisonnement en tant qu'il est intuitif est présent dans les fondations des mathématiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa position est étonnante de finesse car il ne va pas jusqu'à admettre l'existence d'objets transfinis de type &amp;amp;alpha;&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt; = card &amp;amp;alefsym;. Il indique même qu'il appartient à l'intuition de chacun de savoir si ces symboles relatifs à la caractérisation de l'infini sont acceptables ou non.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'époque, que ce soit Couturat, Russel ou même Zermelo, des tentatives multiples de démonstrations de ce principe d'induction se succèdent afin de ''fonder'' les mathématiques sur la logique. Poincaré va jusqu'à ironiser sur le caractère toujours incomplet et insatisfaisant des modèles logiques axiomatique même s'il reconnaît à la plupart des auteurs, Russel le premier, de très grandes avancées dans le domaine. Il considère que d'une certaine façon, le problème se mord toujours un peu la queue et que le fait de vouloir supprimer le paramètre intuitif de la logique est irrémédiablement voué à l'échec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous allons dans ce qui suit parler très brièvement de points de détail qui pourraient permettre une évolution de la vision du problème, au travers notamment du fait que Poincaré fait parfois lui aussi quelques raccourcis faciles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Du syllogisme comme élément structurant ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La première chose que l'on peut dire est que Poincaré se fait l'écho du «stérile enchaînement de syllogismes» que l'on peut attendre de l'application du principe d'induction basé sur des axiomes en nombre limité. Cette conception montre le problème que les mathématiciens du début du siècle se posaient  quant à la possibilité de découvrir « automatiquement » des théorèmes basés sur l'application de ce principe d'induction à toutes les combinaisons des axiomes. Poincaré fait à ce moment une approximation dans son raisonnement, approximation qui est corroborée par la vision qu'ont les mathématiciens de l'époque comme quoi le langage naturel est moins puissant que le formalisme mathématique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'approximation est la suivante : Poincaré soutient que le langage naturel est moins puissant et plus flou que le formalisme mathématique. Qu'il soit plus flou est une constatation générale qui paraît peu discutable (encore qu'on pourrait disserter sur les ensembles de Cantor et leur vraie ''sémantique'' en tant qu'objets. Qu'il soit moins puissant est beaucoup plus discutable comme nous allons le voir dans le syllogisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car le syllogisme n'est pas seulement une forme logique qui conduit à des tautologies. Le syllogisme a aussi un rôle de structuration de la connaissance même si ce rôle est un rôle vague dans la mesure où il ne différencie pas le fait d'«être un cas particulier de» du fait d'«être contenu dans». Il y a donc intuition aussi dans le choix des membres du syllogisme, ce qui remet en cause la vision selon laquelle les syllogismes peuvent être générés automatiquement suivant des axiomes. Le syllogisme est représentation. Lorsque qu'on écrit :&lt;br /&gt;
* A&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt; est vrai ;&lt;br /&gt;
* or A&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt; est un cas particulier de A&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt; ;&lt;br /&gt;
* alors A&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt; est vrai,&amp;lt;BR&amp;gt;&lt;br /&gt;
on ne peut pas tisser de relation ensembliste classique entre A&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt; et A&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt;. On sait seulement que A&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt; ''est un'' A&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt;. Le syllogisme exhibe donc une structure des objets que l'on ne trouve pas dans la notation mathématique&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[Arithmétique et nature des objets]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La notion d'infini ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La deuxième chose est relative à la notion de l'infini qui est sous-entendue dans le principe d'induction &amp;lt;ref&amp;gt;Cantor deviendra fou suite à ses travaux sur le transfinis.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce principe, en lui-même, ne contient pas de notion d'infini, même si, ''par intuition'', on peut imaginer ce que signifie «&amp;amp;forall; n» et envisager une répétition infinie des étapes. Quelque part, ce principe, aussi appelé récurrence, ne fait que de légitimer une démarche intuitive pas à pas. Pourtant, de nombreux mathématiciens y voient un moyen commode de définir l'ensemble des entiers naturels, ce qui est absurde. Plus que cela, ce principe s'est chargé avec les décennies d'une vision de l'infini.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, considérons la suite : U&amp;lt;sub&amp;gt;n&amp;lt;/sub&amp;gt; = n cela pour tout n entier naturel. On écrira : U&amp;lt;sub&amp;gt;n&amp;lt;/sub&amp;gt; &amp;amp;rarr; &amp;amp;infin; et on le démontrera par récurrence en réussissant à trouver pour tout entier k un entier k+1 supérieur et appartenant à la suite U. Il y a là utilisation erronée du principe d'induction, extrapolation due, spécialement à l'introduction du symbole «&amp;amp;infin;»&amp;lt;ref&amp;gt;Attribué à John Wallis en 1656.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poincaré, sur ce point, parle du théorème de Bernstein et de sa démonstration par récurrence. Il insiste sur le problème de fond de généralisation du cas d'ensembles de cardinaux fini au cas d'ensembles de cardinaux infinis. Cette généralisation n'est pour lui que le fruit d'une intuition qui peut être ou pas ressentie par tout mathématicien. Poincaré pensera toujours à la possibilité d'éliminer la notion d'infini de notre représentation mathématique. Disons qu'avoir cette représentation possède des avantages indéniables, mais qu'il faut savoir que dans le cas de l'arithmétique (qui est sur l'infini très différent de celui de l'analyse où intégrer des fonctions sur des intervalles infinis est souvent très commode), Poincaré note que cet usage de l'intuition de l'infini peut se révéler dangereux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nature et existence des objets et sens des symboles de relations ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette partie là est finalement au cœur du problème de la logique, des fondations des mathématiques et même d'une certaine façon de l'analyse scientifique du monde. Mon but est ici de ne donner que quelques pistes suite à l'exposé du contexte intuitionniste dans lequel Poincaré a travaillé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poincaré insiste sur la notion d'existence qui est finalement un des problèmes fondamentaux de la logique. Pour raisonner logiquement, nous dit-il, il faut s'assurer ou admettre que l'objet que l'on manipule ''existe''. Cela est fondamental, autant pour les mathématiques que pour la philosophie. Poincaré indique ironiquement que raisonner sur des objets qui n'existent pas peut mener à des résultats faux, ce qui n'est pas très grave, mais aussi vrais, ce qui l'est beaucoup plus. Car, en se basant sur des objets qui n'existent pas, on peut tout démontrer et son contraire&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [(Le concept creux]].&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le point qu'à mon avis négligent souvent les mathématiciens  et les logiciens est le moyen de ''typer les objets selon leur nature'' et de constituer des problèmes avec une hétérogénéité de types d'objets (on pourrait alors parler de complexité au sens philosophique). Car, comme Poincaré le disait au début du siècle, et je crois que cette position était unanimement partagée entre les scientifiques, il est souvent admis que l'objet ne peut être appréhendé qu'au travers de ses relations avec les autres objets. Cela peut nous rappeler l'optique de la phénoménologie de Husserl, contemporaine avec la controverse intuitionniste, pour laquelle Poincaré avait des doutes formels quant à l'approche externe des objets étudiés, dus probablement au fait qu'en tant que mathématicien féru de physique, il voyait en l'approche phénoménologique un manque de ''conceptualisation des relations'' entre phénomènes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n'en reste pas moins que le typage des objets mathématiques est encore exprimé en mathématiques par des propriétés respectées par un sous-ensemble des objets étudiés. Nous sommes donc face à un problème de référentiel. Considérons l'ensemble A contenant a&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt;, a&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt; et a&amp;lt;sub&amp;gt;3&amp;lt;/sub&amp;gt;. Si a&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt; vérifie une propriété P que ne vérifient pas les autres éléments de A, on définira l'ensemble B composé des éléments de A tels que P soit vérifiée, B étant limité au singleton a&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt;. Donc, au lieu de typer l'objet a&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt; différent des autres éléments de A, on construit une entité B, sous-ensemble de A, ce qui est tout à fait différent dans l'approche. On ne caractérise a&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt; que par rapport à B ou par rapport à A et P, mais non par rapport à un attribut structurel de a&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt;. On dérive immédiatement dans la théorie des ensembles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette optique de conceptualisation induit automatiquement un problème de référentiel mais aussi une intervention prédominante de la théorie des ensembles. Or, un des problèmes de la logique qui devait fonder les mathématiques au début de siècle était relatif à la notion de «classe» donc d'ensembles et aussi à la notion de «classes de classes» qui est elle beaucoup plus vague lorsque l'on type les objets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car, si l'on reprend notre exemple d'avant , lorsqu'on écrit que a&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt; &amp;amp;isin; A, est-ce la même chose que de dire a&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt; &amp;amp;isin; A ? Le symbole «&amp;amp;isin;» peut avoir dans ces deux propositions un sens différent du fait que a&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt; &amp;amp;isin; B et non a&amp;lt;sub&amp;gt;2&amp;lt;/sub&amp;gt;. En d'autres termes, s'intéresser au typage des objets implique s'intéresser au ''typage des relations''. Il s'agit en quelque sorte de construire des structures d'objets qui vont au delà de la notion passe-partout classique d'ensemble et d'appartenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme dernier exemple et pour étendre l'exemple exposé ci-dessus, nous considérerons P(A), l'ensemble des parties de A, un ensemble d'ensemble. On écrit B &amp;amp;isin; p(A). Là encore le symbole «&amp;amp;isin;» n'a pas la même signification que dans la proposition a&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt; &amp;amp;isin; B, car les objets ne sont pas de même nature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si l'on combine ces incertitudes sur la nature des objets et des relations entre objets, sur la représentation mathématique de ces notions avec les problèmes d'existence d'objets incongrus (comme les transfinis), nous pourrions ironiquement, en paraphrasant Russel, nous demander ce qu'il reste des mathématiques. Bien entendu, à l'instar d'un Poincaré, le but n'est pas de viser à ré-écrire l'ensemble des mathématiques, mais à attirer l'attention sur un modèle de notation qui, a la base, pose des problèmes de type&amp;lt;ref&amp;gt;Par ailleurs résolus en informatique au travers des langages de programmation orientés objet.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Ce modèle pourrait être vu comme étant hérité de la certitude que le langage mathématique est plus puissant que le langage courant ce qui dans le cas de la théorie des ensembles ou de la logique est tout à fait contestable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poincaré a toujours été intuitionniste et a toujours pensé qu'une machine théorique aurait bien du mal à démontrer automatiquement des théorèmes, ne serait-ce que parce que ces derniers ont besoin de définitions et que ces définitions sont le fruit d'une réflexion intuitive sur les objets qui gagnent à être étudiés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Poincaré était un modèle de doute et son ouverture aux autres sciences et son humour en font un des personnages les plus respectables de l'histoire des sciences.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Mathématiques]][[Catégorie:2005]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Le_blasph%C3%A8me_cultiv%C3%A9</id>
		<title>Le blasphème cultivé</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Le_blasph%C3%A8me_cultiv%C3%A9"/>
				<updated>2009-05-21T09:38:52Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: Nouvelle page : Nous sommes tous plus ou moins incrustés de religion catholique ou de ses restes. Plutôt que de critiquer bêtement les rites religieux ou l'organisation religieuse, la plupart des...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Nous sommes tous plus ou moins incrustés de religion catholique ou de ses restes. Plutôt que de critiquer bêtement les rites religieux ou l'organisation religieuse, la plupart des gens devraient s'interroger sur les principes qu'en toute bonne foi (jeu de mots !), ils déroulent quotidiennement en pensant être de parfaits athées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceci peut être vu par un comportement peu inventif voire discipliné, et la propension à fonder des familles comme il faut, en respectant les rôles traditionnels dévolus à chaque sexe depuis toujours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ainsi, si la représentation qu'ils ont d'eux a changé par rapport à celle que leurs ancêtres avaient d'eux-mêmes, la société a elle-même peu évolué, sans parvenir même à se reconnaître dans ce qu'elle est devenue, ce qu'elle est réellement aujourd'hui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les multiples couches d'illusions qui se sont sédimentées sur cet héritage catholique, on compte, notamment le communisme et depuis peu l'altermondialisme, deux doctrines ayant poussé sur le terreau laissé fertile par les principes catholiques de culpabilité. De la même façon, notre société est modelée par des écoles issues de ces courants, par des mouvements visant à représenter notre société suivant les cadres définis par ces théories obsolètes ou faussement novatrices.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il faudrait une fois pour toutes s'attaquer aux représentations erronées de la société, et c'est ce que ce site a pour vocation de faire. En deux mots : ''faire douter'', faire douter sur les certitudes et faire douter sur les erreurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pourquoi je préconise l'usage du blasphème généralisé comme d'une arme de guerre contre les fausses représentations. Mais attention : par blasphème, j'entends un jeu ironique sur la nature même des croyances, des certitudes, des principes qui sous-tendent ces mondes de l'esprit, ces mondes obsolètes, blasphème politique, religieux, social. Car ''le blasphème met en lumière le tabou''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le '''blasphème cultivé''' m'apparaît donc comme un embryon d'arme absolue pour créer le doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Manifeste]][[Catégorie:2002]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Pamphlet_pour_une_esth%C3%A9tique_de_la_vie</id>
		<title>Pamphlet pour une esthétique de la vie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Pamphlet_pour_une_esth%C3%A9tique_de_la_vie"/>
				<updated>2009-05-21T09:36:12Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: Nouvelle page : Par la présente, je déclare être adepte d'une esthétique de la vie au travers des dimensions qui vont suivre.  == L'esthétique de l'Art ==  Apprécier l'Art au quotidien, penser...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Par la présente, je déclare être adepte d'une esthétique de la vie au travers des dimensions qui vont suivre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'esthétique de l'Art ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apprécier l'Art au quotidien, penser avec Art, faire des parallèles avec l'Art, des comparaisons, jouir de discussions passionnées sur l'Art, ne pas éprouver de limites dans les genres ou les formes d'Art, découvrir sans arrêt l'Art, savourer le moment artistique dans ses saveurs subtiles, différentes et sublimes, réaliser que l'Art est une école de modestie, d'éducation et de découverte de soi au travers des oeuvres des autres, faire de l'Art un compagnon quotidien, un référentiel permanent, une certaine idée du sublime et de la perspective de soi au sein du monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'esthétique du travail ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ne pas faire les choses à moitié, s'engager, risquer, se mettre en porte-à-faux, jouer dans le domaine professionnel, avoir de la déontologie même si les autres n'en ont pas, savoir que l'on peut toujours et doit toujours progresser, comprendre ses clients sans les mépriser, savoir partir en cas de désaccord majeur avec la direction, s'octroyer le droit de donner son avis quelque soient les conditions et les interlocuteurs mais avec les formes, critiquer de manière argumentée et se laisser critiquer de manière argumentée, tenter de convaincre encore et toujours, sourire, assumer ses décisions et ses responsabilités, apprendre des autres et apprendre aux autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'esthétique de la chair ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apprécier sur un large spectre les plaisirs de la chair, ne pas boire du vin médiocre mais du bon vin en moins grande quantité et moins souvent, s'arroger le droit de faire de midi un moment d'échange hors du monde professionnel, ne pas hésiter à goûter, à tenter, à découvrir, à éduquer son palais, inventer, participiter, être toujours disponible pour faire la fête et faire en sorte que les conditions matérielles de cette dernière soient optimales, avoir quand il faut une science pour le détail et le bon goût, savoir recevoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'esthétique de la relation avec les autres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etre franc même si peu de gens le sont, avoir le courage de rompre une relation lorsque celle-ci ne va pas dans la direction souhaitée, accepter de même des autres, accepter les autres comme ils sont et non comme nous voudrions qu'ils soient, regarder les gens en face sans trop découvrir ses pensées dans son regard lorsque cela n'est pas nécessaire, apprendre à découvrir les autres, apprendre des autres, apprendre aux autres, faire attention aux autres sans pour autant les protéger d'un cocon illusoire, les provoquer quand il le faut, agir avec humour et discernement, user de l'ironie bien oubliée aujourd'hui pour montrer des choses désagréables, aimer les gens a priori, aimer avec passion, fuir la haine stérile, pardonner, bondir dans les relations lorsque celles-ci paraissent fabuleuses quelles que soient les conséquences, agir passionnément, sans regret et sans complexe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'esthétique du jeu ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Respecter son adversaire que l'on soit vainqueur ou vaincu, avoir un honneur et un fair-play dans le jeu, miser gros et accepter de perdre gros, accepter le duel en face à face à armes égales, apprécier un adversaire à sa juste mesure, aimer la joute pour le plaisir de jouter et non seulement pour le plaisir de gagner, ne pas tout sacrifier au jeu, être joueur et gentleman à la fois, apprécier ses succès pour ce qu'ils sont et non dans la mise à mort de l'autre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== L'esthétique de l'artiste ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Créer encore et toujours, beaucoup, de tout, du bon et du mauvais, cristalliser sous toutes les formes possibles chaque élan de sa sensibilité ou de son esprit, cultiver le muscle de la création, cultiver la critique en tant qu'artiste pour des raisons de revendications de choix esthétiques, développer sa sensibilité autant que son intellect, faire du prosélytisme, s'émerveiller devant les oeuvres qui nous touchent et que nous ne pourrons jamais créer, rester modeste, toujours regarder vers l'avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fait à Nice, le 5 novembre de l'an de grâce 2002.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
1001nuits&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Manifeste]][[Catégorie:2002]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=A_propos_d%27Hokuto_No_Ken</id>
		<title>A propos d'Hokuto No Ken</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=A_propos_d%27Hokuto_No_Ken"/>
				<updated>2009-05-21T09:31:49Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: Nouvelle page : &amp;lt;P align=&amp;quot;center&amp;quot;&amp;gt;[[Image:Ken.gif]]&amp;lt;/P&amp;gt;  Je tiens à insister sur la grande portée philosophique du manga Hokuto no Ken et à ainsi contrer les attaques viles et mesquines de ceux q...&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;P align=&amp;quot;center&amp;quot;&amp;gt;[[Image:Ken.gif]]&amp;lt;/P&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je tiens à insister sur la grande portée philosophique du manga Hokuto no Ken et à ainsi contrer les attaques viles et mesquines de ceux qui n'y voient qu'un déchaînement de barbarie et de violence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ken, par le peu de mots qu'il prononce, par sa préoccupation de justice et de vengeance, est l'archétype du héros métaphysique en lutte contre le mal. Dans un monde totalement ravagé, il est le bras vengeur d'une certaine spiritualité et d'un retour au principe de défense des pauvres contre les barbares. Car, étant de loin supérieur aux autres en bestialité pure, il n'en a pas moins un coeur de moineau dans lequel transparaissent les sentiments d'un nouveau Christ.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a d'ailleurs avec Jésus d'autres points communs : les stigmates de ses sept cicatrices, des apôtres qui le suivent dans sa pacification du monde par l'éradication des mauvais très méchants, un chemin de croix qui va le mener à affronter l'essence de l'école Nando dans un duel sans merci. Il est vrai que Tetsuo Hara, afin de donner une variation sur la passion du Christ, a opté parfois pour des principes diamétralement opposés. Ainsi « tendre l'autre joue » devient chez Ken frapper plus fort que l'autre. Quel renouveau du mythe, quel profondeur dans la vision métaphysique de la bestialité inhérente à l'homme, quelle transcendance ébauchée chez cet être solitaire aux préoccupations très éloignées des autres hommes et à la sagesse de prophète.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Définitivement, je ne vois pas pourquoi les enfants de cinq ans ne pourraient voir Ken en train de faire exploser les têtes des méchants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Manifeste]][[Catégorie:2003]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=La_paix_sociale_selon_Henri_IV</id>
		<title>La paix sociale selon Henri IV</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=La_paix_sociale_selon_Henri_IV"/>
				<updated>2009-05-21T09:26:33Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Cet édit célèbre fait référence à la fameuse nuit de la Saint-Barthélémy.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;font color=&amp;quot;blue&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;'''Edit de Nantes . 30 avril 1598'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;'''I.'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que la mémoire de toutes choses passées d'une part et d'autre, depuis le commencement du mois de mars 1595, jusqu'à notre avènement à la couronne, et durant les autres troubles précédents, et à leur occasion, demeurera éteinte et assoupie, comme de chose non advenue.Et ne sera loisible ni permis à nos procureurs Généraux ni autres personnes quelconques, publiques ni privées, en quelques temps, ni pour quelque occasion que ce soit, ni faire mention, privés ou poursuite en aucune Cour ou juridiction que ce soit&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;center&amp;gt;'''II.'''&amp;lt;/center&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Défendons à tous nos sujets, de quelque état et qualité qu'ils soient, d'en renouveler la mémoire, s'attaquer, ressentir, injurier, ni provoquer l'un l'autre, par reproche de ce qui s'est passé, pour quelque cause et prétexte que ce soit, en disputer, contester, quereller, ni s'outrager de fait ou de parole : Mais se contenir et vivre paisiblement ensemble comme frères, amis et concitoyens, sur peine aux contrevenants d'être punis comme infracteurs de Paix et perturbateurs du repos public.&amp;lt;/font&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Même en n'étant pas royaliste, force est de reconnaître que notre société actuelle n'est plus capable d'une telle sagesse. Malheureusement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce à quoi je rajouterai : laissons les historiens faire leur travail, mais ne prétextons pas des relectures du passé, sous les formes les plus diverses, pour attiser des haines actuelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Manifeste]][[Catégorie:2006]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=A_propos_de_Michel_Foucault</id>
		<title>A propos de Michel Foucault</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=A_propos_de_Michel_Foucault"/>
				<updated>2009-05-20T21:18:08Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: /* Conclusion */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Foucault et le passé mort ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Foucault, dans son approche phénoménologique des choses, en héritier de phénoménologues comme Heidegger ou Sartre, considère l'écriture sur le passé comme conditionnée au fait que ''le passé est mort''. Cette mort du passé lui attribue, selon ses propres dires le rôle d'un « médecin » de l'histoire, d'un « diagnosticien » ; je dirais plutôt que sa démarche est celle d'un ''médecin légiste du passé''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette démarche, si elle est respectable et trouve tout son sens dans les doctrines de pensée des années 60 françaises et dans l'héritage de la phénoménologie, n'est jamais remise en cause formellement par les instances intellectuelles françaises. Pourquoi ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourrait déjà se poser la question du pourquoi remettre en cause une démarche qui semble apporter à l'ensemble de l'intelligentsia française des satisfactions qui peuvent laisser perplexe. Foucault construit les racines d'une rébellion structurelle froide et nécessaire, d'une critique généralisée que l'on pourrait qualifier schématiquement de prétentieuse, d'une analyse des choses mortes au travers du regard de l'homme du XXème siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, on peut chercher en vain dans les années 60 des explications convaincantes aux grands problèmes de la société. Quid de l'endoctrinement des régimes totalitaires durant la période de la Deuxième Guerre Mondiale et des massacres que l'on sait ? Quid du rôle des intellectuels dans la protection bienveillante du modèle communiste envers et contre tous les messages incessants de communistes convaincus revenant d'Union Soviétique parfaitement horrifiés, cela depuis les années 20 ? Quid de la vision sociale de 1968 et de la reconversion morale des partisans de cette révolte ouvrière et estudiantine dans les années 70 et 80 ? Quid de l'héritage atroce de la Première Guerre Mondiale et de la modification de cet événement sur la texture de la société actuelle ? Quid de l'absence de philosophes et de courants philosophiques majeurs, aujourd'hui, quarante ans plus tard ? Comment peut-on louer des penseurs qui n'ont traité d'aucune de ces questions et qui, pis, semblent avoir pris soin de les éviter précautionneusement ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Toutes ces questions restent sans réponse et l'approche de philosophes comme Foucault n'y est pas étrangère. Foucault étudie le passé comme un objet mort ? Mais ''le passé est-il vraiment mort'' ? Il est suffisant et très prétentieux d'aborder les choses avec un tel degré de certitude. Le passé est tissé en chacun d'entre nous, un passé personnel sur fond de passé collectif. Ce passé collectif nous modèle comme Jung le décrivit justement avec sa notion d' ''inconscient collectif''. Pourquoi se convaincre que le passé est mort et peut-être autopsié par l'homme du XXème siècle, autopsie faite selon ses critères d'analyse et avec son regard d'homme du XXème justement ? Comment ne pas se méfier de l'erreur d'interprétation d'une telle démarche alors que Bloch notait déjà, dans la première moitié du XXème, le champ de mines qu'est l'analyse de l'histoire si les faits du passé sont vus par l'homme moderne et ses jugements, sans remise en perspective ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a donc bien une position alternative à celle de Foucault, position qui déclare que le passé est toujours vivant, que, par exemple, la Révolution Française vit toujours quelque part en chaque français, Foucault le premier. Si ce passé est vivant en nous, la tentation du contre-sens doit être évitée, car la lecture de ce passé est liée à la lecture de notre inconscient. On ne peut pas étudier le passé uniquement par rapport à lui-même, cela ne veut rien dire. Nous sommes acteur dans cet étude, tout comme l'est chaque esprit interprétant dans les sciences humaines. Il est donc nécessaire de le faire revivre par l'écrit, par le travail de l'historien qui balise une époque en tentant de saisir ce en quoi l'homme d'alors était différent de l'homme de maintenant, historien soumis lui aussi au risque du contre-sens et de la manipulation, mais plus habitué à ce risque inhérent à sa profession.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, la position de Foucault ''généralise le contre-sens'', dogmatise le contre-sens en déclarant que le passé est étudié comme objet mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Premièrement, ce dernier se situe ''ex-nihilo'' de l'histoire de la France en analysant froidement avec son regard d'intellectuel français des années 60 des faits et des évolutions dont la construction ne se fit pas dans l'esprit qui était le sien ou celui de son époque, et dont le sens lui est donc ''a priori'' inaccessible, l'esprit humain n'étant pas une constante au fil des âges. Ce faisant, ''il juge le passé'' selon ses propres critères sans chercher à trouver en lui les traces humaines qui auraient fait de lui un véritable archéologue du savoir : le passé est instrumentalisé par rapport au présent. Foucault est prétentieux dans cette démarche car très narcissique dans cette sûreté de pouvoir analyser un objet qu'il considère comme abouti. Jamais il ne semble se poser la question de la légitimité de cette approche : il la postule comme licite d'emblée. Quelque part, il oublie qu'il n'est pas un témoin neutre et objectif, il oublie qu'il n'incarne pas l'objectivité parce qu'il est phénoménologue, il cache son narcissisme profond derrière une théorie qui est censée le rendre l'égal de Dieu&amp;lt;ref&amp;gt;Alors que même chez Husserl ou Heidegger, l'en-soi de l'objet reste souvent inaccessible à l'analyse phénoménologique.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourtant, des craquelures existent dans sa carapace et montrent une incohérence de positionnement assez étrange. Foucault éprouve le besoin de se positionner envers les courants de pensée de l'histoire de France, de choisir le classicisme contre le romantisme. On pourrait commencer à entrevoir dans cette démarche une quête d'identité très profonde, construite sur des questionnements envers ceux qui l'ont influencé, ou ceux à qui, justement, il en veut d'avoir spolié l'esprit français tel qu'il le considère. Comment peut-on à la fois se situer dans une tradition de pensée, penser à son rattachement à une école, et analyser le passé comme un ensemble d'objets morts, donc d'objets sans écho sur le présent ? Comment peut-on vouloir s'objectiver, se sortir de l'histoire tout en en sentant attaché à cette histoire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un autre exemple est la lutte de Foucault contre la notion d'auteur, à laquelle je préfère de loin l'ironie littéraire d'un Borges, plus au fait de création que de jugement. Car quand Borges dit qu'il n'y a pas d'auteur véritable, que tout a été écrit, il s'inscrit dans une tradition du passé collectif commun, de l'inconscient collectif, une tradition du mythe par exemple, qui nous tisse depuis plus de deux millénaires (et sur lequel les écrits pendant les années 60 furent nombreux quoique peut-être un peu plus superficiels qu'on ne veut bien le dire). Borges considère que nos influences sont telles que nous n'inventons rien. De plus, l'œuvre littéraire est pour lui vivante au point qu'il lit et relit perpétuellement ''Les Mille et Une Nuits'' par exemple, y trouvant chaque fois des choses nouvelles, reflets de ses propres évolutions personnelles. Le passé est donc bel et bien vivant pour lui : ''le passé est vivant en lui''. Foucault, au contraire, défend la vision d'objets littéraires morts que l'on peut analyser intellectuellement et froidement en dépit de leur auteur et, pis que tout, ''en dépit de soi-même''. En un sens, dans les mots Borges et Foucault disent la même chose mais leur message est totalement opposé. Le premier parle de la richesse de l'histoire de l'humanité tandis que le second utilise le phénomène sans le creuser, de l'extérieur. Foucault s'illustre dans une foi envers une théorie de l'intellect pur. En cela, Foucault est un digne représentant de l'école de pensée phénoménologique française, et d'une texture sociale basée sur des courants en quête de reconnaissance : Foucault semble oublier le sentiment humain, dans la littérature comme dans l'homme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les doctrines de Foucault posent donc des questions qui peuvent apparaître quelque part comme viciées. Pour reprendre des interrogations de Kant en les tempérant par des questions posées posées par Jung, la première des questions que devrait se poser le philosophe est : suis-je légitimé à parler ? Puis-je penser ? Et que puis-je penser ? Puis-je tout intellectualiser ? Puis-je comprendre le passé et les autres ? Ne suis-je pas tissé d'idées et d'influences, de sentiments ? Quand je me sens révolté, est-ce de ma révolte personnelle par rapport à des choses qui me concernent directement, ou d'une tendance à la révolte, apprise au sein de mon milieu ? Quand je suis révolté, ai-je vraiment des choses contre lesquelles me battre à part des représentations du monde qu'on m'inculqua, qui sont des objets intellectuels dont j'ai du mal à estimer la pertinence et la véracité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car, derrière cette démarche, Foucault parle des choses mortes pour vouloir en tirer une vérité, pour postuler qu'il cherche ''la'' vérité. Mais quels arguments lui font croire qu'il pourra obtenir cette vérité, en considérant justement, artificiellement de l'extérieur, des phénomènes associés à des objets qu'il juge comme étant morts alors qu'ils sont vivants, même en lui et d'abord en lui ? Foucault semble avoir des tendances au refoulement complet et généralisé, refoulement qui s'illustre dans une doctrine de la lutte, très en vogue à son époque, et dans la croyance de la toute puissance de l'homme phénoménologique au sein de son siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est pourquoi Foucault peut donner l'impression de ne rien dire de très nouveau, d'avoir un «héritage» très nébuleux. Tous peuvent s'en proclamer pour quoi que ce soit sans que la filiation soit remise en question. Car, s'''il est de bon ton d'être héritier de Foucault'', cette étiquette ne recouvre aucune réalité concrète ; elle semble même  appartenir aux [[Le concept creux|concepts creux]]. Foucault a rassemblé une œuvre polymorphe qui suinte les bonnes intentions, car elle est peut être interprétée comme s'appuyant fondamentalement sur une volonté de vengeance par rapport à la société. Peut-être le mal-être de Foucault s'est-il projeté sur la société et sur ses systèmes imparfaits. Car Foucault a toujours le beau jeu, celui du diagnostic de l'homme du XXème, jamais celui de l'acteur philosophique qui propose des modèles en pâture aux intellectuels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelque part, selon moi, Foucault ré-interprète l'existentialisme en prenant la névrose inéluctable de Sartre du côté de l'action contestataire. Si Sartre dépeignait la dépression névrotique comme la destinée de l'homme, la grande angoisse existentielle comme sa vérité le poussant à l'inaction ou à l'action politique, Foucault projette sa grande angoisse existentialiste sur le monde en un avatar poussant à la contestation. Vivre en société, c'est contester, quitte à contester sans conceptualiser, quitte à être dans l'erreur. C'est le summum de la non recherche de soi, c'est le summum de l'être social, c'est le summum de la soumission aux idées et à l'intellect. Quelque part, c'est aussi le summum de la soumission à l'inconscient collectif, à la loi du paraître pour plaire, à la recherche effrénée de reconnaissance sociale, au phénomène non expliqué, pris de manière brut, à la loi du singulier contre le général, à la peur ou la haine de l'abstraction, au refus de l'inconscient et de la psychologie, au jugement facile, aux idées pré-conçues, à la manipulation et à l'endoctrinement des groupes contestataires. Sommes-nous sortis de cette époque ? Je ne le crois pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car aucun garde fou n'est proposé par Foucault, aucune doctrine du doute. Seulement une certitude de la puissance infinie de ''son'' intellect sur les objets morts, de l'existence d'une vérité de ces objets morts que seul lui peut prétendre à comprendre avec son regard d'homme du XXème (médecine et droit par exemple avec d'innombrables arguments contestables ou consternants).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le poids de son influence est encore là - je dirais presque malheureusement - et il pèse sur notre société française comme un secret névrotique construit dans la plus grande intelligence et avec la plus grande méthode.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour sortir de l'esprit négatif de notre société, il faudra un jour critiquer Foucault.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Foucault et la psychanalyse en tant que pouvoir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Foucault a vraiment fait du mal à notre société et à la psychanalyse. Cela est peut-être explicable par son parcours personnel. Foucault voit la psychanalyse comme un pouvoir au sens punitif parce qu'en substance, il recadre les gens et les ramène dans le droit chemin social. La première fois que j'ai lu cette analyse, il y a des années, j'avoue que j'ai été un peu perplexe, ne sachant pas quoi en penser. Quelque part, j'ai adopté l'attitude agnostique face à cette phrase. Je ne comprenais pas pourquoi Foucault allait chercher des analyses pareilles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les années aidant, je suis revenu sur cette idée du psychanalyste, flic de l'esprit. Cette idée saugrenue peut être expliquée par deux choses : la fréquentation d'un mauvais psychanalyste par Foucault, ou la méconnaissance complète du modèle psychanalytique par Foucault, ce qui est plus grave. Car, il suffit de lire Freud pour voir que Freud fait en sorte de soigner les gens. Les gens qui viennent le voir se trouvent libérés de poids qui étaient les leurs, sans que la société n'intervienne comme modèle, sans qu'il y ait recadrage. Jung pousse encore plus loin cette logique en développant et structurant le processus d'individuation. Jung conclut que l'engagement social d'une personne individuée est alors laissée à son libre choix, choix libre justement parce qu'elle est individuée. Il n'y a donc pas de pouvoir du psychanalyste au niveau social. Il y a, pour faire ce métier, un altruisme et une empathie obligatoires, comme celles, théoriques, du médecin.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Foucault est donc dans le contre-sens, à moins que son expérience personnelle ne l'ait mis face à un psychanalyste ayant tenté, par exemple, de le ramener dans le chemin de l'hétérosexualité (je crois que seule une expérience comme cela pourrait justifier de telles assimilations). Tout comme Sartre, en refusant la psychanalyse, Foucault généralise son expérience personnelle au reste du monde et tombe dans le plus bateau des pièges interprétatifs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais tout le monde n'est pas Kant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Foucault et l'archéologie su savoir ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet article fait suite à un article sur Foucault et le passé mort publié sur ce même site voilà quelques mois. D'une manière générale, relire Foucault est selon moi plein d'enseignements sur la façon dont le monde intellectuel français pense aujourd'hui. Ceci n'est pas tout à fait un compliment, et je crois que l'on peut trouver dans l'approche de Foucault des éléments indéniables qui expliquent des glissements vers des routes cloisonnées et hermétiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La démarche archéologique ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Foucault, au travers de sa démarche archéologique, cherche pourquoi le passé nous a légué des visions, des mots, des systèmes, et pourquoi ces systèmes étaient ce qu'ils étaient plutôt qu'autre chose. En ce sens, il n'y a pas chez Foucault de volonté de s'inscrire dans une tradition épistémologique, ni même philosophique, mais d'inventer une nouvelle perspective de l'étude historique du savoir. En un sens, on pourrait dire que Foucault bâtit une méthode phénoménologique de l'étude du passé, ayant pour principal objectif de savoir comment le sujet s'est constitué ; c'est-à-dire comment l'homme est devenu objet d'étude pour l'homme, comment le sujet est devenu un objet pour le sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a dans cette démarche, indubitablement, quelque chose de nouveau dans la mesure où c'est une tentative d'approche multidimensionnelle du passé au travers de résultats qui peuvent être issus des différentes sous catégories de l'histoire : histoire des sociétés, des religions, de la philosophie, des sciences, de l'économie, de la médecine, etc. Cette approche intervient, par ailleurs, en pleine période structuraliste, période dans laquelle l'ensemble des sciences humaines se posait comme question la fondation de leur matière. En ce sens, cette démarche est une des seules tentatives de grande ampleur pour légitimer cette fondations des sciences humaines par l'exemple. On pourrait même nommer un peu hâtivement la démarche de Foucault de «sociologie du passé».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
A l'inverse, on peut dire de cette démarche qu'elle est méthodologiquement très risquée, car il est difficile pour un seul homme d'avoir une capacité de synthèse telle qu'il peut embrasser sous ses champs de compétences la totalité de ces dimensions historiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L'obsession du vrai ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car, à la lecture de Foucault, on peut souvent se demander quel est le véritable objet de l'étude. L'étude n'a pas pour but d'être une histoire généralisée de la pensée, mais plutôt une histoire de ce que la pensée était à un certain moment et pourquoi, à ce moment, elle n'était pas différente. Car, un des buts de Foucault était de découvrir les liaisons entre les structures sociétales et la vérité telle qu'elle était dans la société, cela au travers de l'analyse des pratiques autour de la folie, de la sexualité, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est, je crois, assez dangereux de mêler une approche phénoménologique avec une approche de la vérité. Car, au sein de l'approche phénoménologique, les phénomènes sont pris pour ce qu'ils sont. Certes, en théorie, cette collection de phénomènes permet d'établir une conceptualisation peut-être plus juste que celle couramment admise, même si, souvent, cette collection se limite au niveau de la collection et ne permet pas la conceptualisation, voire la refuse&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[A propos de l'existentialisme]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La conceptualisation est pourtant la seule manière scientifique de lier entre eux des phénomènes disparates selon l'une de leurs dimensions communes, la seule façon d'approcher la réalité en sortant de la collection de faits singuliers. Quelque part, et n'en déplaisent aux phénoménologues, ''les hommes ne pensent que le concept, très rarement le phénomène singulier''. Par voie de conséquence, le phénomène est déjà souvent un concept ; alors même que nous voudrions le considérer comme singulier, il est chargé d'un poids sémantique relatif aux « classes» auxquelles il appartient&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. [[le concept creux]] et [[l'affectivité des concepts]].&amp;lt;/ref&amp;gt;. La démarche phénoménologique est par conséquent dangereuse dans le fait d'établir des collections de phénomènes dont le niveau conceptuel peut être tout à fait varié, et donc de proposer une lecture « plate » d'un savoir hiérarchisé par la pensée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est clair que ces arguments en faveur de la conceptualisation ne doivent pas laisser oublier que les concepts existants sont les premières entités de l'esprit que nous devons critiquer pour faire de la philosophie. Un concept, du fait qu'il puisse évoquer à des personnes différentes des sens différents ne peut servir de base à la construction d'une théorie. Il faut, si l'on veut s'approcher d'une discipline de type scientifique, expliciter quel sens nous associons au concept afin d'en lever la potentielle charge émotionnelle ou les sens historiques dont le philosophe peut ne pas avoir besoin. Il s'agit de définir précisément l'usage que l'on fait des concepts afin de penser sur la ligne que l'on s'est choisie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, Foucault part du principe que les phénomènes que le passé lui donne en pâture sont la vision d'une ''vérité'' de l'époque. Il y a là un axiome d'une dangerosité extrême, car qui nous prouve que la vision d'une époque est ''la vérité'' de cette époque. Pis que cela, comment pouvoir affirmer sérieusement que le concept de ''vérité'' soit suffisant pour étiqueter une série de phénomènes plutôt qu'une autre. Il y a là une erreur logique fondamentale très étonnante. Depuis les Grecs anciens, on sait que la vérité est relative et les débats philosophiques des grands maîtres de philosophie est là pour prouver que la vérité universelle semble ne pas exister (sinon dans le concept de dieu, mais c'est un autre débat).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au lieu de cela, Foucault cherche les vérités de l'époque en supposant d'une part que lui, homme du XXème siècle, il soit en mesure de les trouver alors que même les historiens les plus brillants sont très prudents à cet égard, et en supposant, chose beaucoup plus étrange ''qu'elles existent''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dès lors, la démarche cesse de plaire car l'acceptation de ces deux dimensions du même axiome rend le raisonnement quelque peu naïf et induit des résultats qui sont souvent à la limite de la trivialité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une histoire des lieux communs ? ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous pourrions citer la démarche parallèle de Jung qui, s'il tente aussi d'établir une histoire du sujet en tant qu'il devient objet de sa propre interrogation, aborde la question d'une toute autre façon. Jung tente de recomposer un certain inconscient collectif et prend un nombre considérable de pincettes et de garde-fous théoriques afin de ne pas tomber dans l'absurde psychanalyse des personnages du passé. Il tente de retraduire, quand il le peut, des constantes psychologiques d'une certaine civilisation et il en étudie les symboles, notamment au travers des notions de religion, de spiritualité et de rôle dans une société très collective et très peu basée sur l'individu au sens où on entend le mot aujourd'hui&amp;lt;ref&amp;gt;Cf. ''Métamorphose de l'âme et de ses symboles''.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'approche de Foucault est résolument anti-psychologique, et pourtant elle cherche au travers des «vérités de l'époque» à toucher cet inconscient collectif. Le vrai problème de la méthode de Foucault pourrait donc être de ''construire avec la notion de vérité un objet d'étude qui n'existe pas''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car Jung, pour sa part, différencie ce qui est inconscient collectif de ce qui est lieu commun, sachant que ce qui est lieu commun peut être phénomène. Il suffit de regarder un peu autour de nous les manifestations sociales dominantes pour regarder quelle représentation nous avons de notre société : si nous gardions les plus importantes d'entre elles à un instant ''t'', nous n'aurions qu'une vision absurde et biaisé de la société, avec des vérités d'une partialité incroyable, immédiate. Si l'on agrémente à cette représentation fractionnaire, voire arbitraire, l'axiome de vérité, nous sommes prêts à dire n'importe quoi sur la société : nous sommes dans une démarche de ''légitimation de la pensée par la conjecture''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est la grande ironie des fondements théoriques de l'archéologie du savoir : introduire le concept de vérité pour légitimer la conjecture, et donc légitimer le travail des sciences humaines tel qu'il est, trop souvent encore à l'époque de Foucault, et non fonder les sciences telles qu'elles devraient être.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Conclusion ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Porte ouverte à n'importe quel glissement de sens non argumenté, poser la notion de vérité dans une archéologie des faits du passé nous invite à une représentation grossière, et tragique de notre passé, qui par extension nous invite à représenter de manière grossière et tragique notre présent. Loin est l'enivrement prometteur de la méthode exposée au début de cet article : le sujet. Où est donc le sujet ? Comment s'est-il construit ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En refusant la représentation classique, Foucault nous montre une représentation phénoménologique qui se donne ''les armes de la corrélation par usage de la conjecture'' (nous y reviendrons dans d'autres articles sur la notion de pouvoir ou l'étude de la folie). Foucault est un mythe qui vacille et  dont les influences guident encore une partie de notre pensée française.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Philosophie]][[Catégorie:2004]][[Catégorie:2005]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=M%C3%A9taphysique_de_l%27objet</id>
		<title>Métaphysique de l'objet</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=M%C3%A9taphysique_de_l%27objet"/>
				<updated>2009-05-20T20:49:46Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Un problème de définition ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La philosophie a souvent voulu viser à une définition de l'objet philosophique identique à la définition de l'objet mathématique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il en résulte de nombreux débats très complexes et très peu convaincants visant à définir exhaustivement les objets de la pensée philosophique dans un système. Seuls quelques grands philosophes comme Kant ont voulu se limiter à l'étude de certaines dimensions très réduites de l'homme, des dimensions qui par ailleurs exhibaient des objets dont la définition pouvait être mathématique, donc saisissable par des raisonnements logiques classiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La définition extérieure de l'objet ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le dernier grand courant qui voulut définir l'objet de manière rigoureuse dans tous les cadres d'investigation de la philosophie est la phénoménologie. Ce courant philosophique, en recensant l'ensemble des phénomènes produits par l'objet, visait à une description exhaustive de l'objet au sens mathématique, même si cet objet était, selon cette théorie, en lui-même, inconnu et inaccessible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette perspective de la description extérieure avait plusieurs inconvénients. Tout d'abord, elle visait à l'universalité des phénomènes tout en étant très subjective et en ne proposant que des modèles formels inaccessibles à l'homme (les séries de phénomènes). De plus, elle partait du principe que chaque trait important de l'objet est perceptible au niveau du phénomène, ce qui est une hypothèses plus que discutable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, si l'on étudie même une machine comme une voiture, les phénomènes externes de cette voiture ne peuvent établir avec certitude la liste des composants avec lesquelles on l'a construite. Si l'on tente de passer de cet exemple trivial à l'homme, on peut passer à côté du refoulement freudien par exemple, qui lui-même trahit, après une longue investigation dans les recoins de l'inconscient, des choses enfouies non immédiatement perceptibles en tant que phénomène. La logique de la phénoménologie peut être vue comme une logique de surface qui ne propose pas de modèle concret pour débarrasser les phénomènes de leur affactivité ou de leur subjectivité. En ce sens, elle est pour moi une régression par rapport à la méthode scientifique qui cherche à abstraire tandis que la phénoménologie cherche à accumuler en espérant que la connaissance surgira de cette accumulation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin, elle n'établit pas de différence de structure entre les objets dits « relatifs aux humains » et les objets mathématiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Vers un objet philosophique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, la notion d'objet philosophique est bouleversée, au XXème siècle, par l'arrivée de la psychanalyse de Freud qui montre que chaque objet de la psychée (par exemple la représentation d'une personne chère) est composé de parties inconscientes. L'objet devient alors un ''objet flou'', non forcément saisissable dans sa globalité mais non plus complètement inaccessible, sentiment que certains philosophes possédaient depuis des siècles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une des erreurs de la phénoménologie est d'avoir refusé ce renouveau étonnant du concept d'objet, de ne l'avoir considéré que comme une théorie médicale, d'y avoir vu une théorie psychologique parmi d'autres, de l'avoir refusée voire refoulée, au lieu d'y voir une véritable rupture épistémologique dans l'histoire de la philosophie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Refonder la philosophie aujourd'hui impliquerait d'accepter comme perspective absolument nouvelle le fait que l'objet puisse être flou, ce flou dépendant de l'observateur. La logique n'est, bien entendu, pas nouvelle, elle pourrait même être comparée à la logique relativiste développée par la physique du début du siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un des axiomes de la nouvelle philosophie pourrait être la ''non-identité de l'objet philosophique avec lui-même''. Cette caractéristique de l'objet philosophique est une ''généralisation'' de la notion d'objet mathématique. Par conséquent, la philosophie retrouve son rôle de Science par excellence. Les objets qu'elle aborde sont des objets complexes dont un des cas particuliers peut être un objet physique ou mathématique inclus dans une trame d'outils spécifiques (les équations). En ce sens la philosophie ne refuse plus les autres sciences, elle ne concourt plus avec elle, elle s'en sert comme ''techniques d'analyse''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce qui est des objets spécifiques à la philosophie, les objets non-identiques à eux-mêmes, ces derniers peuvent être analysés suivant des canevas mélangeant des approches scientifiques d'origine diverse. Car la philosophie a besoin de modèles, et ne doit pas se sentir en concurrence avec les modèles rigoureux des philosophes ou les modèles psychologiques : elle doit les utiliser. Par exemple, le modèle psychanalytique (multiple par ailleurs), est utile pour décrire à la fois l'hétérogénéité de l'objet philosophique (ses diverses composantes) et l'inaccessibilité de certaines de ses composantes (sur les parties relatives à l'inconscient). Le modèle scientifique classique est lui aussi très utile pour projeter l'objet sur des dimensions finies et connues afin d'en tirer des caractéristiques d'une manière plus rigoureuse et plus mesurable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'objet philosophique apparaît donc comme un ''objet multi-dimensionnel'' dont toutes les composantes dimensionnelles ne nous sont pas forcément accessibles autrement que par la représentation, qui est une approximation de l'objet avec perte, et qui s'appuie sur un modèle particulier. Bien entendu, chaque modèle est en lui-même insuffisant, incomplet, mais il sert à proposer une représentation philosophique, cette fois, de l'objet dans une pluralité d'approches diverses, pluralité derrière laquelle seul le philosophe peut tenter des synthèses, temporellement datées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le schéma de la représentation est très simple et parfaitement lié au problème d'identité d'un objet avec lui-même. Si, en effet, une personne représente un objet A à un moment t, puis le représente à un moment t+dt, fort d'une connaissance nouvelle de cette objet, la représentation de A à l'instant t, A(t), ne sera pas la même que la représentation de A à t+dt, A(t+dt). L'identité A=A n'a donc ''a priori'' pas de sens pour ce même observateur sur la ligne du temps. Cela est encore plus vrai si l'on compare la représentation de A par une personne X et par une personne Y. A étant un objet philosophique, sa représentation est par essence non-identique d'une personne à l'autre et d'une personne à elle-même sur l'axe du temps.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On pourra argumenter que la phénoménologie avait raison, que l'objet est donc d'une certaine manière inaccessible dans sa globalité, car sa représentation est mouvante ; son en-soi nous est inaccessible. Cependant, en refondant le concept d'objet philosophique, nous dépassons cette conclusion de la phénoménologie ; mieux, nous envisageons des connaissances parcellaires de l'objet, au travers de l'usage des sciences humaines, mathématiques ou psychanalytiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Fondamentalement, la phénoménologie envisageait l'objet comme étant saisissable dans la conscience uniquement. Il y avait là un acte de foi dans la conscience de l'homme, une surestimation de la partie consciente et intellectuelle de l'homme. Cette surestimation peut être vue comme étroitement liée à l'histoire politique du moment dans laquelle les doctrines marxistes envisagent l'homme comme parfaitement maître de son destin et de son histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous envisageons même de faire un bilan daté dans l'histoire de la pensée de l'objet au regard des multiples représentations de l'objet sur les diverses axes de la connaissance. En un sens, cette approche est une approche de ''phénoménologie des représentations''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Conclusion ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la tentative de définition de l'objet philosophique que nous faisons au moyen d'une propriété de l'objet par rapport à son identité, nous ouvrons la porte à l'utilisation des sciences actuelles, quelque soient leurs origines, dans la découverte de cet objet philosophique, appartenant au sur-ensemble des objets mathématiques. Nous proposons aussi une refondation de la philosophie dans le rôle qu'elle a toujours occupé, le rôle de mère de toutes les sciences. En revanche, nous prenons garde à ne pas nous limiter aux concepts hérités du passé pour guider notre approche de problèmes présents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gageons que cette perspective pourra donner des ailes à de nouvelles générations de philosophes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Philosophie]][[Catégorie:2004]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Le_doute_agnostique</id>
		<title>Le doute agnostique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.1001nuits.org/index.php?title=Le_doute_agnostique"/>
				<updated>2009-05-20T20:38:53Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le doute a toujours été un sentiment très usuel, très fréquent, lié à l'impossibilité momentanée ou permanente de s'exprimer sur un sujet. Le doute est une dimension essentielle de notre intellect, de notre façon de réfléchir sur le monde, car il est lié aux certitudes que nous avons sur ce dernier. Si je ne doute pas, c'est que je sais. Or, lorsque l'on sait, on omet de penser que nous croyons savoir et que notre certitude de savoir est, en fait, un acte de foi (souvent étayé par de réelles expériences) et un acte de refus du doute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsque le doute s'insinue, au sein d'un discours ou envers une personne par exemple, il est difficile de l'expurger. Le doute peut devenir alors, pour certains d'entre nous, une ligne de conduite pour découvrir le monde et pour se découvrir soi. En effet, s'il est souvent utilisé de manière temporaire pour arriver à une certitude, le doute peut être utile d'une autre manière plus systématique, et dans une autre but, celui de lever un certain nombre de mensonges ou de simplifications hâtives tapies au sein même des grands principes qui nous pilotent à notre insu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le doute comme danger ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le doute est, en ce sens, une composante essentielle à la fois de l'introspection et de la connaissance du monde. Ceux qui parviennent à se définir en termes précis et exacts, par exemple, se placent dans une perspective d'adéquation parfaite avec eux-mêmes, ce qui souvent peut les conduire à se jouer un certain rôle : celui qu'ils s'imaginent devoir jouer pour coïncider le plus souvent possible avec la représentation qu'ils ont d'eux-mêmes. Ce genre de personnes, même prétendant douter des choses, douteront hors des zones de danger à la fois par rapport à eux-mêmes et par rapport au monde qui les entoure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce sens, le doute peut être mensonge à soi, faux doute, représentation simplifiée du monde, mauvaise foi, jugement. Il peut devenir une caution à un non doute sur les fondements, une assimilation à un procédé plus pernicieux de l'intellect : la  tendance à envisager les possibilités du futur. Cette tendance conduit bien entendu à douter des choses du futur en tant qu'elles devront se passer ou non d'une certaine façon. Cette tendance est souvent nommé doute, de manière abusive. C'est pourquoi, on notera que le doute est souvent un mot que l'on place sur des anxiétés ou des angoisses, justement pour ne pas douter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi donc refuser ce doute, pourquoi donc contourner ce doute si ce dernier est une des méthodes pour connaître soi et le monde ? Parce que le doute fait peur d'une part, et d'autre part, parce que le doute est dangereux. La peur issue du doute est la peur inhérente à toute remise en question de principes faisant partie de notre mode de fonctionnement. Cette remise en question fait peur car elle est associée inconsciemment à une remise en question de la personnalité. Cette assimilation, bien que majoritairement erronée, ouvre la perspective d'une remise en question du principe et donc d'un choix personnel quant à la marche à suivre, choix qui appartient à l'un des trois grands groupes de démarches suivants :&lt;br /&gt;
* l'acceptation consciente du principe remis en cause,&lt;br /&gt;
* le refus conscient du principe remis en cause,&lt;br /&gt;
* le doute vis à vis du principe remis en cause,&lt;br /&gt;
* le doute sur la question à laquelle le principe répond.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les deux premières solutions sont clairement des solutions que nous qualifierons d'«opérationnelles» : avec le principe accepté ou refusé après examen des pour et des contre, je suis en mesure dans la vie qui est la mienne de juger à l'aulne de ce principe. J'ai dans ce cas choisi une «opinion».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notons que ce genre de positionnements est très courant chez l'ensemble des personnes à ceci près qu'il n'y a pas de doute conscient pour arriver à l'acceptation de ce principe ; en quelque sorte, pour chacun d'entre nous, existent en nous quantité de principes acceptés ou refusés ''par défaut'', sans que notre conscience n'ait été consultée explicitement sur le sujet. Qu'il soit conscient ou pas, le principe peut être accepté ou refusé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Un exemple concret ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Prenons un cas concret mais emblématique, dans la mesure où nous allons tirer de cet exemple la terminologie faisant le titre de cet article. Prenons comme principe P&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt; : ''Dieu existe''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Chacun d'entre nous a été une fois dans sa vie confronté à ce principe qui est, il faut le dire, particulièrement vague. A la suite de chemins personnels divers, les personnes seront amenés à se positionner vis à vis de ce principe. Le positionnement enfantin sera souvent une acceptation de P&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt; ou un refus de P&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt; équivalent à : P&amp;lt;sub&amp;gt;1&amp;lt;/sub&amp;gt; = non (P&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt;) : ''Dieu  n'existe pas''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le doute que nous qualifierons de “normal” (dans la mesure où il exprime un doute sur P&amp;lt;sub&amp;gt;0&amp;lt;/sub&amp;gt;) sera le troisième positionnement que nous pourrions exprimer par : Proposition 1 : je ne sais pas si Dieu existe ou n'existe pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans cette optique, il n'est plus question de principe puisque le doute peut être une position permanente. Pourtant, reste une chose qui est acceptée dans cette proposition : la formulation de la question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'agnostique, lui, se positionnera dans un examen de la question posée et arrivera à générer d'autres questions sur la possibilité même de se positionner par rapport à la question posée : qu'est-ce que Dieu ? Que signifie exister pour un dieu ? Pouvons-nous connaître un dieu, le Dieu ? etc. La position de l'agnostique face à ce principe sera donc, schématiquement : Proposition 2 : je ne suis pas certain du caractère valide de cette question.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Le doute agnostique et la métaphysique ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'agnosticisme en tant que doctrine se situe dans la droite opposition avec la métaphysique. Cela est tout à fait dommageable car il y a, au delà des questions de doctrines, une possibilité de compatibilité des deux outils, comme nous allons le voir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous nommerons le type de doute de la proposition 2 ''doute agnostique'', et cela dans un contexte plus large que celui lié à la question de l'existence de Dieu. La définition de ce type de doute pourrait être : ''doute quant à la façon dont un problème est posé''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le corollaire de cette définition est que le doute se porte non sur le principe lui-même, mais sur ce qu'il présuppose, sur les hypothèses sous-jacentes au principe, plus que sur le sens du principe lui-même. En quelque sorte, le doute agnostique est ''un doute sur l'être du principe'', c'est donc un ''doute métaphysique''.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Esprit scientifique et positivisme ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'agnosticisme non doctrinaire pourrait donc être l'utilisation du doute agnostique comme outil. C'est d'ailleurs, dans un sens, la lecture positiviste d'Auguste Comte qui a, pourtant, la tendance à réfuter la métaphysique comme nulle et non avenue. Là où Comte a raison, c'est probablement lorsqu'il considère que le doute de type agnostique est le fondement de la pensée scientifique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En effet, la remise en cause d'un paramètre d'un modèle scientifique après que le modèle a donné des résultats importants met souvent en exergue un autre modèle plus vaste  ou différent permettant d'expliquer plus de choses. Le doute agnostique est toujours présent lors des ruptures épistémologiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Là où Comte, en revanche, pêche par prétention, c'est lorsqu'il tente de balayer au nom de la science les interrogations métaphysiques et à donner une vision progressiste de la science, donc une vision morale. Cet écueil est probablement dû au fait que Comte ait fait sienne la doctrine anti-métaphysique de l'agnosticisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== La connaissance de soi et du monde ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour aller vers soi et vers le monde, le doute agnostique fournit une méthode très puissante en ce qu'elle permet de remettre en question nombre de principes considérés comme acquis, et sous eux, les principes qui les sous-tendent. Le doute agnostique est la condition de l'auto-analyse à caractère psychanalytique, il est la substance de l'esprit scientifique&amp;lt;ref&amp;gt;Même si ce dernier a toujours eu tendance à se méfier des questions trop bien posées sur ses fondements. Voir [[Poincaré et l'intuitionnisme]].&amp;lt;/ref&amp;gt;, il est la condition de la réflexion anti-aliénante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le doute agnostique est la véritable arme révolutionnaire de l'esprit car il peut permettre à la fois d'aboutir à de nouvelles conclusions tout en leur conservant un caractère provisoire et complexe, mais aussi d'appréhender le singulier dans ce qu'il a d'unique et non dans ce à quoi il ressemble et qui est déjà supposé connu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;references/&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Article|1001nuits}}[[Catégorie:Philosophie]][[Catégorie:2005]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

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		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=Journal%2C_premier_livre%2C_151_miniatures%2C_par_O%27Rey</id>
		<title>Journal, premier livre, 151 miniatures, par O'Rey</title>
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				<updated>2009-05-19T23:00:24Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: /* Téléchargement */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Introduction par Gaston-Norbert Ubrab ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces textes furent écrits voilà plus de dix ans et souvent publiés partiellement sur internet. OR Editions les publie pour la première fois en édition intégrale, corrigée par l’auteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce livre est divisé en différentes parties classées de manière chronologique, chaque nouvelle histoire étant un pas dans le journal de l’auteur. Comme chaque histoire a sa vie propre, ce livre peut être lu dans n’importe quel sens et sans que le titre de l’histoire ne puisse jamais dévoiler son contenu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En vous souhaitant une bonne lecture, emplie d’agréables surprises, toute l’équipe d’OR Editions vous souhaite une bonne et heureuse année 2009 !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Gaston-Norbert Ubrab&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Téléchargement ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Image:Pdf.gif]][http://1001nuits.org/_files_/OR07-ORey-JournalDeContes.pdf Télécharger le eBook en format PDF].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
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&lt;br /&gt;
[[Catégorie:Littérature]][[Catégorie:Journal]][[Catégorie:O'Rey]][[Catégorie:Free eBook]]{{Stats}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

	<entry>
		<id>http://www.1001nuits.org/index.php?title=XIII._Le_choix</id>
		<title>XIII. Le choix</title>
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				<updated>2009-05-19T22:40:40Z</updated>
		
		<summary type="html">&lt;p&gt;Résumé&amp;amp;nbsp;: publish&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;lt;div align=&amp;quot;justify&amp;quot; style=&amp;quot;text-indent:0.5cm;&amp;quot;&amp;gt;Examinons un exemple de choix se présentant à la pensée. La pensée est réaction face à un stimulus extérieur. Il me semble voir deux types de personnes dans un certain cadre : celles qui ne vont plus apprendre à partir d'un certain âge et celles qui vont continuer d'apprendre. Suivant dans quelle catégorie je me trouve (au niveau de la représentation interne de moi-même), je vais critiquer les uns et soutenir les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce choix est typique d'une illusion. Si nous le regardons avec attention, nous voyons que ce choix évoque en nous la trace du passé, donc notre conditionnement. Au travers de ce conditionnement, nous jugeons. Mais si nous regardons les faits de ce qui est. Il semble être un fait que ceux qui n'apprennent pas tous les jours ont l'esprit qui semble se figer; ils nous semblent moins adaptables. Ceux qui apprennent tous les jours se chargent chaque jour un peu plus de la pensée des autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comment donc établir un jugement sur ces faits ? Selon ma manière de regarder, de représenter les choses, je vais trouver les choses tantôt ceci ou tantôt cela.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est donc évident que le fait de choisir n'est pas le problème. Choisir c'est juger au regard de notre ego et du passé. S'il n'y a pas d'ego, il n'y a pas de choix, il n'y a que l'acte. Le choix est une illusion qui fortifie l'ego.&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Jeso|XII. Le concept de lutte|XIII. Le choix|2009}}&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>1001nuits</name></author>	</entry>

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